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Les fondations du système
Le
premier enjeu de la mise en œuvre du SIG couplé à
la mise en place d’observatoires, est de permettre l’utilisation
de la donnée la plus fine existant à l’échelon
de la commune.
une
réflexion autour de la qualité de la donnée
disponible sur le territoire a été engagée.
Dans
les communes, des données très précises existent
dans tous les domaines de compétences mais elles sont souvent
mal organisées, difficiles à obtenir, ou non normalisées,
imprécises quant à leur provenance.
Par ailleurs, à d’autres échelons (départemental
, régional, etc,…), un certain nombre d’études,
d’analyses, existent ou ont été réalisées
,mais il est souvent difficile, voire impossible de les appliquer
pour répondre à une problématique précise
appliquée à la spécificité de notre
territoire.
Les données issues d’organismes comme l’INSEE,
les chambres de Commerces, s’avèrent insuffisantes,
ou inexploitables. Soit parce qu’elles ne sont pas brutes,
soit parce que le référentiel n’est pas le niveau
cadastral. En tout cas, elles restent à un niveau relativement
trop général.
Enfin, en ce qui nous concerne, il nous est difficile de pouvoir
se comparer à d ‘autres structures de même taille
, dans la mesure où la pression de la station du Cap d’Agde
est toujours sujet à appréciation, donc source d’imprécision.
Sur
le territoire de la CAHM, l’ensemble de ces réalités
reflète complètement la difficulté d’obtenir
et d’utiliser des informations pourtant existantes et la nécessité
de se construire un système permettant de rendre accessibles
des données fiables et organisées.
Pour
répondre à cette réalité, la démarche
engagée s’articule autour de plusieurs actions, à
des différents niveaux d’intervention.
On peut noter qu’on est très loin d’une démarche
« projet » au sens noble du terme. Elle était
impossible à mettre en œuvre dès le départ.
Les différents intervenants faisaient l’impasse totale
de la réalité sur les données, réalité
qui est d’ailleurs apparue au fur et à mesure de la
réflexion. C’est à la fois une faiblesse pour
notre organisation mais aussi une force, dans la mesure où
on est en mesure aujourd’hui de construire un système
qui répond exactement à la problématique, d’autant
que le service SIG a toujours gardé , malgré tout,
une certaine vision globale du projet.
En
parallèle de cette réflexion, les missions courantes
de numérisation, d’achat et d’intégration
des données de référence (Cadastres, POS, données
IGN) , de réalisation des couches structurantes ( réseaux,
périmètres divers,), des premières cartographies
du territoire ont été menées.
Des applicatifs métiers ont été installés,
ainsi que la visualisation du cadastre et différentes couches
d’information par internet au moyen de WEBVUE.
La
construction du service SIG
Le challenge plus difficile était la réponse à
la problématique de l’Atelier d’Aménagement
du Territoire, au niveau de l’instruction des permis de construire,
au niveau de l’analyse territoriale, de l’inventaire
urbain, environnemental, pour mettre en place la politique de l’habitat,
dans cette démarche prospective partagée au sein de
l’Atelier.
Trois
années ont été nécessaire pour que le
service SIG-OBSERVATOIRES puisse proposer une organisation cohérente
à cette volonté :
Une organisation de service structurée, avec un chef de service,
un géomaticien, un cartographe, un numérisateur, un
secrétariat, accompagnée de deux dessinateurs projeteurs
en voirie et bâtiment.
Des outils ont été nécessaires :4 licences
arcview, Cadbas, imapos, webvue, Droits de Cités , autocad,,
all-plan,
La difficulté était de trouver une cohésion
dans l’architecture des données :
A
la fois au niveau de l’intégration des données
, la consultation des données, le lien avec le logiciel d’instruction
des permis de construire, et les différents POS/PLU, le lien
avec l’inventaire urbain, l’étude foncière,
l’habitat, la problématique environnement, celle du
transport, permettre le croisement nécessaire pour la réalisation
des portraits de territoire, mettre en œuvre des observatoires
(de quoi ?), mémoriser les différentes analyses.
Tout
d’abord, la consultation de l’inventaire urbain par
WEBVUE
Cet inventaire des formes urbaines, identifie, au regard des notions
d’identité de territoire, les rapports entre typologie
du site et morphologie urbaine, caractérise et évalue
ces formes, explicite la formation des tissus urbains au cours du
temps.
Il s’agit de se donner les moyens d’apprécier
les enjeux de la ville et de dialoguer avec cette forme urbaine
en fonction des projets à développer.
