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Utilisation des SIG dans le cadre du projet Clim-Arbres
Introduction |  |  |
|  | Le réchauffement climatique est, aujourd’hui, une réalité acceptée par tous et il n'est pas un jour sans qu’un article paraisse à ce sujet. Il est plus rare de voir des propositions concrètes pour lutter contre ce réchauffement et, la plus part du temps, les propositions émises impliquent des choix de société ayant un fort impact sur nos modes de vie et nécessitent une application à l’échelle mondiale.
La Confédération Helvétique a décidé de débloquer des fonds pour la recherche dans ce domaine, mais consciente que la Suisse est un trop petit pays pour permettre une lutte efficace contre le réchauffement lui-même, elle a décidé de favoriser la lutte contre ses effets. C’est dans ce cadre que l’Institut Terre, Nature et Paysage (ITNP) de la HES Lullier a proposé le projet Clim-Arbres.
Ce projet vise à répondre à un effet clairement établit du réchauffement climatique à savoir le réchauffement des rivières. Ce réchauffement a deux conséquences importantes: - Premièrement, les salmonidés, très sensibles à la température de leur milieu, sont repoussés vers le haut des cours d’eau et risquent de disparaître, dans certains cas. - Deuxièmement, lorsqu’un cours d’eau voit sa température dépasser 15° Celsius durant plusieurs jours de suite, une maladie appelée Maladie Rénale Proliférative (MRP) se développe et peut décimer des populations entières de poissons. Un moyen simple de lutter contre le réchauffement des cours d’eau est de d'aménager des cordons boisés le long de ces derniers, afin de créer un ombrage naturel qui limitera le réchauffement. La Confédération a donc mis 200'000.- francs suisses, sur trois ans, à disposition de l’ITNP, afin de mettre au point des méthodes de plantation de végétation le long des cours d’eau qui tiennent compte des conditions spécifiques de ceux-ci.
Ce projet comporte quatre volets: - L’étude de l’effet potentiel de la présence d’un cordon boisé sur la température d’un cours d’eau - L’élaboration d’un concept hydro-thermique - L’application de ce modèle à l’échelle d’une région - La mise au point d’un concept d’aménagement
En contrepartie de son financement, la Confédération attend que le projet Clim-Arbres débouche sur l’élaboration d’un guide pratique à l’attention des gestionnaires de cours d’eau. L’objectif étant de mettre en place un subventionnement fédéral visant à favoriser des campagnes de plantations massives le long des cours d’eau. |
Les SIG dans le projet |  |  |
|  | Si le projet Clim-Arbres n’est pas directement un projet SIG en tant que tel, ceux-ci vont être largement utilisés afin d’analyser, dans un premier temps, puis de généraliser les résultats, dans une second. Plusieurs étapes peuvent être mises en évidence: 1. Dans un premier temps, les SIG vont permettre de mettre en évidence différentes caractéristiques des cours d’eau telles que pente, orientation, altitude, ce qui permettra de découper les cours d’eau en tronçon ayant les mêmes caractéristiques. 2. Ils permettront, ensuite, de déterminer les tronçons qui sont les plus défavorables aux espèces piscicoles. 3. Puis, ils permettront de déterminer quelles zones devront être traitées en priorité, en fonction des longueurs disponibles le long des cours d’eau et de leur appartenance ou non au domaine publique. 4. Finalement, les SIG permettront de simuler la situation climatique dans 50 ou 100 ans, afin de choisir, dès à présent, des espèces capables de supporter le climat futur. Cette analyse se basera sur les résultats obtenus par M. Christophe Randin dans sa thèse intitulée « Providing more informative projections of climate change impact on plant distribution in a mountain environment ». Si ce projet ne nécessitera pas de technologie SIG très innovante, il nécessitera, toutefois, une infrastructure assez importante, afin de répondre aux besoins. En effet, ce projet implique l’utilisation de modèle numérique de terrain et de surface à 1 m des orthophotos à 50 cm de résolution, ainsi que de nombreuses couches vecteurs telles que cours d’eau, utilisation des sols, parcellaires, etc. En raison de l’importance de la zone d’étude (~2'800 km2), il sera nécessaire de mettre en place un serveur ArcSDE, afin de disposer des avantages des Geodatabases professionnelles. D’autre part, les analyses 3D et en mode raster qui sont prévues, impliquent l’usage de 3D Analyst et de Spatial Analyst. Il est également prévu de mettre en place un serveur cartographique (ArcGIS Server), afin de pouvoir diffuser les résultats et, d’éventuellement, lancer des geoprocessing à distance pour la simulation temporelle, M. Randin étant aux USA en 2008. Pour terminer, les fonctionnalités du Model Builder et des scripts python seront largement utilisées, afin de mettre à disposition de la Confédération un modèle d’analyse réutilisable. |
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