
Contexte
Dès
1995, la ville de Quimper s’est dotée d’un SIG
afin de mieux appréhender et mieux gérer son territoire.
Depuis cette date, son expertise s’est constamment développée
afin de pouvoir, aujourd’hui, offrir un outil efficace d’aide
à la décision.
En janvier 2003, le service SIG, jusque là inclus dans la
Direction du Développement Urbain, a été transféré
au Service Informatique et ses missions sont en partie devenues
communautaires. L’ensemble du Service, y compris le personnel
(3 personnes), a été transféré à
Quimper Communauté.
Les
missions communautaires sont les suivantes :
· numérisation des cadastres des communes,
· mise en place d’un outil de consultation du SIG
sur l’ensemble du territoire,
· soutient des services à compétence communautaire
(ex : l’assainissement, etc).
en
parallèle les missions « ville de Quimper » restent
les mêmes.
Aujourd’hui,
le SIG est devenu communautaire et se pose la question concernant
son niveau d’implication dans les SIG des communes. Par ailleurs,
sa mise en œuvre a supposée que certaines tâches
de coordination ou d’intérêt général
soient prises en charge :
· intégration des mises à jours de référentiels,
· installation et mises à jour des logiciels,
· sauvegardes des données,
· formations des utilisateurs,
· mises en œuvre de solutions techniques complexes,
· garantie d’un niveau de services sur un territoire
étendu.
Il
devient donc urgent de définir les responsabilités
mutuelles et la mise en œuvre de moyens adéquats. De
même, il est nécessaire de statuer sur deux autres
points essentiels que sont : la question de l’évolution
de la répartition des compétences entres communes
et intercommunalités et la question de la charge de travail
que représente la responsabilité des SIG dans l’intercommunalité
et des compétences requises.
Dans ce cadre, un schéma directeur du SIG communautaire est
en cours d élaboration et devrait être terminé
début janvier 2006. Il précisera les orientations
pour la période 2006/2009.
Solution
technique choisie
La
solution technique devant être mise en œuvre doit répondre
aux critères énoncés précédemment
mais aussi à des contraintes techniques et financières.
Contraintes
Financières
:
· Ne pas devoir multiplier à outrance le nombre
de licence d’un outil de consultation des données
du SIG,
· Réduire au maximum les coûts de maintenance
et de mises à jour.
Techniques :
· Offrir des données à jour,
· Offrir un accès sur l’intranet de la ville
de Quimper,
· Offrir un accès sur l’extranet communautaire
(liaison ADSL à 1Mo),
· Offrir un accès via les sites Internet de la ville
de Quimper (http://www.mairie-quimper.fr/ (rubrique : «
plan de ville & cartographie »)) et de Quimper Communauté.
·
Relier par un réseau quelconque les différentes
communes,
· Offrir un confort satisfaisant au niveau des temps de
réponses.
Existant
Le nombre de licences donné peut avoir varié.
Choix
Possédant
déjà une expérience d’ArcView IMS 3,
notre choix s’est porté sur le couple de produits ArcIMS/Kogis.
Ce dernier produit offrant l’intérêt d’être
fourni avec une API Java autour de laquelle il a été
développé de nouvelles applications.
Ce couple s’enrichit d’une API Java « maison »
prenant en compte :
· les nouveaux besoins en terme d’applications,
· l’interfaçage avec le système d’information
général (autres bases de données, etc),
· la sécurité des transactions et des accès
en intranet, extranet et internet.
De
plus, une solution de stockage des données performante (tenue
à jour des informations, temps d’accès) a été
mise en place par le biais du couple Oracle/ArcSDE.
Schéma de l’architecture

Démarche
La
migration et la mise en place du nouveau système se sont
déroulées de manière progressive, sans interruption
de service, sur une période de deux ans et ont été
réalisées par deux personnes.
Le déroulement a été le suivant :
1. Elaboration de la future architecture,
2. Analyse de ses contraintes,
3. Mise en place d’un serveur de fichier contenant l’ensemble
des données du SIG au format shape et jpeg,
4. Mise en place d’une synchronisation automatique de ce référentiel
unique avec les postes clients internes (ArcView 3 et Autocad) avec
un répertoire local (c:\sig) au démarrage des PCs.
5. Mise en place du serveur ArcIMS 4 avec des données locales
:
- Application Kogis de consultation du cadastre et des servitudes,
- Application de gestion des zones d’activités.
- Application de gestion de l’assainissement collectif et
de l’eau potable,
- Formation des utilisateurs.
6. Analyse et catalogage des données du référentiel
- L’analyse se fait couche par couche,
- Enrichissement d’une base de données maison des métadonnées
(compte tenu des moyens en œuvre le modèle ISO19115
ne peut être utilisé car il serait trop consommateur
de ressources et qu’il faut malgré tout avancer ; ce
sera certainement une future tache).
7. Migration d’une partie des postes ArcView 3 en version
8.
- Cette opération se fait en partenariat avec les utilisateurs
(apr – mxd !),
- Formation dans nos locaux à ArcView 8.
