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GéoPartage : le dispositif de partage et d'accès aux ressources SIG à l'ONF
1. Présentation. |  |  |
|  | En 1996, l’Office National des Forêts a retenu les technologies ESRI pour bâtir son SIG. La solution logicielle s’articulait sur deux briques principales : ArcView 3 complété par un moteur Pc-ArcInfo, les appels à ce dernier étant empaquetés fonctionnellement dans une extension dénommée Data-Expert. Après une phase de déploiement sur environ 100 services, un important patrimoine de données géographiques a été constitué au fil des ans. Parcellisé, hétérogène et peu accessible, ce patrimoine n’avait toutefois pas pu être correctement valorisé hors de la sphère des spécialistes SIG. Lancé pendant l’été 2006, le projet GéoPartage s’est inscrit dans l’objectif de valorisation du patrimoine de données SIG en instaurant des méthodes, outils et technologies susceptibles de favoriser les usages de l’information géographique, de connaître et faire connaître le patrimoine de données, de faciliter le partage des données et de participer à l’amélioration de la qualité des données. Ce projet a été accompagné par le lancement d’un autre projet également important concernant la mise en place d’une application de consultation des données géographiques à destination des agents de terrain, hors cadre de cette présentation. Quatre axes de travail ont été retenus pour GéoPartage :
· un volet infrastructure correspondant à la mise en place d’une architecture technique qualifiée de « seconde génération » ; · un volet catalogage des données, le catalogue des données permettant de connaître et faire connaître aux utilisateurs les données géographiques disponibles en présentant leurs principales caractéristiques ; · un volet qualité permettant de favoriser et faciliter la production et le partage de données structurées, c’est-à-dire conformes à des spécifications validées ; · enfin, un volet organisationnel concernant la promotion de la fonction d’administration des données.
Ce projet ayant vocation à couvrir une période pluriannuelle, un lotissement a été proposé afin de conserver une capacité d’amendement ou de correction de la trajectoire. Le reste du document est volontairement limité au seul volet Infrastructure. |
2. Volet Infrastructure. |  |  |
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L’objectif est de doter l’établissement d’une architecture technique SIG cohérente et évolutive afin de répondre aux enjeux suivants :
· faciliter le partage et l’accès aux données techniques géoréférencées ; · faciliter le déploiement et l’accès aux applications opérationnelles ; · doter les territoires des nouveaux outils SIG (ArcGis, traitement d’images, télédétection, …) ; · accroître la flexibilité et la mutualisation grâce à une offre de services ; · garantir un niveau de service minimum pour tous les territoires. Les publics destinataires sont nombreux (plusieurs milliers à terme) avec des besoins variables : administration SIG (quelques dizaines), production SIG (quelques centaines), expertise SIG (plusieurs dizaines), consultation SIG (plusieurs centaines immédiatement à plusieurs milliers à terme). Outre la solution logicielle « historique », de nouveaux logiciels ont été acquis au fil du temps : ArcGis et extensions diverses, ERDAS Imagine, etc. Architecture logique cible. |
L’architecture logique identifie les services à rendre en s’appuyant sur les besoins métiers exprimés et non en s’appuyant sur les limites des technologies actuelles. Un modèle logique à 5 couches a été adopté dans notre cas :
· une couche ressources, assurant le stockage des gisements de données et des référentiels (composantes descriptive et géospatiale). Cette couche n’est accessible que par le niveau « accès aux ressources » ; · une couche d’accès aux ressources, passerelle assurant la fédération des différentes ressources physiques utilisées ainsi que la gestion sécurisée des accès aux données ; · une couche métier et services, permettant en particulier d’automatiser certains traitements sur les données en fonction des processus métiers concernés ; · une couche application, offrant les fonctions nécessaires à l’exercice d’un ou plusieurs métiers ; · une couche présentation, s’occupant des interactions avec l’utilisateur, à la fois en entrée et en sortie.
