Accueil |Communications Utilisateurs |Session Plénière |Ateliers |Classe |Concours |Partenaires |Contacts 
 
 
AccueilPlan du site

Les transformations de l’espace urbain lyonnais


Session Aménagement / Urbanisme
 


B. GAUTHIEZ,  professeur
Courriel : gauthiez@univ-lyon3.fr

L. DE BIAGGI, maître de conférences
Courriel : debiaggi@univ-lyon3.fr

Université Jean Moulin Lyon 3
UMR 5600 Environnement, Ville et Sociétés

 

Mots-clés et logiciels ESRI utilisés
 


Mots-clés : cartographie historique, espace urbain, géohistoire, Lyon  

Logiciels ESRI utilisés : ArcView 9.1

 

Le travail intègre  les traitements des différents états/phénomènes qui donnent à voir les transformations de l’espace urbain lyonnais tout au long du XIXe au XXe siècle.  
 
Ce travail d’analyse et de transposition des sources historiques passe par :
-         la compréhension des différentes politiques ayant conduit à la production de documents cartographiques pour mieux situer les sources par leur interprétation spatiale;
-         la constitution de bases de données pour une meilleure compréhension de l’espace social à différents moments, conduisant notamment à une typologie de l’usage de l’espace;
-         la détermination d’objets thématiques pertinents, indices des transformations de l’espace.
Il s’inscrit dans une perspective de recherche en développement, celle de la géohistoire, qui vise à comprendre les phénomènes historiques dans leur spatialité et les effets de l’espace géographique sur ces mêmes phénomènes historiques. Cette approche est particulièrement intéressante pour l’étude des aménagements humains, aux échelles adéquates, et pour la compréhension de l’inscription des faits sociaux et économiques dans l’espace (Schlögel 2003, Baker 2003, Gregory 2003, Boulanger-Trochet 2005).

L’utilisation de documents anciens dans le cadre d’un montage SIG implique :
  • l’adéquation du travail de correction géométrique, sur une base de planimétrie unique dans une approche multiscalaire : du plan à la carte ;
            - le géoréferencement peut changer les proportions dans la carte d’origine – comment obtenir les informations nécessaires tout en gardant les notions ou les idées de proportions originales ?
            - le « rubber sheeting » ou un géoréferencement particulier en étapes
  • la comparaison des différentes représentations en vue d’une perception des affiliations existantes – organisation/superposition/croisement de documents raster de différentes origines dans une archive digitale ;
            - l’archivage de documents anciens doit s’appuyer sur la création de metadonnées extensives en vue de requêtes futures
            - le développement de techniques de gestion d’images à différentes échelles et d’image composites
  • L’interprétation des plans d’archives pour en tirer des informations spatiales pertinentes au regard de la cartographie récente ;
            - géoréférencements à partir de points communs, pour tout ou partie seulement du document d’archive, en fonction de la compréhension de la méthode de relevé sous-jacente et de sa géométrie
            - vectorisation suivant des thèmes de même nature
  • la digitalisation d’éléments d’analyse en vue de la constitution d’une base de données originale et capable d’étayer les hypothèses d’analyse historique :
            - travail d’interprétation dans la création d’objets et dans l’établissement des liens entre les différentes sources
            - création de dispositifs de visualisation dynamique des événements/transformations.

Les recherches en cours peuvent être illustrées par les développements suivants :
  • La question de la cartographie de la ville aux XIX-XXe siècles; l’étude à partir des textes des différents représentations du parcellaire urbain fait seulement ressortir des campagnes de relevé concernant l’agglomération de Lyon, de plus en plus étendus dans le temps (Forma urbis 1999). Le traitement par géoréférencement et vectorisation des documents montre en fait une filiation entre les relevés, avec reprise dans les plans nouveaux des données topographiques antérieures portant sur une partie plus limitée de la ville.


Cliquer pour agrandir

  • L’étude de la transformation de l’espace urbain aux XVIIe-XVIIIe siècles, cette étude est basée sur l’identification des interventions sur le bâti à partir des autorisations de construire conservées en archives, de l’identification des propriétaires des immeubles à partir de sources sérielles écrites et de plans anciens et d’une analyse du bâti ancien subsistant. De plus, les aménagements urbanistiques sont pris en compte. Pour être efficace, cette recherche a nécessité une décomposition en thèmes pertinents (Gauthiez 2004).


Cliquer pour agrandir
Image

  • Les grandes percées du XIXe siècle dans le cœur de la ville, ce travail  permet de comprendre l’ampleur des destructions opérées dans la ville ancienne de Lyon entre 1848 et 1890 et les objectifs recherchés au travers des avenues nouvelles bordées d’immeubles ‘modernes’ destinés à des catégories sociales aisées.


Cliquer pour agrandir

 
Références :
BAKER, A. R. H. – Geography and history – Bridging the divide – Cambridge University Press, Cambridge (UK), 2003.
BOULANGER, Ph., TROCHET, J.-R. – Où en est la géographie historique ? – Entre économie et culture -. L’Harmattan, Paris, 2005.
GAUTHIEZ, B. – « Histoire de la cartographie des villes aux XVIe-XVIIIe siècles. Apparition et évolution des modes de représentation », Città e Storia, I, 2006, Rome, 2007, pp. 359-76.
GAUTHIEZ, B. « Des unités pertinentes pour mesurer la ville concrète », Histoire et mesure, XIX-3/4, Paris, 2004, pp. 295-316.
GREGORY, I. N. – A place in history: a guide to using GIS in historical research – Oxbow books, Oxford, 2003.
KNOWLES, A. K. – Past Time, Past Place – GIS for History. ESRI Press, 2004.
Forma Urbis -. Archives Municipales de Lyon, Lyon, 1999.
SCHLÖGEL, K. – Im Raume lesen wir die Zeit – Über Zivilisationsgeschichte und Geopolitik. Hanser, Munich, 2003

© ESRI France