1
- Problématique, outils et objectifs
Au fur et à mesure
qu’elles se raréfient, les ressources en eau requièrent
une gestion toujours plus précise qui réduise au minimum
les pertes et les usages non productifs de l’eau. Une telle
gestion nécessite une connaissance toujours plus détaillée
des différents éléments du bilan d’eau
et des processus hydrogéologiques: la ressource et la demande,
leur distribution spatiale et temporelle et leur qualité,
les pertes, leur impact sur la qualité de l’eau, ainsi
que toutes les actions anthropiques qui peuvent avoir une influence
sur le bilan d’eau.
L’agriculture représente la première activité
socio-économique dans la région de Regueb et la plus
consommatrice des ressources hydriques. Il est donc nécessaire
de la prendre en compte pour assurer une gestion efficace de l’eau
et leur implication en terme d’information.
La région de Bled
Regueb, purement agricole, se situe en Tunisie centrale à
l’Est de la dorsale tunisienne, à la limite Ouest de
la plaine du Sahel de Sfax, à environ 30 Km à l’Est
de Sidi Bouzid et à 120 Km au SW de la ville de Sfax. De
nombreux puits y ont été créés depuis
1960 ainsi qu’une cinquantaine de forages. Le nombre de puits
n’a cessé d’augmenter d’une année
à l’autre (environ 1000 puits de surface actuellement)
avec une demande croissante pour la création de forages de
moyenne profondeur. Cette situation a nécessité l’étude
des possibilités hydrauliques du système aquifère
de la plaine de Regueb.
Des économies
importantes peuvent donc être faites pour autant qu’il
soit possible d’évaluer correctement les prélèvements
et les pertes. Les performances actuellement basses de l’irrigation
représentent, dans de nombreuses régions, un potentiel
inexploité qui peut dans certains cas représenter
bien plus que les ressources additionnelles encore disponibles.
Or, l’information nécessaire à l’évaluation
de ces pertes fait cruellement défaut à tous les niveaux,
depuis l’exploitant jusqu’aux instances nationales et
régionales. Cette situation a comme conséquences qu’il
devient particulièrement difficile pour les organismes chargés
de la planification et de la gestion des ressources en eau, d’évaluer
les potentialités réelles d’amélioration
de l’utilisation de l’eau. Dans un contexte de rareté
croissante, l’information devient un élément
déterminant dans la recherche d’une gestion efficace
de l’eau, particulièrement dans le domaine de l’irrigation.
La situation actuelle, les enjeux et problèmes conceptuels,
techniques et institutionnels, ainsi que les perspectives futures
sont présentés dans le présent travail, en
utilisant le SIG comme outil pour la gestion et la planification
des ressources en eau dan ce secteur.
En effet, les Systèmes d’Informations Géographiques
(SIG) se présentent actuellement parmis les meilleures techniques
d’aide à la décision par leurs grandes capacités
cartographiques, d’analyse spatiale des phénomènes
naturels et d’interprétation.
2
- Présentation de la zone d’étude
La région de Bled Regueb se trouve à l’Est de
la dorsale tunisienne avec une superficie de 1800 Km2 et un périmètre
de l’ordre de 177 Km (calculés à partir d’Arc
View). Elle est limitée par la ligne de partage des eaux
de surface entre Sebkhat Mechéguigue et la plaine de Kairouan
au Nord, par l’anticlinal de Bouthadi au Nord-Est, par Djebel
Telil et les hauteurs de Bir Ali Ouadrane à l’Est,
par la chaîne de Mazzouna (Djebels : Dribica, El HAmra et
Kef Ennsour) au Sud, par la chaîne formée de Djebels
: Djebbès-Gouleb-Goubrar à l’Ouest et par la
chaîne de Krachem El Arstsouma au Nord-Ouest (Figure 1).

Par
sa situation à la limite Est du Sahel de Sfax, elle présente
un climat influencé par la Mer Méditerranée,
et étant entourée par une longue chaîne de montagne
à l’ouest, elle présente un micro-climat. D’après
les données climatiques de la région de bled Regueb,
la partie septentrionale de cette plaine est influencée par
l’étage aride supérieur à hiver doux
et la partie sud par l’étage aride supérieur
influencé par le climat sec présaharien (Figure 2).
Les précipitations annuelles moyennes sont de l’ordre
de 220 mm/an.

