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Organisation du SIG de l’ADEUS : opportunités de la géodatabase
Introduction : |  |  |
|  | Cette communication est utile pour appréhender l’intérêt de migrer d’une organisation SIG classique (mode fichier) en organisation structurée autour des géodatabases. On présentera dans un premier temps les missions de l’ADEUS et la nature de ses besoins géomatiques pour au final montrer les forces et faiblesses de cette nouvelle organisation des données, outils et méthodes mais aussi renseigner sur les opportunités et menaces d’une telle solution technique déployée. L’ADEUS (Agence de Développement et d’Urbanisme de l’agglomération Strasbourgeoise) est une association de droit local Alsace-Moselle (privé), créée en 1966 et composée de 27 membres (Communauté Urbaine de Strasbourg, Conseil Général du Bas-Rhin, Conseil Régional, Ville de Kehl, Ville d’Haguenau, Syndicats mixtes de SCOT, …), elle anime une équipe pluridisciplinaire de 49 salariés fonctionnant en mode projet (géographes, architectes, sociologues, ingénieurs, géomaticiens, etc…). Son budget de 4 millions d’euros est assuré par deux sortes de contrats : partenariaux avec tous ses membres et particuliers (réponses à des appels d’offre). L’ADEUS est membre du réseau des agences d’urbanismes. La FNAU (Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme), qui compte 51 agences en France et environ 1.500 salariés.

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L’ADEUS mène cinq activités principales : |
· Habitat & programmation urbaine, · Planification stratégique (SCOT – PLU), · Transports, déplacements & mobilité, · Projet urbain & aménagement, · Aménagement du territoire. Son Système d’Information Géographique est au service des études et projets avec plus de 9 études sur 10 qui consomment de l’information géographique. Les premières réflexions sur l’organisation des informations géographiques datent de 1996. L’ADEUS a fait le choix du SIG bureautique ArcView en 1997 avec une volonté de démocratiser le SIG au sein de son entreprise. Ce qui a conduit à la formation de 16 salariés et la mise en route de 16 licences. En 2000, c’est sous forme de mission permanente du contrat partenarial que le projet SIG-Base de données voit le jour. Ses objectifs sont de mieux capitaliser les données et les méthodes dans une arborescence commune et rendue accessible à l’ensemble des salariés. En 2006, de nouvelles réflexions sont menées autour de l’utilisation des données, des méthodes et outils SIG. Aidé par une consultante ESRI, l’ADEUS décide de mener une migration vers les géodatabases. Depuis 2007, cette nouvelle architecture SIG est opérationnelle et permet de faciliter l’accès pour 11 postes ArcView et 1 poste ArcEditor (3 extensions : Spatial, Network, Publisher). Quatre objectifs ont permis d’envisager à bien cette migration : |
· Capitaliser les besoins en informations géographiques (pour éviter le stockage dans les études, la redondance de données, la non-homogénéité des références spatiales et géométriques) · Faciliter l’accès aux utilisateurs (peu de visibilité des données exploitables, faiblesse dans l’accès et le croisement des données) · Gagner du temps dans les projets SIG (méthode de travail, arborescences définies, capitalisation des travaux SIG) · Améliorer l’intégration des traitements et rendus SIG dans la chaîne de production des études (respect de la charte graphique ADEUS, modèle de mise en page et de représentation cartographique, assistance technique)
En terme d’organisation des ressources humaines, l’équipe projet SIG est composée |
· D’un animateur chef de projet Base de données - SIG (réunions, suivi, actions) · D’un géomaticien, responsable de la gestion et de l’organisation des données SIG (travail de migration et nouvelle architecture SIG effectués en 2007) · De trois géomaticiens et co-administrateurs de données Il faut noter aussi une participation active à des partenariats SIG locaux SIGRS : groupe d’experts carto du Rhin Supérieur, CIGAL : Coopération pour l’information géographique en Alsace et CIGAS : Commission de l'Information Géographique de l'Agglomération Strasbourgeoise L’arborescence du SIG est structurée autour de trois répertoires natifs : |
· Une base dédiée à la gestion des données (GDB) · Une base dédiée à l’utilisation des données (Utilisateur) · Un espace de test et de travail préparatoire (Temp)
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Examinons comment l’ADEUS répond à ses principaux défis organisationnels de gestion de l’information.
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|  | Comment l’ADEUS envisage la valorisation du SIG pour ses utilisateurs ? |
· En proposant des représentations cartographiques adaptées, · En proposant des mises en page opérationnelles et conformes à sa charte graphique, · En proposant des outils d’aide à l’utilisation et à l’analyse spatiale des données (Outils ESRI, autres comme PhilCarto pour la cartographie statistique, mise en page, geotraitements, etc), · En assistant et en accompagnant tous les utilisateurs SIG (méthodes/outils) Comment l’ADEUS valorise-t-elle ses productions SIG propres en dehors des projets ArcGIS (MXD) ? |
· En créant des projets ArcReader nomades (utiles en interne et en externe)
L’ADEUS expérimente également les solutions techniques suivantes :
· Des documents GeoPDF (terrago Map2pdf for ArcGis, version ARCGIS 9.3 et Adobe Acrobat 9)
· Des cartes composées de couches KML sous Google-Earth (Outil Export to KML)
· Des cartes GeoClip (création de page web cartographique en flash, utiles pour la cartographie statistique)
D’autres réflexions sont en cours pour améliorer sa diffusion en interne (aux non spécialistes des SIG), aux partenaires (via extranet), ou à destination du grand public (internet) avec ArcGIS Server, MapServer et autres solutions Open Source, API cartographique, etc…
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Un premier bilan permet de mesurer l’intérêt de cette récente migration de son SIG |  |  |
|  | Enonçons tout d’abord les faiblesses de cette solution : |
· Le format propriétaire ESRI (Geodatabase fichier GDB, export au format shp) · Accompagner les utilisateurs lors du changement d’environnement (nécessité d’organiser une formation en interne et de disposer d’une assistance technique) · Mise à niveau de toutes les licences en ArcGIS 9.2 et supérieur (homogénéisation du parc de licences et maintenance simplifiée) · Mise à jour longue et fastidieuse dans les changements de version ArcGIS. · Prévoir du temps pour mener à bien les étapes de migration et de capitalisation (au détriment des tâches de production à court terme) · Occasion d’optimiser les processus de production cartographique et d’analyse spatiale en interne (impact sur l’organisation des ressources humaines) · Gain de performance dans l’accès aux couches d’informations géographiques (chargement et affichage) · Gain en volumétrie dans le stockage des données · Meilleure structuration des données et meilleure sécurisation (attributaire, géométrique, références spatiales, …) · La migration est l’occasion de faire un bilan sur l’organisation SIG et de proposer des améliorations (arborescence, accès aux données, représentations cartographiques, charte graphique, gain de productivité)
Quelles en sont les menaces ? |
· Interopérabilité avec les partenaires de l’agence (CIGAS, CIGAL, Groupe carto du Rhin supérieur, …) · Evolution en parallèle avec les opportunités technologiques du SIG et des SGBD en open source · Etre trop captif d’un seul éditeur (ESRI)
Et enfin les opportunités : |
· Evolutivité forte notamment avec les nouveaux services géographiques (webmapping via ArcGIS Server, compatibilité ArcPublisher-ArcReader, ArcIMS, ArcExplorer) · Possibilité de démocratiser facilement les accès SIG aux non utilisateurs de licences ESRI via un simple navigateur ou des applications gratuites (ArcExplorer, ArcReader, Google Earth, …) · Valorisation aisée des travaux de capitalisation des géodatabases existantes.
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