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Intégration et diffusion de données DAO avec ArcGIS et ArcReader à la Ville de La Flèche


Session Collectivités Territoriales
 


Philippe HAMEL
Courriel : p.hamel@ville-lafleche.fr

Service Information Géographique Mairie de La Flèche
Espace Pierre Mendès-France
72205 La Flèche cedex
Tél : 02 43 48 53 50

 

Mots-clés et logiciels ESRI utilisés
 


Logiciels ESRI utilisés
: ESRI ArcGIS 9.2; ESRI ArcReader 9.2; script pour ArcGIS Points2lines

 

I. Plan de Ville


Le Plan de Ville de La Flèche a été construit et est mis à jour en combinant les avantages respectifs d'outils de DAO et les fonctions d'un SIG. D'un côté, il est plus pratique d'utiliser un programme de DAO pour dessiner ! De l'autre, un SIG est plus pertinent pour associer des données alphanumériques au dessin, ou bien générer de quoi localiser les objets, ou encore consulter le plan de façon conviviale.

Intégration de données diverses et construction de données de localisation



Dans un premier temps, ArcGIS permet l'assemblage de couches de formats différents :
  • – le Plan de Ville proprement dit, décomposé en une vingtaine de couches au format DGN.
    Ces couches sont construites et mises à jour avec Bentley MicroStation©.
  • – une couche “Dalles”, construite avec ArcGIS au format SHP
    Les dalles sont des polygones carrés inscrits dans un carroyage d'un pas de 500 mètres ; chacune est caractérisée par la lettre et le nombre des ligne et colonne correspondantes dans le carroyage.
  • – une couche “Balises”, construite et mise à jour avec ArcGIS au format SHP.
    Ces balises sont des points connus en X-Y et portant le nom d'un objet à localiser (quartier, voie, lieu-dit, entité fonctionnelle, etc).

La couche “Balises” est mise en correspondance avec la couche “Dalles” au moyen de la fonction de jointure spatiale d'ArcGIS. Cette opération génère une nouvelle couche (“Join_Output”) qui permet de connaître pour chaque objet (ex : un boulevard, un bâtiment) quelle dalle correspond (ou quelles dalles correspondent) dans le carroyage [figure 1].


Figure 1 : résultat de la jointure spatiale entre “Balises” et “Dalles”

A ce stade, il convient de signaler deux problèmes. D'une part, certaines balises font doublons, c'est-à-dire que deux points différents portent le même nom d'objet et le même numéro de dalle. Rien d'anormal à cela, car c'est une question de correspondance avec les écritures du plan. D'autre part, beaucoup d'objets sont à cheval sur plusieurs dalles, et sont repérés avec des balises différentes. [Figure 2]


Figure 2 : résultat de la jointure spatiale entre “Balises” et “Dalles”

La table attributaire de “Join_Output” est donc exportée vers MS Access© afin d'utiliser des macro-procédures écrites en Visual Basic© permettant de générer un index du plan de ville, d'une part en éliminant les doublons, d'autre part en concaténant les numéros de dalle des objets à cheval sur plusieurs d'entre elles [Figure 3].


Figure 3 : index construit grâce à ArcGIS et Access

Consultation du plan de ville



Nous disposons maintenant d'un plan construit avec MicroStation, assorti d'un index construit grâce à ArcGIS et Access. Le résultat de tout cela est de permettre une mise à disposition du plan de ville selon différents media :
– tirages sur papier comprenant plan carroyé et index (à partir de MicroStation, là-encore parce que les outils de DAO sont mieux adaptés) [Figure 4]


Figure 4 : plan de ville version papier

– mise en ligne sur le portail Internet de la Mairie. La page Web contient l'index (sous forme déroulante) et un plan carroyé cliquable ouvrant des planches au format PDF (générées avec MicroStation). Cette solution a été mise sur pied car elle permettait d'offrir un service d'une certaine qualité sans coûts supplémentaires. [Figure 5]


Figure 5 : plan de ville version Web

– terminons par un troisième medium. Il y avait le souhait de permettre à des utilisateurs non spécialistes de facilement consulter le plan, de facilement localiser des objets, de facilement combiner le plan de ville avec d'autres données, de facilement construire des cartes personnalisées, de facilement les imprimer. Il fallait en outre éviter de gros coûts supplémentaires. C'est donc fort logiquement qu'ArcReader est entré en scène [Figures 6 à 8].


