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CartoCrime.Net : le portail géostatistique grand public de l’Observatoire national de la délinquance
 | Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés |  | | | Mots-clés : Statistique, Géodécisionnel, géostatistique datawarehouse, requêteur, portail cartographique, cartographie dynamique, reporting, département et région, état 4001, crimes, délits, Observatoire national de la délinquance
Logiciels ESRI utilisés : ArcGIS Server Standard 9.2 – ArcEditor
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Le contexte |  |  |
|  | CartoCrime.Net est une application web grand public proposée par l’Observatoire national de la délinquance (OND). Elle permet un accès aux données statistiques sur les crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie (dit « état 4001 ») à l’échelle géographique de la région et du département. Les données sont publiées sous une forme cartographique mais aussi en tableaux et en graphiques. Les cartes sont élaborées directement par l’internaute sans faire appel à une bibliothèque de cartographies déjà élaborées, mais en requêtant de façon transparente sur une base de données. L’OND est l’un des trois départements de l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES) créé par le décret n° 2004-750 du 27 juillet 2004). Conformément aux recommandations du rapport parlementaire Caresche-Pandraud (2002), l’OND dispose d’un conseil d'orientation indépendant (COR), qui a pour mission de définir une stratégie garantissant la fiabilité et la pertinence des données statistiques en matière de sécurité. Les choix des études ainsi que la communication autour des statistiques sur les crimes et délits enregistrés sont donc effectués en toute indépendance. Depuis février 2006, il appartient à l’OND d’analyser et de diffuser les statistiques mensuelles et annuelles des crimes et délits enregistrés par les services de police et les unités de gendarmerie. La Direction générale de la police nationale (DGPN) et la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) diffusent et commentent les statistiques qui concernent l’activité des services (mis en cause, garde à vue, faits élucidés…). L’application Internet CartoCrime.Net est partie intégrante d’une stratégie de communication qui vise à rendre plus facile l’accès à des données publiques mais aussi à démystifier la statistique de la criminalité. Pendant des années, la statistique sur les crimes et des délits a été régulièrement mise en doute. Pour certains observateurs, le fait que cette statistique soit produite, publiée et commentée par la même entité (le ministère de l’Intérieur) était un terrain propice à toutes les manipulations. Cette argumentation était recevable sur un plan déontologique, sans pour autant qu’il ait été prouvé que ce process ait abouti à une falsification des chiffres. Les mauvaises raisons de douter, on les trouvait dans la remise en cause de l’utilisation même de la statistique, c'est-à-dire de la possibilité théorique de quantifier la criminalité et de donner un sens à cette quantification. Ceci associé au fait que la statistique n’a pas l’audience en France qu’on peut lui connaître dans bien d’autres pays développés, et non loin de nous comme par exemple chez nos amis Britanniques, la publication des statistiques sur la criminalité entraînait systématiquement une vague de polémiques. La création de l’OND, en novembre 2003, a permis de mettre en place des méthodes d’analyse des données et de diffusion de la connaissance contribuant à une approche moins passionnée, plus transparente et moins « politique » de la statistique criminelle. A travers la construction d’indicateurs validés par la communauté scientifique et professionnelle, mais aussi grâce à la mise en place d’une enquête annuelle de victimation permettant d’appréhender la criminalité vécue et non pas seulement la criminalité connue, la statistique criminelle est devenue un enjeu de connaissance. Les affrontements stériles autour des chiffres sont désormais passés de mode. Aujourd’hui, c’est le caractère utile de la statistique criminelle, tant pour ce qui concerne l’aspect opérationnel, que pour ce qui est de l’aide à la définition des politiques publiques, qui est mis en exergue. En imaginant CartoCrime.Net, l’OND a voulu franchir une nouvelle étape dans sa mission initiale d’information du public concernant les crimes et délits enregistrés. Grâce à cette application, le grand public pourra avoir accès à sa propre information à partir de cartes thématiques. Il pourra aussi se familiariser avec un requêteur de type SIG et s’approprier plus facilement les données pour ses propres besoins. CartoCrime.Net a été imaginé comme un outil convivial de vulgarisation de la statistique de la criminalité. A l’aide d’une interface cartographique SIG simplifiée, il guide l’internaute intuitivement vers l’information qu’il recherche en respectant la méthodologie mise en œuvre par l’OND.
