La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a mis en place de nouvelles dispositions qui impactent l’approche de l’accessibilité aux espaces publics pour les collectivités territoriales.
Tout d’abord chaque commune de plus de 5 000 habitants (et les établissements publics de coopération intercommunale exerçant la compétence en matière de transports ou d'aménagement du territoire, comme c’est le cas de la Communauté d’Agglomération Plaine Commune) doivent mettre en place une commission pour l’accessibilité aux personnes handicapées, dont l’un des rôles est de dresser le constat de l'état d'accessibilité de la voirie, des espaces publics et des transports avec établissement d’un rapport annuel.
La question de la présentation du constat de l’accessibilité sur les espaces publics, où de multiples points peuvent faire obstacle à cette accessibilité pour les personnes en situation de handicap (pentes des trottoirs, mobilier urbain, absence de repères tactiles ou sonores pour les aveugles …) n’est pas évidente et le bilan annuel qui doit en être fait impose de créer une base de données fiables, facilement mise à jour et exploitable.
Un décret du 21 décembre 2006 relatif à l'accessibilité de la voirie et des espaces publics a également imposé aux collectivités territoriales de réaliser avant fin 2009 un plan de mise en accessibilité : document de programmation présentant comment vont être rendus accessibles les espaces publics ainsi que les délais prévus pour cela. Il s’agit d’une véritable programmation pluriannuelle de travaux, qui doit se faire de manière assez précise et pour laquelle il est nécessaire de se doter d’un outil assez malléable pour prendre en compte les nombreux recalages qui ne manqueront pas de produire dans le planning et la priorisation des travaux.
La démarche mise en place pour répondre à ces objectifs au sein de Plaine Commune utilise de manière importante le Système d’Information Géographique.