Figure 6 : plan de ville version Arc Reader. Combinaison avec d'autres données


Figure 7 : recherche d'une localisation


Figure 8 : impression de carte composée par l'utilisateur


II. Plan de réseaux


Comme pour le plan de ville, il s'agit ici de combiner les outils d'un métier particulier avec les possibilités offertes par un SIG. Les données concernent la topographie et les réseaux gérés par la Ville. Ces données sont construites et mises à jour avec TopStation© de JSInfo, qui propose tous les outils nécessaires pour la récupération de carnets de points, les calculs topométriques, le dessin de plan, l'association de descriptions aux composants du plan, etc. Toutefois, dans un dessein d'intégration avec le plan de ville et le cadastre, et afin de faciliter la consultation des données pour les non-spécialistes, ArcReader est là-aussi utilisé. Mais pour cela, il a fallu résoudre le problème de l'export de TopStation vers le format SHP.

Export de TopStation vers le format SHP



Il est possible d'exporter aux formats DGN et DWG depuis TopStation. Or, il fallait ici pouvoir exporter, non seulement les éléments graphiques des composants, mais également leurs attributs descriptifs alphanumériques. Une procédure a donc été mise au point en s'appuyant sur la fonction “Listing” de TopStation et sur le script “Points2lines” pour ArcGIS (auteur : Dan Rathert). Prenons le cas des canalisations d'eau. Au départ, dans TopStation, les composants-lignes concernés sont retranscrits sous forme de deux listings :
– l'un contient des groupes de points définissant une même ligne, rangés selon l'ordre des sommets de la ligne ; chaque point est caractérisé par des coordonnées et par l'identifiant de la ligne à laquelle il appartient [Figure 9].


Figure 9 : listing de points de lignes

– l'autre contient les attributs descriptifs des lignes, chaque ligne étant en outre caractérisée par son identifiant [Figure 10].


Figure 10 : listing d'attributs de lignes

Les deux listings sont alors traités à l'aide d'Access en sorte d'obtenir des tables avec lignes, colonnes et noms de champ. Ensuite, le script pour ArcGIS “Points2lines” permet de convertir la liste de points en fichier SHP de polylignes. Les identifiants TopStation des lignes auxquelles appartiennent chaque point permettent de reconstituer les lignes initiales, et deviennent des attributs des polylignes ainsi créées. [Figure 11]


Figure 11 : transformation d'une liste de points en polylignes

Il ne reste alors plus qu'à utiliser le champ “ID” comme clé pour opérer une jointure entre les polylignes et la table des attributs descriptifs.


Figure 12: jointure entre polylignes et attributs descriptifs

Consultation du plan des réseaux



Nous disposons maintenant d'une couche “Canalisations d'eau” au format SHP se prêtant à des représentations thématiques basées sur un ou plusieurs attributs, ainsi qu'à des requêtes basées sur un ou plusieurs critères [Figure 13].


Figure 13 : plan des réseaux version ArcReader

Tandis qu'ArcGIS est utilisé pour construire un plan multicouche des réseaux, c'est à nouveau ArcReader qui est employé pour la diffusion de ce plan auprès des personnes les plus impliquées. Celles-ci apprécient là-encore de pouvoir facilement naviguer sur le plan, afficher une thématique, obtenir un renseignement par un simple clic, ou imprimer ellesmêmes un extrait de plan.

En conclusion, l'utilisation conjointe d'ArcGIS et ArReader avec d'autres applications est certes plus compliquée, mais cela permet de tirer parti des avantages respectifs des uns et des autres.


© ESRI France