 |
Vers la mise en place d’une infrastructure de données géographiques
Les étapes clés |  |  |
|  | Depuis avril 2007, la région Bretagne copilote avec l'état un projet de plateforme d'échange de données. L'initiative GéoBretagne a pour objectif de permettre aux acteurs de la sphère publique sur le territoire breton, d'accéder aux données localisées, de les télécharger ou de les visualiser sous forme cartographique.
Dans ce contexte, la région Bretagne a souhaité expérimenter la mise en place d’une architecture permettant de répondre aux obligations de la directive Inspire. Le logiciel Arcgis Desktop, utilisé depuis 3 ans pour l’administration des données et pour répondre aux besoins cartographiques des services, est un des éléments à intégrer dans la chaîne de traitement de l’IDG. Mieux organiser ces données Afin d’optimiser la gestion des données cartographiques, les fichiers de formes sont désormais stockés dans une base de données PostGIS. Le choix de ce format est motivé par plusieurs raisons. PostGIS, base de données libre et gratuite, est tout d’abord certifié conforme OGC (norme Simple Feature for SQL- SFS 1.1). Ces performances en lecture/écriture et le nombre de requêtes spatiales disponibles le définissent comme une solution robuste, puissante et éprouvée dans de très nombreux projets SIG. Enfin, le passage à PostGIS est motivé par le souhait d’une plus forte interaction avec les informations provenant de l’infocentre de la région, en phase de migration vers PostGreSQL. La mission SIG (MIRSIG) profite de la refonte de son architecture pour optimiser l’organisation de ces informations géographiques. Les données sont généralement organisées en séparant les référentiels des données thématiques. Pour se préparer à la diffusion des données et se mettre en accord avec la directive INSPIRE, la MIRSIG a privilégié le rangement proposé par les annexes de la directive (34 thématiques). Cette organisation sera utilisée pour toute la chaîne de traitement. L’information géographique sera ainsi plus facilement cataloguée et l’arborescence de ce rangement pourra être reconnu de tous. Mieux comprendre l’information Etape indispensable de la directive Inspire, la description des données géographiques s’effectue avec le logiciel Géosource. Déjà conforme aux normes internationales ISO 19115, ISO 19110, ISO 19139 et au profil français de la norme ISO 19115, Géosource respecte à présent les spécifications d'INSPIRE.
 |
Basé sur GeoNetwork avec une licence GPL, Géosource facilite la connaissance commune du patrimoine de données de la collectivité. Le moteur de recherche intégré au catalogue va constituer la porte d’entrée de l’IDG pour le grand public, pour accéder ensuite à l’information géographique. Mieux accéder à l’information Pour permettre la diffusion des données géographiques par l’intermédiaire du Web, des normes d’interopérabilité de services Web ont été définies par l’Open Geospatial Consortium. Les principaux sont le Web Map Service (WMS) et le Web Feature Service (WFS) pour les données vecteurs et le Catalog Service for the Web (CSW) pour le moissonnage des métadonnées. Geoserver, moteur cartographique open source, va permettre la mise en place de tels services. L’application sert d’ailleurs de référence pour l’OGC pour le support de la norme WFS.
 |
GeoServer gère de nombreux formats de sortie pour les données (PNG, SVG, KML, JPEG, PDF, GeoJSON...). Il va ainsi permettre à l’utilisateur de consulter et télécharger les informations géographiques pour ses propres besoins, avec ses propres outils, tout en ayant la garantie d’avoir une version à jour de la donnée. Concernant l’accès aux métadonnées correspondantes, le protocole CSW reprend les mêmes caractéristiques que le WFS. L’utilisateur va pouvoir automatiser l’importation des métadonnées dans son propre catalogue, afin de permettre la correspondance avec les données accessibles en WFS. La nouvelle version de Géosource intègre ce protocole. Inspire face aux exigences de la collectivité La directive INSPIRE décrit des services de recherche, de visualisation, de partage et de découverte des informations géographiques. De nombreuses solutions techniques existent, les choix s’effectuent en fonction des contextes des collectivités. Pour répondre aux attentes de la directive, la région Bretagne a privilégié l’utilisation de logiciels libres. Concernant l’administration des données et la création de cartes, le choix d’Arcgis Desktop est conforté compte tenu des fonctionnalités avancées proposées par le logiciel. Toutefois, des contraintes apparaissent en interne avec la mise en place d’un nouveau mode de stockage. En effet, Arcgis Desktop n’est pas en mesure de lire directement les tables de la base PostGis. En se basant sur le principe d’interopérabilité privilégié par la directive Inspire, le positionnement des logiciels d’administration et de consultation des données va évoluer. Désormais, un moteur de services webs, comme Arcgis Server ou Geoserver, va venir s’intercaler entre la donnée et les applications. Les questions des formats d’entrée et de sortie ne vont plus se poser. Les services webs vont permettre d’homogénéiser la connexion aux bases, quelque que soit la source ou le logiciel utilisé. Nous sommes partis de ce constat pour le mettre en application, afin de rendre possible la connexion entre Arcgis et PostGIS. Depuis la version 9.2, Arcgis Desktop permet la connexion à des services WFS. Il faut cependant avoir préalablement installé l'extension Data Interoperability.
 |
Ce processus nécessite une organisation préalable vis-à-vis des connexions à créer et de la gestion du cache généré par l’extension Data Interoperabality. Toutefois, la rapidité d’affichage est identique à celle des shapefiles. Son utilisation se limite à la consultation des données. Arcgis ne prenant pas en compte le protocole WFS-T, la mise à jour des données est réalisée directement à partir des fichiers Shapefiles, réintégrés ensuite dans la base PostGIS. |
|
|