On
a longtemps fait le procès des SIG et de leur coût
élevé d’investissement et de fonctionnement
au sein des structures qui avaient commencé à les
utiliser.
Ainsi, les Systèmes d’Information Géographique
ont longtemps été réservés à
quelques experts ou décideurs. Ces technologies sont accessibles
depuis peu à des particuliers dont les agriculteurs. Le domaine
agricole fait aujourd’hui office de précurseur dans
ce domaine.
L’élan
donné par la réglementation
Depuis cette année, les États membres de l’Union
Européenne doivent disposer d’un système d’information
géographique pour l’identification des parcelles agricoles.
L’état français a donc constitué un référentiel
national des îlots PAC. Ces îlots PAC (pour les aides
liées aux surfaces), auparavant déclarés de
façon « alphanumérique » prennent donc
une dimension géographique. La PAC graphique constitue donc
une procédure majeure d’élaboration d’un
référentiel géographique, géré
par le SIG d’une administration .
Autre exemple, celui des mesures agri-environnementales CAD dont
l’instruction administrative des dossiers prend également
une dimension géographique. Comme pour la PAC, le «
dessin « des éléments engagés en CAD
fait désormais partie de l’instruction, ce qui n’avait
pas été le cas des CTE .
Ainsi,
les SIG longtemps utilisés « pour faire des cartes
» prennent une dimension réglementaire et accompagnent
cette nouvelle agriculture fortement réglementée.
Par ailleurs, la réglementation, dans son dimension de contrôle
administratif, demande de plus en plus à l’agriculteur
de rentrer dans des démarches d’enregistrement de pratiques
; généralement à des fins environnementales
de respect des apports d’engrais, ou d’entretien des
éléments paysagers notamment. On notera que cette
demande d’enregistrement est aussi présente pour les
coopératives au sein des filières agro-alimentaires
où, dans ces cas précis, l’objectif est lié
à la traçabilité et au suivi de production.
Des
cartes mais pas d’outil logiciel
En
réponse aux besoins des agriculteurs, les organismes agricoles
ont longtemps réalisé des cartes représentant
îlots, parcelles engagées avec des mesures agri-environnementales
et autres îlots culturaux, et proposé des cartographies
d’exploitation (sous la forme de posters par exemple) aux
agriculteurs. Des cahiers d’enregistrement étaient
également proposés, mais cela ne suffit pas. L’agriculteur
veut aller plus loin en matière d’interactivité
avec sa cartographie.
Le
constat est simple : la gestion des exploitations est de en plus
complexe, la multiplicité des thématiques et des niveaux
d’échelles spatiales différentes liés
à des contraintes économiques et environnementales
demandent des outils performants spécifiquement dédiés.
Du point de vue réglementaire et administratif, la donnée
géographique de référence se constitue petit
à petit ; avec pour entités principales l’îlot
PAC et la parcelle.
Notre
projet est le suivant : il faut transmettre à l’agriculteur
cette information géographique à base « administrative
» sous une forme numérique dans un outil géographique
dédié, qui lui servira pour le suivi réglementaire
et technique de ses îlots et parcelles.
Aussi,
l’utilisation des données géographiques à
travers la gestion de leur exploitation est un bon moyen de faire
adhérer les agriculteurs aux technologies SIG ; mais quoi
de plus normal pour une activité autant impliquée
dans la gestion de l’espace.
Top@gri
, un SIG chez l’agriculteur
C’est
dans ce cadre qu’est né le projet Top@gri ® (Topographie
Opérationnelle du Parcellaire de l’@griculteur) fin
2003. Pour répondre aux exigences de suivi agro-environnemental,
le GIE Cartographie & Développement des ADASEA a développé
en 2004 ce progiciel, outil cartographique simple et économique
pour les agriculteurs. L’agriculteur dispose ainsi de ses
données sur son exploitation pour enregistrer ses pratiques
et optimiser ces différents choix techniques.
Top@gri
® intègre donc des référentiels administratifs
et cartographiques reconnus tant raster que vecteur (orthophotoplans,
PAC graphique, toutes les parcelles de l’exploitation dont
celles engagées avec mesures agri-envionnementales) à
partir desquels l’agriculteur va saisir ses interventions
et pratiques agricoles via une interface cartographique adaptée
et intuitive.
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