8. Analyse et test de la solution Oracle / ArcSDE en vue d’y
inclure les données à jour.
- Ces tests se déroulent sur une période de 3 mois,
- Les tests sont positifs mais impliquent une modification de l’organisation
de travail :
- Gestion des droits dans Oracle,
- Agencement des données en schémas Oracle,
- Engagement d’une réflexion sur la manière
de présenter les données aux utilisateurs ArcView
(plus de shape !).
9. Mise en production de la base de données Oracle / ArcSDE
- Transfert du référentiel en géodatabase ArcSDE,
- Mise en place de l’application de gestion des métadonnées,
- A ce stade, deux référentiels identiques sont tenus
à jour (shape et géodatabase ArcSDE).
10. Mise en place d’une structure (en cours de validation)
de gestions des voies,
- Mise à plat des voies suite à la numérisation
des cadastres (aspects géographiques et réglementaires),
- Tenue à jour quotidienne de la géographie des voies
communautaire par le service SIG,
11. Mise en place d’un groupe de travail afin de supprimer
le référentiel shape,
- Analyse des possibilités offertes par les .lyr d’ArcGIS,
- Définition d’une nouvelle arborescence de .lyr dans
c:\sig,
- Validation de la nouvelle arborescence (=> renseignement des
métadonnées).
12. Mise en production de l’arborescence de données
.lyr,
- Création de rôles et de comptes Oracle/ArcSDE donnant
l’accès en lecture seule à ces couches,
- Synchronisation de la nouvelle arborescence sur les postes clients
ArcGIS au démarrage (le volume transféré passe
de 1 Go à 20 Mo),
- L’ancienne arborescence est conservée durant 3 mois
afin de permettre aux utilisateurs de modifier leurs projets,
- Les données présentées sont automatiquement
à jour lors d’une modification en base de données,
- Les temps de réponse sont améliorés en particulier
sur les couches « raster » et les gros volumes vectoriels.
13. Début 2005 : Mise en production du nouveau site web du
SIG communautaire,
- Installation du SIG dans l’ensemble des communes,
- Formation de près de 250 utilisateurs à ce produit,
- Mise en place du site Internet,
- Développement des nouvelles applications,
- Mise en place d’une gestion des droits d’accès
en conformité avec les exigences de la CNIL.
14. Septembre 2005 : Schéma directeur SIG,
- Doit être terminé en janvier 2006,
- Présentera des orientations pour le période 2006
– 2009.
Au
cours de cette période, une application métier de
gestion de l’assainissement non collectif a été
mise en place. Cette application client/serveur est directement
connectée à la base de données Oracle/SDE pour
ses données géographiques et à une deuxième
pour ses données attributaires. Dans les semaines à
venir une application web/ArcIMS permettra à l’ensembles
des services de visualiser ces données du « SPANC ».
A l’avenir, ce schéma de fonctionnement sera retenu
pour l’ensemble des applications métier.
Constitution
des référentiels IGN
Le
Conseil général du Finistère a décidé
de fédérer les initiatives locales et de favoriser
le développement de la cartographie numérique sur
l’ensemble du département. Ces actions se concrétisent
par un soutien à la numérisation du cadastre (qui
permet de mettre en place un échange contractualisé
de données entre les partenaires) mais aussi par un dispositif
d’achat groupé de données numériques
auprès de l’IGN.
L’acquisition, portant sur une couverture départementale,
concerne les données IGN suivantes : la BD Ortho (vues aériennes),
le Scan 25 (cartes de randonnées IGN au 25000ème)
et les limites administratives des communes issues de la BD Carto.
Cet achat groupé a permis de mutualiser les coûts,
de régler les problèmes liés à la protection
et la diffusion des données auprès des communes. Il
s’est concrétisé par la signature d’une
convention d’acquisition de données entre le Conseil
général du Finistère et l’IGN d’une
durée de trois ans. Cette convention étant ensuite
déclinée entre les divers EPCI et le Conseil général
du Finistère
L’ensemble
de ces référentiels est bien entendu intégré
en base de données Oracle/SDE dès réception.
Conclusion
La
mise en œuvre de ces produits s’est avérée
relativement simple mais nécessite cependant une bonne maîtrise
des techniques informatiques et en particulier celles liées
aux bases de données, aux langages de programmation Java,
XML et d’une manière plus générale aux
technologies liées au fonctionnement d’un site web.
Le portage des données a nécessité une mise
à plat importante des données et en particulier de
leurs métadonnées.
Cette
nouvelle architecture tient ses promesses en terme de coûts,
d’ergonomie, de simplicité des fonctionnalités,
de diffusion de l’information et des temps de réponse.
Site Internet
http://www.mairie-quimper.fr/
(rubrique : « plan de ville & cartographie »).

Site
Intranet & Extranet
http://sigqc.mairie-quimper.fr/
ou http://sigqc.quimper-communaute.fr/
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Connexion sécurisée par authentification/identification.
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