Le plus difficile pour le service SIG a été de dialoguer
avec l’Ingénieur de Recherche de la Direction Régionale
des Affaires Culturelles . Difficile de faire par des contraintes
techniques des SIG, difficile de comprendre la finalité de
cet inventaire, avec des objets, et des niveaux qui s’imbriquaient
les uns la autres.
Mise en œuvre du logiciel WEBVUE pour les services de l’ensemble
des communes constituant la CAHM
Webvue
est un applicatif extranet de consultation du patrimoine géographique
de la commune. Il permet la consultation du cadastre, de la photographie
aérienne, et d’autres couches comme le POS, les réseaux
et les données thématiques, spécifiques à
chaque commune. Webvue nous permet de récupérer des
couches d’informations issues d’applicatifs métiers
: IMALUX, ou d’intégrer des données issues de
BdD spécifiques à un service
D’une manière générale, les utilisateurs
sont satisfaits des fonctions simples de navigation et de localisation
par section, lieu-dit, parcelle, propriétaire, adresse,élément
localisant (mairie, stade,…)
Webvue permet aussi l’édition de cartes, des micro-fiches
cadastrales, des renseignements d’urbanisme.
Ainsi, sur la ville d’Agde, les tests techniques ont été
réalisés pour permettre de consulter des données
comme le schéma directeur des pistes cyclables, les établissements
recevant du public,
D’autres communes, comme Montagnac, peuvent consulter leur
réseau d’eau et d’assainissement
5 sites existent aujourd’hui.
L’instruction
des permis de construire
L’objectif était de migrer d’un logiciel mono
site, vers une architecture plus complexe : les données hébergées
sur un serveur distant, deux sites d’instruction Agde et Pézénas,
avec la même base de donnée, le site de la CAHM pour
l’administration des données.
La mise en œuvre du logiciel Droits de Cités pour l’instruction
des Droits du Cités pour les 19 communes de la CAHM a nécessité
une configuration technique complexe :
- Choix du nouveau logiciel Droits de Cités, afin de pouvoir
instruire en même temps sur Agde et sur Pézénas,
avec une seule base de données pour empêcher les erreurs
ou les doubles saisie. Configuration retenue : 2 sites distants
d’Agde et de Pézénas, le site sur St Thibéry
qui permet l’administration du logiciel, et l’hébergement
des données sur un serveur à Paris
- Reprise des données de deux logiciels différents
(le Livre Foncier et Win ADS )pour l’intégrer dans
le nouveau logiciel,
- Mise en œuvre d’un système de protection pour
l’échange des données avec l’ADSL,
- Mise en œuvre d’une situation provisoire, (c'est-à-dire
utiliser le réseau d’Agde) afin de faire les tests
nécessaires.
Paramétrage des différents documents et courriers
Rétro-planning :
- Février 2004 : lancement de la consultation d’Appel
d’Offres,
- Mai 2004 : Choix du logiciel
- Juin – Septembre : réunions de cadrage, paramétrages
généraux, formation à l’administration
du Progiciel
- Septembre 2004 : intégration d’un premier jeu de
données pour réaliser les tests afin de savoir si
les données récupérées avaient une bonne
correspondance avec le nouveau logiciel
- Novembre 2004 : Formation des instructeurs et du secrétariat
- Décembre 2004 : nouvelle intégration des données
pour instruire réellement les dossiers sur le nouveau logiciel,
et faire le paramétrage des différentes lettres types
(250, multipliées par 19 car elles sont adaptés à
chaque communes), et des différentes listes permettant l’instruction
des dossiers ( les acteurs du territoire - géomètres,
notaires, architectes…-, les services à consulter ,
la bible des arrêtés (360 arrêtés)…
La
mise en œuvre de ce logiciel a été couplée
avec la démarche de suivi des avis architecturaux
Cet applicatif très simple ,développé en interne,
est un complément à la Base de données du logiciel
Droits de Cités. Il permet d’émettre, dans un
délai réglementaire, un avis prenant en considération
les objectifs liés au projet de ville, les données
issues de l’inventaire urbain, les juxtapositions des différents
projets. Il permet aussi de suivre graphiquement avec des données
associées les avis sur la qualité urbaine et architecturale
d’un projet et de garder ces avis « informels »
dans le temps.
L’intérêt réside dans la complémentarité
avec les informations issues du logiciel Droits de Cités
et le SIG en général, où l’on retrouvera
différentes couches d’informations, et notamment l’inventaire
urbain et patrimonial ainsi que l’étude foncière.
