Communications 

Réalisation des documents graphiques du PLU de Limoges à partir des outils ArcGIS 9.2


Session Collectivités Territoriales
 


Wilfrid FAUCHER
Responsable du SIG de la Direction de l’Urbanisme


Ville de Limoges
Tel. : 05.55.45.98.43
wilfrid_faucher@ville-limoges.fr

 

Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés
 


Mots-clés:   Urbanisme, PLU, document graphique, charte, atlas, symbologie

Logiciels ESRI utilisés:  ArcView, ArcEditor

Public visé: Tout public

 

I- Présentation générale


A- Le SIG Urbanisme de la ville de Limoges



1- Moyens
La Direction de l’Urbanisme comprend une vingtaine d’agents, répartis en trois services : l’Application du Droit des Sols, les Moyens Généraux et le Développement Urbain.



Au sein du Développement Urbain, une cellule Géomatique (1 Technicien et 2 adjoints techniques) prend en charge l’informatisation des documents d’urbanisme (POS/PLU, ZPPAUP, Servitudes diverses, etc.…), la numérisation de certaines données de référence (Adresse, équipements publics) et réalise des analyses, requêtes, cartographie basées sur les données et outils du SIG. La cellule travaille pour les besoins de la Direction de l’Urbanisme, mais répond de plus en plus aux besoins des différentes Directions de la collectivité.

2- organisation des activités

     a- L’acquisition et le traitement des données SIG :
Gestion de données de référence : Le référentiel adresse communal (filaire et libellés des voies, numéros de voirie) est directement mis à jour sous Oracle SDE, stocké en SDO_GEOMETRY pour une meilleure compatibilité avec les clients non-Esri. Les équipements publics sont également recensés, ils sont classés selon une typologie liée à la nature de leur occupation.
Suivi des données métiers/utilisateurs : un certain nombre d’informations sont prises en charge à la Direction de l’Urbanisme comme les zones d’activité, les cavités souterraines, les codes postaux, les permis de construire, etc.… 
Mise à jour des données PLU : la Direction de l’Urbanisme prend en charge l’ensemble du dossier PLU (documents graphiques, orientations d’aménagement, règlement, rapport de présentation, annexes). Zonages, contraintes, servitudes sont dessinés, mis à jour et reportés sur les documents, les applicatifs de consultation et le site Internet (www.plu-limoges.fr). 
 
 
     b- L’exploitation et la diffusion du SIG
Analyses, requêtes et traitements SIG : le Service Développement Urbain est un utilisateur régulier de croisements de données, d’analyses SIG à des fins d’aide à la décision. La phase d’élaboration du PLU a été riche en analyses parcellaires notamment.
Cartographie et plans à la demande : les dessinateurs de la Direction établissent des cartes pour les besoins de la Direction de l’Urbanisme, mais également pour d’autres Directions municipales.
Applicatif des permis de construire : cet applicatif permet entre autre de saisir les informations administratives concernant un permis de construire, de démolir, une déclaration de travaux ou un certificat d’urbanisme. Un lien avec le référentiel adresse permet de géoréférencer ces permis via un client Oracle SDE.

B- Historique du PLU



La ville de Limoges a fait évoluer son document d’urbanisme comme bien d’autres collectivités suite aux lois SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) et Urbanisme et Habitat (LUH). Le projet de Plan Local d’Urbanisme (PLU) a vu le jour en 2001 avec le lancement de la procédure d’élaboration.
 
- 2003 : élaboration du diagnostic territorial. Ce document analyse les caractéristiques du territoire communal dans le contexte métropolitain, à travers l’habitat, les équipements et services, l’économie, les déplacements, l’environnement et le paysage. Les orientations et perspectives de développements sont également proposées.
 
- juillet 2005 : le Conseil Municipal arrête les objectifs du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD). Ce document fixe un large éventail d’orientations générales auxquelles devra se plier le futur PLU. Il sert en quelque sorte de « loi-cadre » au PLU.
 
- 30 janvier 2007 : le Conseil Municipal arrête le projet de PLU.
 
- début 2007 : les Personnes Publiques Associées (PPA), telles la DDE, DIREN, Chambre d’Agriculture, … sont consultées.
 
- Juin 2007 : Enquête Publique du projet de PLU. Les citoyens peuvent inscrire leurs remarques qui seront synthétisées et remises à la municipalité par les commissaires-enquêteurs.
 