3
- Apport des SIG dans le domaine de gestion des ressources en eau
Les dernières décennies ont vu la capacité
de stocker, gérer et analyser l’information relative
aux ressources en eau à un coût acceptable se multiplier
à une vitesse impressionnante. On en arrive paradoxalement
à une situation dans laquelle les données de base
nécessaires à l’utilisation des logiciels et
modèles disponibles font de plus en plus défaut à
l’heure où la rareté croissante de l’eau
exige une connaissance toujours plus précise de la ressource
et de son utilisation.
Les banques de données relationnelles sont maintenant à
la portée de la plupart des services techniques responsables
de la gestion de l’eau. Les récents développements
dans le domaine de cartographie (SIG, Télédétection
et bases de données) permettent de mettre en place des systèmes
décentralisés de collecte, analyse et diffusion de
l’information, beaucoup plus aisés à gérer
que les systèmes centralisés existant jusqu’à
présent.
Les progrès récents dans le domaine des SIG permettent
d’obtenir à peu de frais une information détaillée
sur l’utilisation des terres et notamment sur les terres irriguées.
Combinés avec des systèmes d’information géographique
et des modèles appropriés, ils permettent le développement
de systèmes d’appui à la décision particulièrement
utiles pour la planification et même la gestion en temps réel
des ressources en eau. Au niveau local, ils permettent également
de fournir une information en temps réel concernant les besoins
en eau.
Ces technologies représentent un atout considérable
dans la recherche d’une gestion appropriée des ressources
en eau. Encore faut-il que les utilisateurs soient en mesure d’y
avoir accès et d’en assurer la gestion et l’entretien,
notamment pour ce qui concerne la collecte de l’information
de base.
4
- Méthodologie de travail
4-1-
Collecte de données
Les données de sources diverses sont inventoriées
à partir de plusieurs organismes, sur terrain et par numérisation
des cartes existantes (Tableau 1). Ces données sont traitées
sous une plate forme multi-logiciel (M. Access, Arc View et ArcGis…)
afin d’élaborer une base de données hydrogéologique
très riche permettant la manipulation, la mise à jour
des ces données ainsi que la visualisation personnalisée
des différents résultats.

4-2- L’environnement
Arc-Gis et son importance dans la modélisation hydrogéologique
Un Système d’Information Géographique (SIG)
permet de gérer, d’analyser et d’afficher des
informations géographiques. Celles-ci sont représentées
par une série de jeux de données génériques
simples. La possibilité d’accéder aux données
SIG, quel que soit leur format, et celle d’utiliser plusieurs
bases de données et fichiers de jeux de données simultanément
sont deux caractéristiques fondamentales d’ArcGis.
En effet, ce dernier utilise un modèle de données
géographiques génériques pour représenter
les informations spatiales telles que les entités, les rasters
et autres types de données spatiales. La prise en charge
des modèles à bases de fichiers comprend l’accès
à de nombreux jeux de données SIG, tels que les couvertures
(coverages), les fichiers de formes (shapefiles), les grilles (grids),
les images et les réseaux de triangulation irréguliers
(TIN ou MNT). Le modèle de géodatabase gère
le même type d’informations géographiques dans
une base de données relationnelle et offre les nombreux avantages
dans la gestion de données proposés par un SGBD. ArcGis
permet de disposer d’informations géographiques multi-usages,
pouvant être partagées et conformes aux normes.
Dans notre cas d’application, le modèle hydrogéologique
présenté, est un prototype développé
pour le bassin de Bled Regueb et qui pourrait être applicable
pour tout autre bassin voisin. Plusieurs couches (topographie, géologie,
tectonique, lithostratigraphie, hydrologie et hydrogéologie)
sont intégrées et superposées. Le but étant
de délimiter le bassin en question, définir sa géométrie
de réservoir et le sens d’écoulement, ainsi
que son fonctionnement hydrodynamique (zone de recharge et exutoire).
4-3- La Géodatabase
La géodatabase (géographic database) est le cœur
de tout Système d’Information Géographique,
qui organise les données SIG en couches thématiques
et en représentations spatiales. Sa composante spatiale représente
une collection des données spatialement référencées
qui agissent comme un modèle de la réalité.
Par contre les données thématiques représentent
les éléments (objets, relations…) qui permettent
de réaliser des cartes thématiques. Dans le domaine
de la cartographie, Boussema (1994), a défini la base de
données comme une collection de données non redondantes
partageables entre différents systèmes d’application.
La base de données élaborée dans le cadre de
ce travail est à deux composantes :
· une composante descriptive ou alpha-numérique sous
M. Access ;
· une composante Cartographique spatiale sous Arc View ;
· Sous Arc GIS desktop on a combiné ces deux composantes
afin de les visualiser sur un même support.
4-4-
Le géoréférencement et la numérisation
des cartes
La numérisation des différentes cartes topographiques
et géologiques est faite sous Arc View soit en utilisant
une table digitale soit directement sur des cartes scannées,
et cela selon la disponibilité des informations.
La zone d’étude s’étale sur plusieurs
cartes 1/50 000 selon le découpage Lambert tunisien. Afin
d’avoir une seule couverture de toute la zone en question
pour tout les thèmes, on a attribué les cordonnées
géographiques réelles à toutes les cartes de
chaque thème. Cette étape connue sous le terme «
géoréférencement » (Figure 3), qui nous
a permis d’assembler les couvertures en question, est faite
en utilisant l’extension « Outil de Géoréférencement
et de Transformation » d’Arc View.
Le géoréférencement est fait en deux étapes
; d’abord sur des cartes scannées (transformation affine)
puis sur les cartes digitalisées (transformation conforme)
pour corriger les erreurs de transformation et minimiser la marge
d’erreur RMS.
Les cordonnées géographiques réelles utilisées
dans ce travail, ont des cordonnées planes métriques
selon le système UTM (Universel Transverse Marcator).