Schéma de principe
Droits
de Cités et le lien avec le SIG
L’objectif est de créer un véritable système
où toutes les informations peuvent communiquer entre elles
et se croiser :
- 17 communes ont leur cadastre numérisé, labellisé
et intégré dans les Banques de Données du SIG
(105 295 parcelles),
- toutes les communes peuvent consulter l’orthophotographie
aérienne de leur territoire.
La
démarche engagée sur la politique foncière
Une étude a démarré en mars 2005 dans l’objectif
de mieux comprendre le territoire urbain, péri urbain, agricole
et naturel de la CAHM. Elle permettra d’identifier les secteurs
à enjeux, d’accompagner les communes au niveau de leur
développement dans un souci de gestion de l’espace,
de réaliser un inventaire des disponibilités foncières
communales et intercommunales, croisé avec les perpectives
d’évolution du territoire, afin de définir une
véritable stratégie foncière en matière
d’habitat et de renouvellement urbain. Cette analyse multicritères
sera synthétisée au moyen de cartographies du territoire,
dans l’objectif de créer un outil d’aide à
la décision, type observatoire, en vue de l’élaboration
des documents de planification
La
thématique Habitat
L’équilibre social est une compétence obligatoire
des Communautés d’Agglomération. A ce titre,
il y a obligation d’établir un PLH, définissant
les orientations et les objectifs et un programme d’actions
sur 6 ans. Les orientations du PLH doivent être intégrées
dans le PLU.
Des recueils par thématiques, basés sur un relevé
précis du territoire sont réalisés chaque année
en vue de la mise en place d’un observatoire spécifique
: suivi des EMR, Insalubrité, EHI, maisons de retraite, logements
vacants, logements sociaux, etc,…
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Deux
autres actions viennent compléter le dispositif
Le schéma directeur des espaces naturels avec la mise en
œuvre d’un plan paysage :
il va venir compléter l’étude foncière,
identifier les contraintes et les différents acteurs sur
le territoire et permettra la mise en place d’un plan de gestion,
accompagné de recommandations.
Le schéma directeur sur les infrastructures et les déplacements
 
 
Vers la construction d’observatoires :
Il
est toujours très difficile de mettre en œuvre des observatoires,
et surtout d’identifier le pourquoi de cette mise en place.Pour
la CAHM, ces observatoires vont résulter de l’articulation
des différents thèmes évoqués.
Ainsi, chaque applicatif participe à l’élaboration
de cette vision partagée du territoire :
- Le SIG , avec toutes ses couches de données de référence
et thématiques
- Le logiciel d’instruction des permis de construire, notamment
par le traitement des informations qu’il en résulte
- L’inventaire urbain et patrimonial
- Les avis architecturaux
- L’étude foncière
- Les données Habitat
- Le schéma directeur espaces naturels
- Le plan déplacement
- Les portraits de territoire et les projets urbains
Dans
ce cadre, le traitement des données issues de l’instruction
des permis de construire est essentielle. Ainsi, la CAHM s’est
équipée du module « requêteur thématique
» de Droits de Cités, permettant une exploitation facile
de ces données, dans l’objectif de se construire l’image
de notre territoire.
Le lien entre le SIG et le logiciel Droits de Cités permet
de récupérer les informations dans un sens ou dans
un autre afin de mettre en œuvre des suivis thématiques
Un
outil qui vient compléter notre organisation est le couplage
entre IMAPOS et DDCPLU. L’objectif est, d’une part,
de réaliser en interne les documents d’urbanisme, avec
les zonages, les servitudes, et d’autre part, de pouvoir intégrer
automatiquement ces éléments dans le logiciel Doits
de Cités.
Une fois cette configuration réalisée, un élément
essentiel à suivre dans le temps est la consommation de l’espace,
à croiser avec les différents scénarios de
l’étude foncière.
Par
ailleurs, il a été mis au départ une configuration
technique spécifique : un hébergeur de données
sur site distant, en relation avec les deux pôles d’instructions
et le siège de la CAHM. Cette configuration sera élargie
avec l’outil DDC WEB+ qui va permettre aux différentes
communes d’enregistrer leurs dossiers d’urbanisme.
En
conclusion, la création de ce SIG ainsi que la mise en œuvre
des observatoires, avec cette articulation spécifique , répondent
finalement à la volonté de donner un sens à
chaque donnée et à son traitement , aux différentes
démarches et aux différents projets de territoire.
Cela
permet enfin d’appréhender les différentes échelles
du territoire, d’articuler les différents aménagements
entre eux, de rendre lisible les réalités des territoires
et ses dynamiques d’évolution, dans un système
en permanence réactif.
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