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Aménagement de la qualité de l'air urbain
 | Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés |  | | | Mots-clés : qualité de l’air, modélisation, trafic routier, plan de l’amélioration de la qualité de l’air, plan d’action, PM10, NO2, analyse des sources, mesures, Directives Européennes, zone environnementale, ArcMap
Logiciels ESRI utilisés : ArcMap, 3D Analyst
Public visé: Tout public
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L’analyse des sources :
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|  | La première phase dans le cadre de l’établissement d’un plan de l’amélioration de la qualité de l’air consiste tout d’abord à définir quelles sources ou quels types de sources contribuent à la pollution et dans quelle proportion. Une voie pour définir cette proportion est par exemple l’analyse des propriétés chimiques et physiques du PM10 mesuré. Au regard du plan d’action pourtant, la modélisation permet la détermination beaucoup plus effective de cette répartition. En s’appuyant sur le recensement des différentes émissions, des données liées au trafic, ainsi que des modèles d’émissions du trafic, il est possible de déterminer la proportion de certaines sources au regard de la concentration globale, ainsi la proportion de : - Circulation automobile dans la rue avec la station de mesure - Circulation automobile en ville - Combustion domestique - Sources industrielles
Dans le cadre de l’analyse des sources, on place en règle générale des modèles adaptés à différents niveaux. Ainsi, par exemple, dans le cas du plan de l’amélioration de la qualité de l’air dans la ville de Berlin (Berlin, 2005), on a calculé la concentration régionale avec le modèle RCG en résolution spatiale de 4 km x 4 km. Le modèle RCG est un modèle de dispersion photochimique en trois dimensions qui permet d’évaluer la qualité de l’air tant à un niveau européen que national et régional (Stern, 2003). Une même ébauche de travail fut appliquée lors des recherches sur la pollution de l’air ambiant de la Ruhr (Ruhrgebiet), soit pour une région d’environ 1800 km² et un réseau routier d’une longueur de 3000 km (IVU Umwelt, 2007). Concernant cette région, le cadre régional a été déduit des données et des mesures du modèle EURAD.
Les émissions du trafic routier sont évaluées à l’aide d’IMMISem (IVU Umwelt, 2005a) en se fondant sur les données du trafic. IMMISem calcule les émissions du trafic routier selon le nombre de véhicules, la répartition du trafic entre les poids-lourds et les véhicules légers, les types de routes etc. et s’appuie également sur l’âge et la composition de la flotte automobile. Les concentrations qui ont été causées à l’intérieur de la zone de recherche sont calculées à l’aide d’IMMISnet, un modèle de dispersion de Gauss qui prend en considération les sources de point, de ligne et de surface et qui travaille tant à un niveau régional que local (IVU Umwelt, 1997). Les évaluations furent menées selon une grille régulière de décomposition du sol de 1 km sur 1 km. En sus, un calculation IMMISnet a été réalisé pour chaque rue canyon. Les résultats des deux modèles ont été additionnés pour obtenir les concentrations totales au dessus des toits pour la totalité de la zone analysée ainsi que chaque rue canyon. Dans le cadre de la troisième étape, les concentrations furent calculées au «hot spots», c’est-à-dire dans les rues canyons à l’aide des modèles IMMIScpb ou IMMISluft. IMMIScpb calcule les successions d’heure en heure de concentrations causées par le trafic routier selon une grande amplitude de géométries de routes (IVU Umwelt, 1997; Yamartino et al., 1986). IMMISluft est un modèle d’analyse qui calcule, sur la base de peu de paramètres, de manière rapide et efficace les concentrations moyennes annuelles et les paramètres fixées par l’Union Européenne pour les rues canyons (IVU Umwelt, 2005a).
La figure 2 montre par exemple la répartition moyenne des groupes de sources modélisés pour les stations de mesures aux banlieues de Berlin pour PM10. Les répartitions pour les stations de mesures du centre-ville ainsi que celles des rues canyons se situent en figures 3 et 4.

 | | Figure 2 : Répartition moyenne des groupes de sources modélisés pour les stations de mesures aux banlieues de Berlin pour PM10 |

 | | Figure 3 : Répartition moyenne des groupes de sources modélisés pour les stations de mesures au centre ville de Berlin pour PM10 |