4-5- Le modèle
numérique du terrain
Le modèle numérique du terrain est crée sous
Arc Sène à l’aide du module 3D analyst d’Arc-Gis.
Il s’agit d’une représentation mathématique
de l’altimétrie du terrain. Les altitudes en tout points
sont calculées à l’aide d’un algorithme
d’interpolation. Il permet de créer des cartes thématiques
tels que les cartes d’isovaleurs, des vues tridimensionnelles,
le calcul des volumes et des surfaces,…
5
- Résultats et discussions
5-1-
Géomorphologie
La plaine de Bled Regueb correspond à un fossé d’effondrement
dont le Nord est occupé par Sebkhat Méchéguigue
et le sud par l’Oued Leban.
La carte topographique, élaborée par numérisation
et assemblage de dix (10) feuilles à échelle 1/50
000 selon le découpage Lambert tunisien (Figure 4), montre
que l’altitude moyenne de la plaine est de 150 m, plus de
70 % du bassin est situé à une altitude inférieure
à 200 m avec une pente quasi uniforme de 1 %. Cette géomorphologie
favorise un fort ruissellement.

5-2-
Hydrographie
Le bassin de Bled Regueb est subdivisé en deux sous bassins
versants. Le premier au Nord à écoulement endoréique,
convergeant vers Sebkhat Mechéguigue et le deuxième
exoréique au sud correspond à Oued Leban qui prend
naissance dans les hauteurs de Djebel Melloussi situées dans
la cuvette de Meknassy (Figure 5).
La densité du réseau hydrographique est très
importante dans la zone amont du bassin. Les principaux oueds (O.
Saida, O. El Gsar, O. Regueb, O. Ghwis et O. Rihana) prennent naissance
à partir de la chaîne formée par Djs Khechem,
Goubrar, Gouleb et Djebbès. Les eaux de ruissellement des
ces oueds s’infiltrent dans les alluvions sablonneux avant
d’atteindre Sebkhat Mechéguigue.
La partie sud présente un réseau hydrographique moins
important, mais elle est traversée Oued Leban qui est alimenté
lui-même de cours d’eau secondaires essentiellement
O. Ezzedine, O. Cheraitt et O. Sebra.

5-3-
Délimitation du bassin de Bled Regueb
L’approche par bassin de la gestion des ressources en eau
a des implications pratiques et opérationnelles importantes.
Elle exige une décentralisation des processus de décision
et la mise en place d’instruments et de mécanismes
régulateurs adaptés. Dans la plupart des cas, l’approche
de gestion par bassin versant implique un découpage du territoire
qui ne correspond pas au découpage administratif du pays,
ce qui entraîne des conflits de compétences entre autorités
administratives et autorités de bassins. Ce problème
se retrouve généralement au niveau de la gestion de
l’information: l’information concernant l’irrigation
et les autres formes d’utilisation de l’eau est généralement
disponible selon un découpage administratif du territoire
et non selon un découpage par bassin. Sans un inventaire
exhaustif et géo-référencé des usagers,
il est illusoire d’espérer procéder à
une gestion efficace de la ressource.
Le bassin versant de Bled Regueb est commun entre les gouvernorats
de Sidi Bouzid (1288 Km2) et de Sfax (512 Km2) et l’information
se trouve ainsi toujours éparpillée entre ces deux
organismes de gestion. Dans le but de leur fournir un support commun
pour une meilleure gestion des ressources en eau dans cette région,
on a pu délimiter exactement ce bassin hydrogéologique
en rassemblant toutes les informations nécessaires. Cette
étape a été réalisée en intégrant
les deux paramètres précédents (Topographie
et hydrographie) en profitant des technologies d’informatique
moderne tel que le SIG en utilisant la technique de modèle
numérique de terrain (Figure 6).