Contraintes liées à l’existant. |
Le projet GéoPartage étant positionné comme un facilitateur d’accès, il devait prendre en considération les contraintes liées à l’existant et ne pas instaurer d’effet « big-bang ». Parmi les contraintes les plus importantes, citons :
· une organisation variable selon les services territoriaux et besoin d’une certaine autonomie locale ; · l’importance actuelle du parc et de la culture des personnels sur une solution logicielle vieillissante (+200 licences ArcView 3 et Pc-ArcInfo qui restent encore à ce jour les briques logicielles principales de notre SIG ; 100 services producteurs SIG) ; · des bases de données essentiellement constituées de fichiers (vecteurs et rasters), de structuration variable, avec une problématique limite de montée en charge.
Au vu de l’existant et de l’expérience acquise sur des architectures Citrix, la projection de l’architecture logique nous a conduit à bâtir une architecture technique privilégiant la complémentarité et l’évolutivité :
· d’un côté, un axe centralisé, regroupant les composants standardisés et pour lesquels la maîtrise de la montée en charge est acquise : gestion des comptes et stratégies utilisateurs, gestion des licences, bouquet de services géographiques, nouvelles applications métiers, … · de l’autre, un axe distribué consistant à déployer sur plusieurs dizaines de nœuds un serveur standardisé SIG Citrix (qualifié de « seconde génération ») permettant l’accès sécurisé LAN et WAN (et avec un moindre risque de mauvais comportement pour les montées en charge) aux applications « historiques » et fichiers de données. Ce modèle technique offre en outre l’autonomie nécessaire localement pour certains paramétrages. Le modèle technique distribué s’articule sur un serveur W2003/Citrix MPS 4 contenant une image applicative standard, avec une gestion des droits d’accès par profil utilisateur. Ce modèle technique est complètement intégré dans l’architecture globale, les nœuds serveurs distribués pouvant être clients des services centralisés (protocoles ICA, HTTP, FTP, etc.).
Le dimensionnement de l’architecture technique doit être équilibré et représente un exercice potentiellement délicat. En première itération, une prévision d’équipement du niveau Agences ONF (70 agences environ) a été faite afin de pouvoir couvrir par accès distants les publics visés. |
3. Résultats. |  |  |
|  | Les analyses ayant été menées à partir de l’été 2006, le premier lot de réalisation du projet GéoPartage a démarré vers la fin 2006 et doit prendre fin en octobre 2007.
Le modèle technique décentralisé est en phase pilote sur 4 sites ONF depuis mai. Les utilisateurs disposent donc d’un accès à une palette logicielle standardisée mais élargie, d’une plus grande capacité et sécurité pour le stockage des données, d’une mise en commun et d’un partage de leurs données géographiques fichiers, de capacités d’échanges. Grâce à certains paramétrages, les applications « historiques » fonctionnent correctement dans le nouvel environnement. Le modèle technique conçu permet très facilement d’ouvrir ou fermer l’accès à des ressources (logiciels et données) et respecte le modèle logique avec l’identification des 4 types d’utilisateurs : administrateur, producteur, expert et utilisateur en consultation. Un plan de classement des fichiers de données SIG a été élaboré en concertation avec les utilisateurs et contribue à la mutualisation des pratiques et des connaissances, à une navigation et un accès facilités aux données. Une procédure de reprise des données a été mise en place afin d’automatiser la bascule des fichiers de données du ou des postes sources vers le serveur de seconde génération : un premier outil permet aux administrateurs de données d’établir les correspondances entre les dossiers ou fichiers sources vers les emplacements cibles ; un second outil permet la génération de la nouvelle arborescence, la copie ou déplacement des données et l’affectation automatique des références des nouveaux chemins dans les projets SIG ArcView. La connexion de périphériques clients mobiles utiles aux agents de terrain (GPS et carnets de terrain) fonctionne correctement sur les clients Citrix (LAN ou WAN). L’accès distant au modèle distribué donne des résultats encourageants, y compris pour les impressions, et une phase d’optimisations est en cours.
Le bouquet de services centralisés reste simple et encore peu orienté métier : mutualisation des licences flottantes, serveur FTP de dépôt et téléchargement de fichiers, service nommé « colipost@ge » permettant l’envoi et le suivi d’archives ZIP de données. Une maquette délivrant un service web cartographique WMS d’accès à quelques couches permet également de faire comprendre des intérêts et de la flexibilité de l’architecture mise en place. |
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© ESRI France
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