CONTEXTE GENERAL
Le littoral du Trégor-Goëlo est particulièrement
riche par la diversité de ses paysages (côtes rocheuses,
baies, nombreuses îles, rias,…), par l’importance
de la zone d’estran découverte par la marée
et les espèces animales et végétales qui la
colonisent. Ce littoral constitue un attrait indéniable pour
le pays, qu’il convient de préserver.
Un
certain nombre d’informations existe sur le littoral, mais
elles sont éparses et souvent ne couvrent pas l’ensemble
du littoral du pays. Certaines informations ont été
rassemblées sur une partie du Trégor-Goëlo dans
le cadre des SMVM, d’autres se trouvent dans différents
services de l’Etat (Affaires maritimes, IGN, DDE, DIREN …)
ou d’autres organismes tels IFREMER, SHOM, CEVA etc …
A l’heure actuelle, il est impossible d’accéder
dans des délais satisfaisants à ces données.
Les Systèmes d’Information permettent de pallier techniquement
à ce genre de problème sous condition d’avoir
éludé les aspects financiers et juridiques.
Les collectivités sont particulièrement demandeuses
de données sur leur littoral et ceci pour plusieurs raisons
: aménager et protéger le littoral, faire connaître
les richesses patrimoniales du littoral aux populations riveraines
et aux touristes sont autant de compétences qui sont leurs.
Dans ce contexte, le projet permettra de mettre en place un premier
Système d’Information Géographique (SIG) sur
le littoral du pays du Trégor-Goëlo.
En outre, la nécessité de pouvoir maintenir à
jour un tel SIG et de le rendre accessible à distance par
d’autres collectivités participantes impose de prendre
en compte la consultation des données à distance (entre
partenaires et à destination de l’extérieur).
L’information géographique se révélant
très rapidement volumineuse, les débits des réseaux
utilisés conditionneront la part des données qui pourra
être rendue accessible à distance.
D’autre part, il s’agit d’être extrêmement
précis quant aux possibilités de diffusion par rapport
aux aspects juridiques, techniques et financiers liés à
l’utilisation des données géographiques.
CONTEXTE
AMDINISTRATIF ET MATERIEL
Dans le cadre du programme LEADER+ porté par la Pays du Trégor-Goêlo,
(Liaisons entre les Activités de Développement de
l'Economie Rurale), au sein du volet destiné à favoriser
le développement et la diffusion des TIC (Technologies d’Information
et de Communication), la CCPG (Communauté de Communes Paimpol-Goëlo)
est maître d’ouvrage de ce projet. Les maîtres
d’œuvre sont le CEVA (Centre d’Etude et de Valorisation
des Algues) et la CCPG elle-même.
Pour une durée de 3 ans, et ayant débuté en
janvier 2004, la conduite de ce projet a nécessité
le recrutement d’un géomaticien à 50% de son
temps et la mise à disposition de 25% de l’informaticien
en place au sein de la Communauté de Communes.
Le
CEVA, lui, engage les compétences de son service Ressources
Naturelles et Environnement.
En terme de matériel, la CCPG est équipée de
2 licences ArcView 9, d'une licence 8.3 et le CEVA de 2 licences
ArcView 9.
Le
Financement de ce projet est assuré à hauteur de 60%
par LEADER+, 20% par le Conseil Général des Côtes
d’Armor et 20% par la CCPG.
CADRE
D’ETUDE
Le Pays Trégor-Goëlo est composé de 69 communes
pour 112 000 habitants répartis sur environ 1000 km2.
Le littoral est réparti sur le ban communal de 34 communes
regroupées en 4 communautés de Communes, 1 Communauté
d’Agglomération et 1 commune isolée pour environ
300 km de linéaire côtier.
L’estran (dit également zone de balancement des marées
ou zone intertidale) est la surface découverte par la marée
entre le niveau des plus hautes marées et celui des plus
basses marées. Afin d’être sûr de prendre
en compte tout facteur pouvant influencer directement l’estran,
nous élargirons la zone à une bathymétrie de
20 m (limite des activités humaines) à partir des
plus basses marées et nous tiendrons également compte
de la bande des 100 m de la loi Littoral ainsi que de toute servitude
liée au littoral.