5-4-
Les faciès affleurants
La carte lithologique du bassin de Regueb, obtenue par numérisation
et assemblage de plusieurs feuilles géologique, montre que
cette région est dominée par des dépôts
sableux et limoneux rouges actuels qui reposent sur une croûte
calcaire villafranchienne affleurante au niveau des anticlinaux
de Bouthadi et Bir Ali et sur les bordure des grands reliefs limitrophes.
Ces derniers sont caractérisés par l’affleurement
des dépôts mésozoïques indifférenciés.
Les lits des oueds sont couverts par des alluvions actuelles. La
partie Est « effondrée », est occupée
par Sebkhat Mechéguigue et des Garaâs dont les affleurements
sont des sols salins de type sebkha et des encroûtements gypseux
(Figure 7).

5-5-
Tectonique
La structure d’ensemble de la plaine de Bled Regueb paraît
simple, mais son histoire géologique et sa situation à
l’Est de la dorsale tunisienne sont à l’origine
des phénomènes suivants (Hajjem, 1999) :
- des complications structurales sur la chaîne bordière
entraînant l’apparition du Trias ;
- le changement de la direction d’écoulement d’Oued
Leban du NNE vers Sebkhat Mechéguigue à une direction
NE-SW vers la plaine de Ouadrane par le biais de la partie effondrée
de l’anticlinal de Bir Ali – Plateau de Mezzouna ;
- la dissymétrie des formations mio-pliocènes avec
un épaississement vers le Nord (800m) et un amincissement
vers le Sud (200m).
Cette région fait partie de l’entité du Sahel
de Sfax qui est marquée par une subsidence importante et
affectée par des ondulations de grands rayons de courbures.
Les axes des plis bordiers coïncident avec ceux des formations
tertiaires. La carte structurale (Figure 7) montre globalement deux
familles de failles de directions perpendiculaires. La première
de direction NE-SW affectant essentiellement la chaîne de
Goubrar, Goulèb, El Khechem et toute la limite Ouest et une
deuxième famille de direction NW-SE à E-W affectant
les anticlinaux de Bouthadi et Bir Ali et la chaîne de Mezzouna.
5-6-
Elaboration d’un modèle géologique de terrain
En superposant plusieurs paramètres (topographie, hydrographie,
géologie et tectonique) et en utilisant les grandes capacités
du SIG Arc Gis pour la visualisation tridimensionnelle, on a pu
élaborer un modèle géologique pour le bassin
de Regueb (Figures 8.a et 8.b) qui montre en même temps la
limite du bassin, la morphologie du terrain naturel et le faciès
affleurant. Ce modèle confirme la limite exacte du bassin
en se basant sur les lignes de partage des eaux et les affleurements.
Il peut servir comme un outil d’aménagement pour la
proposition de sites de recharges en se basant sur la perméabilité
des affleurements et les principaux cours d’eau afin d’améliorer
l’infiltration directe des eaux de surface dans les zones
les plus favorables.


5-7-
Hydrogéologie
La zone de Bled Regueb est exploitée par un millier de points
d’eau (Figure 9) (puits de surface et des forages semi-profonds).
Il s’agit d’un aquifère multicouche de remplissage
mio-plio-quaternaire (systèmes phréatique et semi-profond).
Les niveaux réservoir (plus qu’un niveau) se localisent
dans des formations sableuses à sablo-argileuses intercalées
par des niveaux imperméables à semi-perméables
(argiles et argiles sableuse) (Figures 10.a et 10.b).



