L’explosion d’un engin nucléaire – fort possible si des terroristes parviennent à se procurer les armes ou le matériel nécessaire pour fabriquer un tel engin – aurait des conséquences catastrophiques. L’utilisation par des terroristes de dispositifs de dispersion radiologique, ou « bombes sales », est également une menace bien réelle.
Le projet Geiger a pour but de recueillir et d’analyser des informations sur le trafic illicite et autres activités non autorisées auxquelles donnent lieu les matières nucléaires et autres matières radiologiques.
La base de données du projet Geiger est constituée du contenu de la base de données sur le trafic illicite de l’AIEA et de celui de rapports fournis par le Laboratoire national Argonne, ainsi que des données émanant des services chargés de l’application de la loi recueillies par Interpol.
Le but de ces données est d’analyser les caractéristiques et les tendances, les risques et les menaces potentielles, les itinéraires et les méthodes, ainsi que les faiblesses et les vulnérabilités des personnes et organisations criminelles ou terroristes qui voudraient commettre ou faciliter des actes terroristes avec ces matériaux.
Interpol utilise l’ArcGIS pour assister et améliorer ces analyses. Par exemple, grâce aux solutions SIG, nous pouvons identifier quelles frontières sont les plus susceptibles, les routes sur lesquels les matériaux voyagent, et où se trouve certains genres de crimes ou matériaux. Donc, globalement, ces analyses sont stratégiques plutôt que tactiques ou opérationnelles.