 |
Conservation des espaces naturels franciliens et gestion patrimoniale : la mise en œuvre du projet SIGP
 | Mots-clés et logiciels ESRI utilisés |  | | | Mots-clés : Projet SIG, Région Ile de France, espaces naturels, gestion patrimoniale, cadastre, GPS, portail cartographique, sites distants, VPN, Citrix, DWG, BD Parcellaire
Logiciels ESRI utilisés : ArcEditor 9.1, ArcSDE, ArcIMS, ArcPad, GPS Analyst, GPS Correct, 3D Analyst, Data Interoperability
| |  |  |  |
Présentation de l’AEV |  |  |
|  | L’Agence des Espaces Verts de la Région Ile-de-France(AEV) est un établissement public régional à caractère administratif, créé en 1976 par la loi qui instituait la Région, afin de mettre en œuvre la politique régionale en matière de protection, de mise en valeur ou de restauration de milieux naturels, forêts, promenades, espaces agricoles périurbains. Pour mener à bien ses missions, l’Agence agit notamment par le biais de l’acquisition foncière. Ces acquisitions sont réalisées au sein de 71 périmètres régionaux d’intervention foncière (PRIF) créés par le conseil régional d’Ile-de-France. La superficie totale des périmètres sur lesquels l’Agence des Espaces Verts est habilitée à intervenir s’étend sur quelque 33 000 hectares dont 12400 ha sont des propriétés régionales.
L’effectif de l’Agence s’établit actuellement à 114 agents répartis entre son siège à Paris et 6 sites distants distribués sur la Région Ile de France. |
Architecture SIG |  |  |
|  | Au niveau applicatif, l’AEV a fait l’acquisition de ArcSDE et ArcIMS en version 9.1, de 3 licences ArcEditor et 2 licences ArcView flottantes, ainsi que des extensions 3D Analyst et Data Interoperability. Afin de permettre aux utilisateurs des sites distants d’accéder aux logiciels et en dépit du fait qu’ils ne disposaient pas d’un débit réseau suffisant à une utilisation d’ArcGIS en mode client-serveur, l’AEV s’est appuyée sur la technologie Citrix. Celle-ci permet de publier des applications à distance via le réseau VPN. Du fait de sa flexibilité et de son efficacité, cette architecture a été étendue à l’ensemble des utilisateurs, y compris ceux du site central.
L’architecture matérielle est elle bâtie autour de 4 serveurs Windows 2003 Server: - 1 serveur base de données hébergeant la base Oracle 10g / ArcSDE - 1 serveur d’applications Citrix sur lequel est installé ArcEditor - 1 serveur Web accueillant ArcIMS - 1 serveur de fichiers NAS contenant les rasters et les données des utilisateurs. |
Portail Cartographique |  |  |
|  | L’un des éléments principaux de la mise en place du SIG concernait le développement d’un portail cartographique. Ce site web de consultation cartographique en ligne devait offrir aux agents un accès aisé et convivial aux données géographiques, et notamment à la consultation du cadastre et des données DGI. Le portail, basé sur le couple ArcIMS / Kogis a ouvert en décembre 2006 et est rapidement devenu un outil incontournable pour les agents de l’AEV. Les cartes y sont classées par thématiques. Des fonctions de localisation permettent de zoomer directement sur un périmètre régional, une commune, une section ou une parcelle. Le portail propose des outils d’annotations géographiques pour la réalisation de plans de situation, ainsi que des fonctionnalités d’édition des entités géographiques stockées dans SDE. Par ailleurs, il est possible de définir des marque-pages sous forme d’URL, ces derniers pouvant ensuite être transmis à des collaborateurs par messagerie électronique. Autre fonctionnalité offerte : la possibilité d’attacher des documents bureautiques à des objets géographiques. Enfin, les fonctionnalités classiques telles que l’export de tableaux au format Excel ou de mises en page en PDF sont proposées. L’accès aux données DGI se fait après authentification en accord avec les recommandations de la CNIL, et seul un nombre restreint d’utilisateurs bénéficie d’une autorisation. Ces derniers peuvent alors interroger les parcelles pour identifier leurs caractéristiques et leur propriétaire.
 | | Vue générale du portail |
 | | Fiche descriptive d’une parcelle |
Côté administration, le portail dispose d’un module de back-office qui permet de publier des cartes, de déclarer des utilisateurs du domaine (connexion à Active Directory) et de gérer leurs droits : possibilité de consulter les données DGI, de rattacher des documents, ou de consulter les différentes cartes.
 | | Gestion des profils dans le module de back office |
|
Module de saisie nomade GPS |  |  |
|  | Afin de répondre au besoin de saisie de données sur le terrain, 7 GPS professionnels ont été acquis auprès de la société D3E. Le modèle retenu est un PDA-GPS durci GEO XM, résistant aux chocs et aux intempéries et disposant d’une autonomie d’une journée. Ces GPS sont équipés du logiciel de saisie ArcPad et de l’extension GPS CORRECT qui permet le recueil de données nécessaires à la correction différentielle. La société SWORD a conçu et réalisé le modèle de données et les développements informatiques d’automatisation de la chaîne de traitement de données. |
Le schéma global est le suivant : les classes d’entités des objets patrimoniaux, au nombre d’une trentaine, (bancs, poubelles, abris, ponts…) sont définis dans SDE. Le format de stockage retenu (SDO GEOMETRY) permet l’accès aux données SIG depuis les futurs applicatifs de gestion patrimoniale. Le dictionnaire de données s’appuie largement sur les domaines de valeur, afin de proposer des listes déroulantes qui facilitent la saisie des attributs sur le terrain. Du point de vue ergonomique, l’utilisateur ajoute dans ArcMap les données qu’il souhaite mettre à jour puis exporte les classes d’entités correspondantes vers le répertoire de synchronisation du GPS. Cette opération, simple en apparence, est rendue complexe car les données doivent d’abord être converties en géodatabase personnelle et rendues compatibles avec l’extension GPS Analyst, qui assure les opérations de correction différentielle. Autre difficulté, les agents accèdent à ArcMap en mode Citrix, ce qui impose un paramétrage spécifique pour la synchronisation du GPS. La géodatabase est ensuite exportée en fichier de formes, seul format supporté par ArcPad. Les objets sont alors éditables sous ArcPad via des formulaires spécifiques pour chacun d’eux. |
 | | Architecture GPS |
 | | Exemple de formulaire de saisie |
Au retour de mission, les données font l’objet d’une correction différentielle via l’extension GPS Analyst puis sont injectées dans ArcSDE.
|
© ESRI France
|
 |