· 1er niveau aquifère :
Il est capté par les puits de surface et abrite la nappe
phréatique, son épaisseur moyenne est de 20 m.
· 2ème niveau aquifère :
Il est capté par des forages à bras réalisés
au fond des puits de surface et aussi par des forages. Il constitue
le réservoir aquifère de la nappe semi-profonde.
Les deux niveaux aquifères sont séparés par
des assises semi-perméables permettant une communication
plus ou moins importante entre eux et par endroit ces assises sont
absentes et on a un seul niveau aquifère sur une épaisseur
moyenne de 120m.
L’alimentation de la nappe se fait à partir des piedmonts
bordant la plaine (Boudinar, Goubrar et Krechem el Artsouma) et
aussi par les infiltrations des eaux de ruissellement sur tout le
réseau hydrographique de la plaine.
L’épaisseur moyenne de la formation aquifère
productive est de 30 m (d’après la carte d’interpolation
des épaisseurs réalisée sur ArcView). A partir
de la carte géologique on a élaboré une carte
de perméabilité des faciès affleurants, permettant
d’estimer le volume d’eau infiltré vers la nappe
en attribuant un coefficient d’infiltration pour chaque intervalle
de perméabilité. 1137 puits sont inventoriés
dans la plaine de Bled Regueb et seulement 820 sont en fonctionnement.
La profondeur moyenne du plan d’eau est de 50m en amont, de
15m dans la zone centrale et de 3m aux environs de Sebkhat Mechéguigue.
L’écoulement général des eaux de la nappe
est de direction NW-SE dont l’exutoire principal est le bassin
de Bir Ali Ouadrane, avec un écoulement secondaire vers Sebkhat
Mechéguigue (exutoire secondaire).
Pour le calcul du bilan de ce système on a utilisé
la méthode d’interpolation des différents paramètres
hydrodynamiques utilisés afin d’avoir une valeur moyenne
pour chacun. Le bilan est calculé par différence entre
les entrées et les sorties.
Les
entrées (Ve) :
Ve = 16,13 106 m3/an.
- Infiltration efficace des eaux de pluie : 9,83 106 m3/an.
(Volume annuel des infiltrations calculé sur la base des
superficies et des différents coefficients perméabilité)
- Infiltration par ruissellement : 4,6 106m3/an.
- Infiltration par l’Oued Leben : 1,7 106 m3/an.
Sorties
(Vs) :
Vs = 9,31 106 m3/an.
- Exploitation de la nappe : Qex = 8,36 106 m3/an
- Ecoulement souterrain (ES):
Transmissivité :
T= 5 10-4 m2/s. (formations sablo-argileuses de la partie nord)
;
T=7,5 10-4 m2/s (formations sableuses et grossières de la
zone sud)
Gradient hydraulique : = 4,33 10-3 ; Front d’écoulement
= 14 Km donc ES = 0,9 106 m3/an
Bilan:
Ve – Vs = + 6.8. 106 m3/an.
5-8- Elaboration d’un modèle hydrogéologique
En exploitant les grandes capacités cartographiques d’ArcGis,
on a pu déterminer un modèle hydrogéologique
dans lequel sont intégrées toutes les couches d’informations
élaborées dans le cadre de ce travail (Figure 11).
Ce modèle support, qui peut servir comme un outil d’aide
aux décisions futures, rassemble des données diverses
(géologiques, géomorphologiques, hydrologiques et
hydrogéologiques) et facilite l’analyse spatiale des
phénomènes hydrogéologiques et leur évolution
dans le temps et en fonction de l’enrichissement de la base
de données. L’apport d’ArcGis dans ce travail
paraît considérable, soit à travers sa capacité
de visualisation de données soit à travers sa grande
compatibilité avec les autres programmes implique dans ce
projet (ArcView, M. Access, les images,…).

6
- Conclusion
Le modèle hydrogéologique établi permet de
décrire précisément le fonctionnement hydrodynamique
de tout le système en question en allant de la surface en
profondeur. D’abord le MNT permet de délimiter le bassin
versant ainsi que de montrer le sens d’écoulement des
eaux de surface. La composante géologique du modèle
dégage les principales zones de recharge du système
aquifère. De point de vue hydrogéologique, la carte
piézométrique (en MNT) montre clairement le sens d’écoulement
des eaux souterraines ainsi que les zones d’alimentations
et l’exutoire du bassin hydrogéologique. Les données
de bilan sont en relation avec l’évolution de ce modèle.
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
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Thèse de Doctorat d’Etat es Sciences géologiques,
Sujet complémentaire. Faculté des Sciences de Tunis,
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