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Cartographie
: un outil indispensable pour la Médiation Sociale |
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Pascal
FILOE
Médiation de Nevers
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La
Ville de Nevers, comme de nombreuses collectivités locales
à la même époque, s’est engagée dans
un projet de médiation sociale dès 1998 à la
faveur du dispositif emploi jeune « nouveaux besoins, nouveaux
services » et de la mise en œuvre des Contrats Locaux de
Sécurité.
La force et la faiblesse des dispositifs de médiation résidaient
dans le fait que l’activité était entièrement
nouvelle. A ce titre, la médiation n’avait pas de forme
précise laissant ainsi toute la liberté nécessaire
aux agents et à leur hiérarchie pour modeler les dispositifs
selon les besoins du terrain. Toutefois, après quelques mois
au plus quelques années s’est posée la question
des bilans. Passer l’euphorie de la création des structures
qu’elles aient été municipales, para-municipales,
associatives, les financeurs se sont intéressés à
l’impact de tels dispositifs sur les périmètres
et les publics cibles des médiateurs. Les résultats
attendus conditionnant l’avenir ici de tel service, là
de telle association, les agents qui oeuvrent dans le champ de la
médiation se sont rapidement vus opposer la question «
Que font les médiateurs ? » |
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De
la nécessité du suivi et de l’évaluation
:
Quoi
de plus inquantifiable qu’une activité de communication,
de contact, de présence rassurante ? On oppose souvent aux
acteurs socio-éducatifs le problème de lisibilité
de leur action. Ainsi les médiateurs, dont la l’action
est dirigée vers les problèmes de sociétés,
ne peuvent faire valoir leurs actions que sur le moyen voire le
long terme.
A
Nevers le choix a été fait mettre en œuvre rapidement
des tableaux de bords sommaires permettant de suivre à minima
les actions engagées. Le principe était de disposer
d’éléments chiffrer constituant une base de
données permettant de soutenir les bilans qualitatifs régulièrement
dressés par les médiateurs.
Avec
les années, les tableaux ainsi réalisés se
sont affinés mais ont toutefois montré de nouvelles
faiblesses. En effet, si les financeurs disposaient d’un outil
de suivi, celui-ci était difficile à lire, donc peut
exploitable pour les non initiés, et ne reflétait
que l’appréciation des situations connues de la médiation.
Hors,
il a été démontré dès la fin
des années 1990 que la coproduction en matière de
sécurité et de prévention était seule
gage de réussite. |
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Des
tableaux de bord à une représentation cartographique
:
Disposer
d’une base de données pertinente, nous a permis de
passer rapidement à l’opération de cartographie.
En effet, il était nécessaire de faciliter la compréhension
des données détenues par la médiation pour
chacun des partenaires, au premier rang desquels les financeurs.
Il fallait que chacun puisse utiliser ces données pour, d’une
part réorienter sa propre activité ; d’autre
part, il fallait objectiver la somme des sentiments généraux
qui se dégageaient sur tel ou tel périmètre.
L’outil cartographique s’est naturellement imposé
à nous comme répondant aux exigences énoncées
précédemment.

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Vers
l’automatisation de la collecte des données :
La
contrainte principale, pour faire fonctionner un service de médiation,
est liée au nombre des effectifs. Les structures associatives
en particulier se développe vie le subventionnement accordé
par les collectivités locales et quelques partenaires de
terrain. Aussi, il faut pour assurer le meilleur service possible
à la population limiter les taches « administratives
» des équipes pour occuper au mieux le terrain et répondre
aux attentes des usagers.
Ainsi,
pour limiter le temps d’enregistrement des données,
il a été décidé de doter les équipes
de médiation d’un PDA leur permettant de saisir sur
le terrain les interventions et constats réalisés

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