| SIG
: vers l’exploitation virtuelle
Comme dans d’autres
secteurs d’activité, l’agriculture voit monter
en puissance les applications à caractère décisionnel.
Qu’elles aient un objectif d’historisation (acquisition
de connaissance, traçabilité, etc.) ou prospectif
(prévision, simulation), ces applications embarquent de plus
en plus d’informations relatives au fonctionnement des exploitations.
A ce titre on peut dire
que le système d’information est une abstraction de
la connaissance qu’a l’agriculteur de son entreprise
et de son process de production.
L’agriculture étant
par nature un sujet de choix pour les représentations géographiques,
les SIG sont devenus des composants indispensables des logiciels
décisionnels du secteur agricole. D’abord dédiés
à leur usage premier, à savoir la représentation
géographique des parcelles, les SIG deviennent de plus en
plus un média pour l’organisation, la représentation
et la manipulation de la connaissance disponible dans le système
d’information de l’exploitation.
A ce titre on peut dire
qu’ils sont une abstraction de l’exploitation en tant
qu’objet physique et qu’ils permettent à l’utilisateur,
que ce soit l’agriculteur ou le conseiller agricole, de disposer
dans leur usage informatique d’une représentation virtuelle
de l’exploitation.
Les besoins, en termes
d’interface homme machine et d’ergonomie, qui naissent
de cette évolution sont tels que les SIG doivent se doter,
côté utilisateur, de fonctionnalités nouvelles
adaptées aux objectifs métier couverts par les applications.
Les
enjeux de l’interopérabilité
L’interopérabilité
est la conséquence de la généralisation de
l’usage des SIG dans les applications dédiées
au secteur agricole. L’utilisateur est confronté à
de nombreuses ressaisies et souhaite pouvoir échanger de
façon aisée les données entre les différents
logiciels. Cela concerne les applications fixes installées
sur le PC de l’exploitant mais aussi les applications embarquées
(import/export de cartes de rendement ou d’application par
exemple).
Les SIG doivent donc
trouver un langage commun pour échanger leurs informations.
Mais l’interopérabilité n’est pas qu’un
problème technique, elle nécessite une standardisation
des définitions de données afin qu’une information
puisse être utilisable par une autre au-delà de sa
représentation numérique.
L’interopérabilité
concerne aussi l’aspect multi utilisateurs des applications.
L’agriculteur travaille en collaboration avec des interlocuteurs
qui lui apportent conseils et compléments d’expertise
dans la conduite de son exploitation et qui interviennent à
l’aide d’applications qui peuvent être identiques
ou différentes, sur les données de l’exploitation.
Nomadisme
La
montée en puissance des techniques liées à
l’agriculture raisonnée ou de précision implique
un usage renforcé des applications décisionnelles
à tout moment du cycle d’exploitation.
L’agriculteur en
plus d’utiliser ses applications dans son bureau en vue d’analyser
ou de préparer ses actions, doit pouvoir utiliser certaines
fonctionnalités ou certaines informations au champ que ce
soit pour la collecte de données ou pour l’aide à
l’intervention. Par ailleurs, les techniciens qui apportent
leurs conseils sont appelés à utiliser leurs applications
chez l’agriculteur, loin de leur réseau d’entreprise.
Les
applications décisionnelles basées sur les SIG doivent
donc pouvoir fonctionner en mode connecté ou déconnecté
et offrir des fonctionnalités avancées de synchronisation
des données pour répondre à ces objectifs.
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