Notre Observatoire a aussi une mission d’organisation de communication des statistiques de la criminalité vers les professionnels qui concourent aux missions de sécurité publique. C’est pourquoi, l’application CartoCrime.Net dispose de deux niveaux d’accès aux données : un accès public qui limite l’interrogation aux faits constatés, et un accès professionnel qui étend les possibilités de requête à l’ensemble des champs de l’état 4001. En résumé, ce projet Internet débuté en 2007, vise à construire un portail cartographique en mode Web qui, dans sa première phase permettait de : - centraliser l’essentiel des données statistiques mises à jour mensuellement au sein de l’Observatoire Nationale de la Délinquance et qui est constitué actuellement par les fichiers de l’état statistique 4001, - faciliter l’accès, l’interrogation et la consultation de ces données au sein d’un portail Internet à plusieurs échelles géographiques, d’où l’accès cartographique, - trouver des informations quantitatives en fonction de critères spécifiques (période, catégorie de faits, zone géographique…), - visualiser le résultat de ces recherches sous forme de tableau, graphique ou carte interactive, - naviguer facilement dans la carte, - rechercher et/ou interroger une zone géographique afin d’accéder à un rapport détaillé, - imprimer et/ou exporter le résultat (données statistiques, graphique, rapport, carte) dans différents formats tels que PDF, HTML, XLS, CSV… La première phase est achevée et son résultat fait l’objet de cette présentation. |
Le constructeur de la solution |  |  |
|  | La société GALIGEO conçoit et réalise des solutions géodécisionnelles adaptées aux processus de construction et d’intégration de cartes dynamiques au sein des systèmes décisionnels, de reporting et d’analyse de données. Elle a remporté la consultation publique organisée par l’Institut national des hautes études de sécurité, pour le compte de l’OND, au cours de l’année 2007. Les solutions Galigeo marie l’informatique décisionnelle et les technologies de l’information géographique afin de permettre la visualisation, l’interrogation et l’analyse des mêmes informations métiers au travers de cartes interactives issues du Système d’Information Géographique (SIG) et de rapports de Business Intelligence (BI). Ces solutions reposent sur une chaîne d'opérations logiques simplifiée permettant : - l’interrogation des bases de données et l’extraction des données utiles : indicateurs et dimensions d’analyse, - le traitement de ces données : traitement matriciel, statistiques.., - le choix des procédés graphiques de représentation des données efficaces et pertinents : symboles ou graphiques multivariés géolocalisés avec paramètres de taille/couleur, coloration.., - la restitution du résultat sous forme d’un tableau de bord cartographique intégrant des visualisations complémentaires sous forme de tableaux, graphiques et cartes. La carte est un vecteur d’information qui permet une perception plus claire et plus simple des composantes d’un système complexe, la compréhension rapide de l'information qu'elle présente et la mémorisation aisée de cette information. De ce fait, elle devient un élément à forte valeur ajoutée pour les systèmes décisionnels et de reporting, en complément des tableaux de données et des graphiques standards et améliore son efficacité.
La carte, tout en simplifiant la compréhension des systèmes complexes, offre des possibilités de corrélation spatiale des informations, par « superposition » en un point ou une zone géographique de différentes informations localisées (données de population, habitat, infrastructures, sanitaires, économiques…) et données topographiques (environnement, réseau routier ou hydrologique, relief…).
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La description de la solution |  |  |
|  | La solution proposée marie un puissant outil de requête et de reporting à une application SIG en environnement Intranet/Internet pour offrir au sein d’un portail sécurisé unique des possibilités d'interrogation interactive, de reporting et d'analyse cartographique.
