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L’Agence de l’Eau Artois-Picardie
La loi sur l’Eau de 1964 a
crée six bassins hydrographiques dans lesquels six Agences
de l’Eau, établissements publics de l’Etat sous
tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement
Durable et sous celle du ministère chargé des finances,
agissent pour concilier gestion de l’eau et développement
économique dans le respect de l’environnement.
Manque carte 6 bassins
Objectifs :
- Faciliter les actions d’intérêt commun telles
que :
. la préservation et l’amélioration de la
ressource en eau
. la lutte contre la pollution
. la connaissance des milieux
-
Informer les publics
- Etablir et percevoir des redevances auprès des collectivités,
des industriels et des agriculteurs pour les prélèvements
d’eau et pour la détérioration des milieux.
- Attribuer des subventions ou des avances aux mêmes acteurs
pour lutter contre la pollution et pour préserver la ressource
en eau.
Le Système d’Information
Géographique de l’Agence
La cellule Système d’Information Géographique
(SIG) intervient comme prestataire pour l’ensemble des services
et missions de l’Agence dans le domaine de l’information
géographique et de la cartographie.
Elle assure :
- l’administration du système d’information
géographique
- une contribution à l’avancement des projets de
l’Agence (Directive Cadre sur l’Eau, S.A.G.E…)
- la réalisation de documents cartographiques
- une veille technologique active dans le domaine des S.I.G.
- la gestion de la cartothèque
- le développement et la valorisation du S.I.G.
2. Les outils d’évaluation
de la qualité des cours d’eau (S.E.Q.)
La loi sur l’eau du 3 janvier
1992, et particulièrement l’élaboration des
Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion
des Eaux, a amené le Ministère de l’Ecologie
et du Développement Durable et les Agences de l’Eau
à reconsidérer les grilles de qualité utilisées
ces trente dernières années : il apparaît en
effet essentiel de mieux prendre en compte la diversité des
types de pollutions (micropolluants notamment), les atteintes à
la structure et au fonctionnement physique, jusque là très
largement ignorées, et mieux apprécier la qualité
biologique des cours d’eau.

Le SEQ Physique : évaluer
la qualité physique des cours d’eau
Le système d’évaluation
de la qualité du milieu physique des cours d’eau –
SEQ Physique - s’intéresse à l’ensemble
des paramètres intervenant dans l’architecture, la
forme du cours d’eau (éléments physiques structurants)
et dans son fonctionnement hydrodynamique(régime hydrologique
en particulier)
Il s’agit donc d’évaluer
:
=>La qualité physique du cours d’eau : Les altérations
sont appelées ici critères de qualité. Ils
rassemblent les paramètres concernant la plaine d’inondation,
les annexes fluviales, la structure des berges, la ripisylve, la
continuité longitudinale et la morphologie du lit mineur.
Ces critères sont regroupés dans 3 grands compartiments
physiques : lit majeur, berges, lit mineur. Sont également
identifiés 3 critères complémentaires, «
transversaux » (c'est-à-dire intéressant les
3 compartiments physiques) : l’hydrologie, la connectivité
et le potentiel de régénération.
La qualité pour chaque critère
et compartiment est évaluée par un indice, grâce
à un logiciel de calcul, sur une échelle de 0, le
pire à 100, le meilleur. Cette échelle est découpée
en 5 classes, de couleurs différentes. Un indice de qualité
physique pour l’ensemble du milieu est également calculé.
=>L’incidence de cette
qualité sur les principales fonctions du cours d’eau.
On distingue les fonctions naturelles (habitat pour la faune, la
flore, potentialités d’autoréparation des communautés,
régulation naturelle des étiages, des crues, des échanges
avec la nappe) et les usages anthropiques (pêche, paysage,
sports nautiques, ressources en eau).
Les incidences de la qualité
physique sur l’aptitude aux fonctions sont exprimées
en 5 classes.
L’évaluation se fonde
sur l’identification des types naturels des cours d’eau
à partir des critères dynamiques (énergie,
transport solide,…) et structurels (formes des vallées,
nature du substratum géologique,…). L’environnement
physique est décrit par tronçons homogènes,
au moyen dune fiche standard, regroupant une sélection de
paramètres pertinents évalués à partir
de documents cartographiques et d’observations de terrain.
La contribution de chaque paramètre à l’évaluation
de la qualité de chacun des compartiments et au calcul de
l’indice global de qualité physique est spécifique
à chaque type.
Le SEQ Physique doit permettre :
- D’évaluer la qualité physique de tronçons
homogènes
- D’évaluer les incidences directes de cette qualité
sur les fonctions naturelles des cours d’eau et les usages
par l’homme
- D’apprécier les effets d’une modification
d’un ou plusieurs paramètres et constituera un outil
d’aide à l’orientation de programmes -’actions,
sans pour autant remplacer un diagnostic de détail seul
à même de définir précisément
ces actions.
Mise
œuvre du SEQ Physique à l’Agence de l’Eau
Artois-Picardie

Dans
le cadre de sa mission de veille technologique, la cellule SIG s’est
proposée d’évaluer l’intérêt
du SIG nomade dans la mise en œuvre de ce projet.
3.
Le SIG nomade et son intégration dans la mise en œuvre
du SEQ Physique
Environnement
matériel / logiciel
Matériel
: GeoExplorer XM (pocket PC), Trimble. Prêt de D3E.
Logiciel : ArcPad, Esri. Prêt d’EsriFrance.
Support technique : Jean Thomas Rouzin, Esrifrance.
Mise
en œuvre du sig nomade
Modélisation de la base
• Création d’une géodatabase SEQ Physique
• Intégration de la fiche de saisie SEQ Physique
sous forme de domaines (valeurs précodées)
• Association de ces domaines aux attributs du cours d’eau
Chargement
des données
• Préparation des données terrains sous ArcMap
: données de travail + données complémentaires
(fonds raster…)
• Extraction des données pour ArcPad
• Synchronisation du pocket PC
Mission
terrain
• Saisie des données descriptives sous ArcPad
Réintégration
des données collectées
• Récupération des données mises à
jour depuis ArcPad
Utilisation
des données
• Cartographie de l’ensemble des données saisies
sur le terrain
• Transfert des données pour le calcul des indices
(données sont déjà numérisée)
Bilan
Points
positifs :
- Facilité de prise en main de l’outil (intégration
des données, saisie sous ArcPad, et réintégration
sous ArcMap)
- Apport de la cartographie sur le terrain pour mieux appréhender
le contexte local (fonds raster, bases ouvrages : rejets, barrages…)
- Gain de temps (élimine l’opération de saisie
«fiche papier» vers «fichier numérique»)
- Le SIG est au cœur du processus
- Enrichissement de la base SIG par l’ensemble des critères
du terrain et non plus seulement les 5 indices finaux.
- La saisie est faite directement par l’expert du domaine
concerné
- Projets ArcPad sont globalement simple et rapide à mettre
en place pour l’administrateur SIG
Points négatifs :
- Ecran du pocket pc trop petit pour ce type de visualisation
- Problème pour utiliser simultanément fonction GPS
/ fonction ArcPad
4.
Perspectives
- Tester un autre type d’ordinateur compact (tablette PC),
et l’apport d’une solution ArcPad Application Builder.
- Etudier la mise en œuvre de ce type de solution pour d’autres
domaines (exemple : compléter la base barrages).
- Etudier l’externalisation de la procédure de saisie
des informations en faisant appel à des partenaires locaux
auxquels serait confier un terminal SIG nomade.
- Mettre en place une étude complète de déploiement
de ce type de solution (technique, coûts, domaines d’application)
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