L’occupation de l’espace public est une préoccupation de plus en plus importante pour la population et les élus La multiplicité des interventions et des intervenants dans un espace souvent contraint et limité oblige les services gestionnaires à d’avantage de planification et de coordination.
C’est dans ce contexte que, fin 2004, la Direction Centrale du Déplacement et de l’Energie a demandé à la Direction des Systèmes Informatiques et de Télécommunication de mener une étude sur la gestion globale des interventions sur le domaine public communal et de proposer une solution répondant au besoin du Service de la Coordination des Travaux.
2/ Un besoin nécessairement transversal
Cette étude a mis en évidence le constat suivant : l’information relative à l’Occupation du Domaine Public est volatile et disséminée dans des environnements cloisonnés par l’organigramme mais aussi par des choix techniques peu adaptés à la coopération. Il y a aujourd’hui pas moins de 15 circuits décisionnels, 15 cellules ou micro cellules, qui gèrent à leur façon et avec leur propre outil, différents types d’intervention sur l’espace public.
3/ Une Solution globale
Dès le départ, la D.C.D.E. a souhaité mettre en place une solution globale, de type SIG, capable de répondre de manière transversale à l’ensemble de la problématique.
Cette solution devait apporter une aide à la planification des évènements. Elle devait aussi permettre une meilleure coordination des équipes chargées d’instruire les demandes et de contrôler les conditions de restitution de l’espace public.
L’utilisation d’une base géographique devait apporter une meilleure lisibilité et rendre possible la gestion des conflits de proximité. Nous y avons ajouté le temps pour faciliter la planification et une GED pour rationaliser la méthode de classement des documents produits par l’instruction.
Il était aussi important de produire des documents administratifs cohérents en limitant au maximum la saisie d’information. L’utilisation du croisement spatial nous a semblé être la solution la mieux adaptée. Nous avons utilisé le référentiel géographique des voies e Nice pour propager l’information nécessaire à la production des autorisations de travaux et des arrêtés municipaux.
4/Les Travaux comme point de départ
Si l’occupation de l’espace public est une problématique transversale qui concerne un nombre important de service, la problématique travaux est certainement celle qui couvre la plus grande étendue du besoin. Des circuits de validations complexes nécessitant une connaissance approfondie et précise du terrain (réseaux, circulation, topographique, …..) un nombre de demande important sur une couverture territoriale étendue sont autant de questions auxquelles la solution devait apporter une réponse.
5/ Périmètre fonctionnel de la solution
Le Service de coordination de travaux gère les demandes de travaux au quotidien. Ces demandes sont faites par des compagnies concessionnaires, des services municipaux ou des particuliers. Elles donnent lieu à des autorisations de travaux et nécessitent parfois la prise d’arrêté.
Le Service est composé d’une cellule administrative qui saisit les demandes, la pré saisie des autorisations, les arrêtés et assure le suivi des étapes de validations. Une équipe d’instructeur assure la saisie complémentaire des autorisations en y intégrant les contraintes de terrain et les mesures administratives réglementaires. Il s’assurera par la suite que les conditions d’exécution de travaux sont respectées et l’espace public remis en état une fois l’intervention achevée. Le Chef de service et son adjoint assure la planification et la coordination des demandes, procède à l’analyse prévisionnelle des événements impactant l’espace public et participe à l’élaboration des différents plans de circulations et de solution à mettre en place.
6/ Architecture de la solution
L’information géographique est le point d’entrée du système. D’un point de vue logiciel la solution est conçut autour d’une architecture ArcIMS 9.1/Kogis et d’un serveur de données ArcSDE 8.3 Oracle 8i. Des liens sont réalisés avec Lotus pour la Gestion Electronique des Documents, la production des Arrêtés et le Workflow de validation des arrêtés. Concernant les données, la solution s’appuie sur les données du Système d’Information Géographique de la Ville de Nice (SIGN). Le fond de plan est de type Plan Ville. Il être complété au besoin par des données issues de la Banque de Données Urbaine des Réseaux ou de la Base de Données Topographique. Les données métiers sont statiques ou temporelles. Les données statiques correspondent aux secteurs d’interventions des équipes d’instruction et de contrôle. Les données temporelles sont les emprises d’ ODP, les zones d’impact ou de réglementation temporaire.
7/ Une interface à deux entrées
GeODP est basée sur une interface graphique à deux entrées qui permet la visualisation et l’interrogation suivant deux critères : géographiques et temporels. A chacun des critères correspond un composant de l’interface avec lequel l’utilisateur peut interagir pour visualiser, planifier et coordonner les interventions :
8/Un classement intuitif des dossiers
TGeODP utilise un système de classement intuitif qui remplace les chemins logiques par un classement spatio temporel des dossiers électroniques. A l’image d’un clapet tiroir qui serait attaché à chaque ODP, un menu contextuel permet d’accéder à un espace dédié de la GED dans lequel l’utilisateur peut stocker ces documents électroniques. Ces documents sont ensuite accessibles via les ODP ou en utilisant le moteur de recherche de la GED
9/ Une saisie limitée à la géographie
GeODP assiste l’utilisateur dans les phases de rédaction d’autorisations et d’arrêtés à partir de données pré saisies dans l’application (entreprises, controleurs …) ou remontées depuis les emprises d’ODP (nom des voies et numéro de voirie). Ces informations sont ensuite propagées dans l’application de prise d’arrêtés évitant ainsi les incohérences de saisie