 | | Figure 4 : Répartition moyenne des groupes de sources modélisés pour les stations de mesures aux rues canyons de Berlin pour PM10 |
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Evaluation des mesures : |  |  |
|  | Pour obtenir un scénario de référence, un pronostic pour l’année souhaitée, par exemple 2010, va d’abord être établi. Ce scénario de tendance envisage le recul des émissions en se fondant sur le progrès technique, notamment le renouvellement de la flotte automobile. En se fondant sur l’analyse des sources, il est possible de développer des mesures dont l’efficacité sera évaluée au regard, par exemple, du nombre de personnes concernées. Comme on peut le constater sur les figures numérotées de 1 à 3, la concentration régionale constitue la partie principale des concentrations mesurées en PM10 à Berlin. Ces sources ne peuvent pas être directement modifiées par les autorités de Berlin et doivent être traitées à un niveau national, voire européen. Cependant, un tiers des concentrations mesurées au niveau des rues canyons (qui sont en règle générale des lieux où les valeurs sont les plus élevées) est lié au trafic routier à l’intérieur de Berlin et ces concentrations peuvent donc être directement influencées par les autorités de Berlin. De ce fait, la Ville de Berlin a développé une série de mesures. Certaines se fondent sur le concept de «zone environnementale» ou «zone de basse émission», ainsi, la limitation du trafic dans le centre-ville de Berlin aux véhicules remplissant certaines conditions d’émission: moteur de type EURO III ou mieux. Le système de modèle développé dans le cadre de l’analyse des sources a été utilisé pour évaluer ces différentes mesures. La mesure «A» consiste à interdire l’accès au centre-ville de Berlin aux véhicules dont le moteur ne répond pas aux critères EURO III et également à gérer la circulation. La figure 6 montre les variations de la valeur moyenne annuelle de PM10 pour les rues canyons au regard du scénario de base de 2010.

 | | Figure 6 : Changement modélisé des concentrations moyennes annuelles de PM10 dans les rues fortement affectées avec l’implémentation de la mesure «A» (voir texte) |
Concernant la ville de Berlin, six mesures ont été étudiées avec des scénarios de tendance. La figure 7 donne une vue d’ensemble sur l’efficacité des différentes mesures en comparaison avec le statu quo et les scénarios de tendance. Pour chaque scénario ont été calculés d’une part la longueur totale du réseau routier du centre-ville de Berlin et d’autre part, le nombre de personnes qui sont concernées par plus de 35 jours avec valeurs moyennes supérieures à 50 µg/m³.

 | | Figure 7 : Efficacité des différentes mesures (C2-B6) en comparaison avec le statu quo (SQ) et les scénarios de tendance (T05, T10). La figure montre la longueur totale du réseau routier du centre-ville de Berlin et le nombre de personnes concernées par plus de 35 jours avec valeurs moyennes supérieures à 50 µg/m³ de PM10. |
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Bibliographie : |  |  |
|  | Berlin, 2005: clean air and Action Plan for Berlin, 2005-2010. http://www.berlin.de/sen/umwelt/luftqualitaet/de/luftreinhalteplan/download/Clean_Air_Plan.pdf and Anhang-Luftreinhalteplan-Berlin_gesamt.pdf. Berlin, 2005 EU,1996: Directive 96/62/CE du conseil du 27 septembre 1996 concernant l'évaluation et la gestion de la qualité de l'air ambiant. Journal officiel n° L 296/55 EU, 1999: Directive 1999/30/EC du conseil relative à la fixation de valeurs limites pour l'anhydride sulfureux, le dioxyde d'azote et les oxydes d'azote, les particules et le plomb dans l'air ambiant. Journal officiel n° L 163/41 Halle, 2006: Luftreinhalte- und Aktionsplan für den Ballungsraum Halle 2005. Ministerium für Landwirtschaft und Umwelt (MLU) Sachsen-Anhalt. Magdeburg, 2006 IVU Umwelt, 1997: Das Modellinstrumentarium IMMIS-NET/CPB zur immissionsseitigen Bewertung von Kfz-Emissionen im Rahmen der 23. BImSchV.; 465. Seminar des Fort-bildungszentrum Gesundheits- und Umweltschutz Berlin e. V.: Verkehrsbedingte Belas-tungen durch Benzol, Dieselruß und Stickoxide in städtischen Straßenräumen. 23. BImSchV seit 1. März 1997 in Kraft - was nun ?; Berlin, April 1997 IVU Umwelt, 2005a: IMMISem/luft – Handbuch zur Version 3.2; IVU Umwelt GmbH; Freiburg, 2005 (http://www.ivu-umwelt.de/download/handbuecher/immisluft32.pdf) IVU Umwelt, 2005b: Durchführung von Modellrechnungen zur Untersuchung von Maßnahmen zur Verbesserung der Luftqualität in Umsetzung der EU-Luftqualitäts-Rahmenrichtline und der 22. BImSchV; IVU Umwelt GmbH im Auftrag des Landesamt für Umweltschutz Sachsen-Anhalt; 2005. IVU Umwelt, 2007:Bestimmung der aktuellen gebietsweiten Schadstoffbelastung in den besiedelten Hauptstraßen des Ruhrgebiets. Auftraggeber: Landesamt für Natur, Umwelt und Verbraucherschutz Nordrhein-Westfalen (LANUV). 2007. Janicke, 2003: Ingeniuerbüro Janicke: Ausbreitungsmodell LASAT. Referenzbuch zur Version 2.12; Dunum, September 2003 Stern, R., 2003: Entwicklung und Anwendung des chemischen Transportmodells REM/CALGRID. Abschlussbericht zum Forschungs- und Entwicklungsvorhaben 298 41 252 des Umweltbundesamts „Modellierung und Prüfung von Strategien zur Verminderung der Belastung durch Ozon“. Yamartino, R. J., Wiegand, G., 1986: Development and Evaluation of Simple Models for the Flow, Turbulence and Pollutant Concentration Fields within an Urban Street Canyon; Atmospheric Environment Vol.20, No.11, pp 2137-2156; 1986
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