COLLECTE
ET PRODUCTION DE DONNEES
Toutes les données liées à l’estran dans
toutes ses composantes (éléments envisagés)
:
- Géologiques
- Géomorphologiques
- Topographiques
- Bathymétriques
- Hydrographiques
- Faune et Flore…
- Maritimes
- Economiques
- Industrielles
- Administratives
- Patrimoniales
- Loisirs
- Aménagement du territoire…
A l’intérieur de ces composantes, des données
plus fines peuvent êtres définies. Cette liste est
loin d’être exhaustive et ne demande qu’à
être complétée en fonction des desiderata des
collectivités participantes. Leur statut peut différer,
et basiquement on distingue :
- des données inexistantes (réellement inexistantes
ou support inadapté)
- des données existantes, mais non disponibles (statut
juridique, confidentialité, licence d’utilisation
…)
- des données existantes et disponibles
La collecte de ces données passe, dans un premier temps,
par l’identification des acteurs potentiellement détenteurs
de données :
-
Communes
- Communautés de Communes et d’Agglomération
- Conseil Général des Côtes d’Armor
(Randonnée, cadastre, ENS)
- Conseil Régional de Bretagne (Contrats nature)
- Pays Touristique du Trégor-Goëlo (SIG Randonnée)
- Pays du Trégor-Goëlo (Charte de l'Environnement)
- Affaires maritimes (cadastre conchylicole)
- DDE (SMVM)
- DDAF
- DIREN (+ NATURA 2000)
- IFREMER
- Conservatoire de l'Espace Littoral
- Conservatoire botanique
- Préfecture (Sites protégés)
- Chambres syndicales (agriculture,métiers, commerce et
industrie)
- Comité local des pêches et des élevages
marins de Lannion-Paimpol
- SRC
- LPO
- Associations environnement (GEOCA, Vivarmor, Bretagne vivante,
O3D)
- Comités de bassins versants (Trieux, Jaudy-Guindy-Bizien,
Léguer, Côte du Goëlo)
- Agence de l’eau
- Internet (rédeau National des Données sur l'Eau...)
La
production de données se compose de 2 grands types d’informations
:
- la production de données brutes (numérisation,
photographies aériennes, levés de terrain…)
- La production de données à partir d’informations
standards (ex : zones naturelles et zones ostréicoles)
Encore
une fois, bien évidemment, il s’agit de collecter d’abord
toutes les données existantes et disponibles, avant de commencer
la production de données.
Actuellement, une centaine de couches sont intégrées
dans le SIG. Elles ne sont par contre pas toutes de qualité
égale ou ne couvrent pas forcément l'intégralité
du territoire.




PARTAGE ET DIFFUSION DES DONNEES
Les modalités techniques du partage de ces informations sont
en phase de test, mais d'autres solutions sont espérées.
- avec les collectivités territoriales participantes et/ou
les scientifiques, accès à une base de données
distante ou site FTP (avec viewer à télécharger)
- en perspective : diffusion vers le grand public, via Internet
(webmapping). Une éventuelle coopération avec Newscape
Technology (Alain Rey, Lannion) est à envisager.
Le point clé du partage et de la diffusion sera la gestion
des aspects juridiques et économiques, sous la responsabilité
de la CCPG.
Quant à la diffusion, elle fait émerger les points
suivants :
- apparition de nouveaux problèmes (licences d’utilisation…)
- nouveau type de responsabilité (producteur de la donnée,
diffuseur de la donnée…)
- responsabilité accrue (public plus large)
- validité légale des données (études,
ex du SMVM…)
La mutualisation des données et des connaissances sur ce
territoire littoral revêt, par contre, des avantages indéniables
:
- économie d’échelle et de temps (collecte
et production grâce à des données «
exhaustives » centralisées)
- reconnaissance du territoire comme « numérique
», volonté du Pays Trégor-Goëlo, opérateur
LEADER+
- MAIS nécessite l’emploi de personnel qualifié
au sein de la structure d’hébergement (à prendre
en compte dans le modèle financier).

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