 | | Illustration 1 - Interrogation et cartographie dynamiques des données |
Cette solution s’appuie sur un certain nombre d’outils puissants et éprouvés reposant sur les standards mondiaux de l’informatique : - un portail d’accès sécurisé, reprenant les menus et la charte graphique de l’OND, - les outils décisionnels open source de la suite Pentaho pour l’administration des requêtes, la création et la publication des rapports dynamiques (incluant tableaux, graphiques), - un serveur cartographique web : les solutions serveur ESRI de la gamme ArcGIS Server, - un SGBD relationnel pour le stockage des données : PostGreSQL. Cette solution permet de couvrir l’ensemble des besoins exprimés en garantissant souplesse, facilité d’utilisation et d’administration et évolutivité (nouveaux indicateurs, nouveaux critères de requêtes…). Mariant Business Intelligence et Système d’Information Géographique, l’application permet de cartographier les données issues des requêtes utilisateurs et dispose des principales fonctionnalités suivantes : · Consultation et génération de rapports cartographiques à partir de critères utilisateur dynamiques, · Définition des analyses thématiques cartographiques : dégradé de couleurs avec choix de la méthode, nombre de plages, couleurs… Les représentations pourront facilement être enrichies ultérieurement avec des symboles proportionnels, secteurs, histogrammes, oursins, étiquettes… · Outils cartographiques interactifs pour la navigation, l’analyse, l’interrogation… · Explorations géographiques des données d’une vue macro à micro sans restriction d’échelles, · Interrogation et rafraîchissement de rapports existants, à partir d’un filtre spatial sur la carte (sélection de département(s), région(s), commune(s)… |
L’application Internet de l’Observatoire national de la délinquance |  |  |
|  | L’interface du site Internet a été construite en tenant compte de la volonté de l’OND de favoriser l’accessibilité à l’information, tout en respectant un cadre méthodologique et une orientation pédagogique. Elle a été conçue autour de trois blocs et tous les objets présents à l’écran sont actifs. Le 1er bloc est constitué par les onglets situés sur la partie supérieure de la page et comprennent des informations relatives à la méthodologie statistique, aux indicateurs, ou encore un lexique des termes utilisés, des définitions, une rubrique d’aide et des renvois vers d’autres sites. Ainsi, plus besoin de chercher où trouver des informations en rapport avec la criminalité, les liens renseignent et invitent à surfer. Sous l’onglet « Contact », l’internaute à la possibilité de s’exprimer à propos du site, de l’interface ou sujet traité, et d’envoyer un message directement à l’OND. Sous l’onglet « accès professionnel », l’internaute entre son code d’accès qui lui permettra de requêter sur la totalité des champs de la base de données. Le second bloc est constitué par le choix laissé à l’internaute, d’analyser tel ou tel indicateur d’infractions. Il peut aussi à ce 1er niveau, décider qu’il traitera uniquement un seul index de la nomenclature statistique, comme par exemple l’index n°7 « les autres coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels». La partie centrale est utilisée pour fournir une aide sommaire automatique. Cette zone de la page sert, en fin de chaîne, d’emplacement pour le requêteur SIG. Si l’utilisateur le souhaite, il peut accéder, par un lien, à la rubrique d’aide complète. Les éléments présents sur cette page sont actifs, c'est-à-dire qu’ils renvoient sur d’autres sites ou sont animés. Le logo CartoCrime.Net renvoie à la page d’accueil de l’application ; le logo OND renvoie sur le site de l’OND ; le logo INHES renvoie sur le site de l’INHES ; le logo de la Marianne renvoie sur le site du ministère de l’intérieur. Enfin, le petit bloc « Quoi de neuf ? » donne les dernières informations sur les publications ou les évènements organisés par l’OND.
 | | Illustration 2 – L’interface du site CartoCrime.Net. Source : Observatoire national de la délinquance |
Au sein de l’interface : le Hub |
Passé la page d’avertissement légal, l’utilisateur parvient à un premier carrefour où il choisit la catégorie d’infractions qu’il veut étudier. C’est le « HUB CARTO » (illustration 1). Il est construit conformément à la méthodologie statistique préconisée par l’OND. Elle évite, notamment, d’additionner la totalité des index d’infractions et ne reprend pas l’index n°107 de la nomenclature, car il comptabilise des infractions dont on ne connaît pas la nature exacte. Le choix de l’indicateur ne détermine que la famille des infractions analysées (atteintes aux biens, atteintes volontaires à l’intégrité physique, escroqueries et infractions économiques et financières, infractions révélées par l’action des services). Chaque indicateur est reconnaissable par sa couleur selon une charte graphique déterminée par l’OND.