Un marché de communication autour du projet de PLU permet de mieux informer sur ce projet et d’accompagner la population dans la découverte des enjeux et des objectifs. Une exposition à la médiathèque composée de panneaux, maquettes, films accompagne notamment l’enquête publique, le site Internet du PLU est lancé à l’occasion (www.plu-limoges.fr), des dépliants et Cd-roms de présentation sont distribués à la population et aux professionnels de l’urbanisme, de l’immobilier. Les films décryptent les enjeux du PADD ainsi que des points de règlement.
 
- le 27 septembre 2007, le PLU est approuvé en Conseil Municipal, puis légalisé en Préfecture.


II- Mise en œuvre du projet PLU


A- Choix de la mise en forme



1- respect des symbologies urbanisme
Le PLU est un document d’urbanisme, il est donc basé sur le code de l’Urbanisme et les différentes thématiques respectent un formalisme bien établi. Les emplacements réservés notamment doivent figurer sur les documents graphiques et la référence à leur objet, leur bénéficiaire et leur description doivent être indiqués sur ces cartes.
 
Un tramage de hachures quadrillées doit être utilisé, la couleur permettant de distinguer les différents types d’emplacements réservés.
 
La symbologie ArcGIS est relativement complète et permet une complexité dans les trames afin de coller à la réalité règlementaire.


Exemple des Espaces boisés Classés (EBC)

Pour les EBC, nous avons un symbole surfacique composé de trois calques ou couches afin de superposer un quadrillage et un symbole cercle reproduit sur toute la surface. Tout ceci pour reproduire une symbologie EBC fidèle aux anciennes versions du POS et à ce qui est préconisé.
 
2- couleur/NB


Du POS au PLU

Antérieurement au PLU, les différentes versions de POS étaient réalisées en noir et blanc sur un fond Autocad. Lors de l’élaboration du PLU, un choix devait être fait sur l’importance de la couleur dans les documents graphiques. Différents tests ont permis de comparer le degré d’utilisation de la couleur : simple utilisation sur des symboles ponctuels et linéaires, remplissage des zones du PLU par couleur en fonction de la destination (jaune pour Agricole, dégradés de marron pour l’Urbain, bleu-mauve pour les Activités).
La version « entièrement colorisée » sera retenue et aboutira à la forme finale.

B- Mode opératoire



1- contraintes de procédure/planning
La procédure d’élaboration de PLU répond à des délais administratifs et juridiques relativement contraignants, d’autant plus  lorsqu’il s’agit d’intervenir en fin de chaine pour finaliser la géométrie des objets et leur mise en forme. Un rétro planning a été instauré prenant en compte les délais d’imprimerie, étape qui a été externalisée.
 
2- choix des outils et des formats de données



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Homogénéisation des outils

Afin d’anticiper l’élaboration du projet de PLU (fin 2006), il a été indispensable de revoir les licences SIG exploitées et les formats de données qui seraient utilisés pour la mise en forme des documents graphiques du PLU.
Fin 2005, des licences Imapos et Imapat étaient installées pour gérer ces données métier. Dans la pratique, c’est par Autocad que les documents graphiques étaient réalisés. C’est donc la DAO qui servait d’outil. Il a donc fallu exporter l’ensemble des thématiques d’urbanisme au format SHP avec saisie d’informations attributaires. Ce fut une étape extrêmement importante à postériori car de l’analyse faite du document d’urbanisme a été structurée la BD SIG Urbanisme. Une fois l’ensemble des thématiques récupérées au format SIG, un travail de calage avec le cadastre a été opéré. La licence ArcEditor avec le contrôle topologique a été nécessaire pour vérifier les écarts zonages-cadastre mais également les écarts entre cadastre de l’année et cadastre de l’année n-1. Ce contrôle nous permet aujourd’hui d’être quasiment opérationnels sur l’évolution de la mise à disposition du PLU au format vecteur pour une consultation type Web.


Utilisation de l’Atlas d’ArcGIS

L’atlas d’ESRI a été utilisé pour sortir les 82 planches que constituent les documents graphiques : au 1/2000, 82 planches au format A1 permettent de couvrir le territoire communal.
L’utilisation des balises de champs permet de garder un index des planches voisines (Nord, sud, est et ouest).


Utilisation des balises de champ

L’outil atlas d’ArcGIS permet de gérer un cartouche dynamique avec la reprise de la charte graphique utilisée dans les autres documents du dossier PLU.


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