 | | Illustration 3 - HUB CARTO |
Le second carrefour donne à nouveau le choix pour l’internaute de travailler sur un indicateur, une catégorie de l’indicateur ou un index entrant dans la composition d’un indicateur (illustration 2). De fait, l’application permet ainsi d’accéder directement à des regroupements d’infractions sans avoir à effectuer de calcul. Un indicateur représente l’agrégat le plus large d’index d’infractions appartenant à une même famille. Une catégorie de l’indicateur regroupe une première sous-famille d’infractions, comme par exemple les cambriolages. Cette catégorie fait partie des vols et des atteintes aux biens et pourrait encore être affinée pour rechercher les cambriolages d’habitations, et à nouveau, pour analyser les cambriolages de résidences secondaires. Dans cette première version, CartoCrime.Net n’automatise que les analyses sur les indicateurs et le premier niveau de catégorie des indicateurs.
 | | Illustration 4 – HUB STAT Source : Observatoire national de la délinquance |
La requête cartographique constitue la troisième étape du processus. A ce stade, l’internaute interroge directement la base de données concernant la période, l’échelle géographique, le calcul de répartition des faits en classes et le nombre de classes. Selon la période, il peut requêter en volume, en taux pour 1 000 habitants ou encore déterminer une variation annuelle. A noter que ce dernier calcul prend automatiquement comme référence l’année antérieure à l’année choisie pour les autres calculs.
 | | Illustration 5 – HUB Géo Source : Observatoire national de la délinquance |
Le résultat réalisé à la suite du processus de requêtes est présenté sous une forme cartographique. La carte comprend la France métropolitaine et les territoires ultramarins. Dans le bloc « Paramètres », l’internaute peut retrouver le résumé de ses différentes interrogations qui ont abouti à la cartographie. La légende est distincte de la carte et figure dans un bloc «Légende ». Dans le bloc « Statistiques », on trouve les principales informations statistiques descriptives : minimum, maximum, moyenne, médiane et écart type. Ce bloc est associé à des icônes qui permettent d’exporter les tableaux, graphiques ou renseignements statistiques. La source du fond de carte renvoie sur le portail internet de l’Institut géographique national (IGN). La partie supérieure de la carte est réservée à la barre d’outils SIG. Il s’agit d’outils que l’on trouve habituellement dans les SIG ainsi que dans les interfaces des sites web cartographiques. L’internaute peut ainsi naviguer dans la carte et obtenir quelques informations « locales » - informations encore très succinctes dans cette première version de l’application. Une description de ces fonctionnalités est décrite plus loin dans cet article.
 | | Illustration 6 – Résultat Source : Observatoire national de la délinquance |
L’application cartographique CartoCrime.Net ne doit pas être confondue avec un outil SIG en ligne qui pourrait être utilisé pour une analyse spatiale de la criminalité. La carte est ici un moyen de visualiser une situation globale à deux échelles géographiques et selon différentes possibilités de représentations (calcul des classes, nombre de classes, couleurs, taux, variation). Au delà, son intérêt est d’être une porte d’entrée intuitive vers des données peu aisément accessibles jusqu’alors. Par exemple, l’internaute peut appeler sous forme de tableau, le résultat de sa requête et obtenir ainsi le résultat des vols pour l’année choisie, ventilés à l’échelle géographique qu’il a auparavant déterminée. Ce tableau est exportable sous format Excel ou Csv.
 | | Illustration 7 – Tableaux et exportations Source : Observatoire national de la délinquance |
Enfin, sur un plan cartographique, la carte autorise la sélection d’une entité particulière pour obtenir les informations sur cette entité à partir de la requête qui a été déterminée auparavant. Soit l’internaute zoome et sélectionne ensuite l’entité, soit il inscrit son nom ou son numéro (numéro de département ou de région) dans la fenêtre de recherche, et il aboutit à la sélection de l’entité. Le fond cartographique laisse alors apparaître le découpage communal et la localisation de la ville chef-lieu. Lorsque l’internaute clique sur le « i » de l’outil information, il obtient les informations relatives à la requête mais à l’échelle locale pour l’entité sélectionnée, ainsi que quelques informations générales.
 | | Illustration 8 – Sélection géographique Source : Observatoire national de la délinquance |
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