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Séquence de classe : le tracé du tramway clermontois.
1 - Présentation du travail avec les élèves |  |  |
|  | Le travail en classe est mené avec des élèves de 1ère générale (série S). Le thème retenu pour la mise en activité des élèves est : « Quel tracé pour une 2ème ligne de tramway dans l’agglomération de Clermont-Ferrand ? ». Ce thème s’inscrit dans les programmes de ce niveau qui étudient : « le fait régional et l‘aménagement des territoires » à des échelles diverses, dont celle de l’agglomération. La séquence avec les élèves |
Nous l’avons construite selon deux axes : 1 Mettre les élèves en contact avec les opportunités d’un SIG, à savoir disposer de couches de données affichables à volonté par une manipulation simple. Ces couches ont été élaborées en amont par les personnes ressources de l’IUFM en opérant des choix dans la masse de données dont nous disposions. Il a été retenu une liste d’une douzaine de rubriques telles que : – densité de population par ilots, – équipements et services à la population (sportifs, culturels, établissements scolaires...) – axes et lignes de transport existants ou historiques – contraintes diverses : zones de stationnement, axes et carrefours saturés, relief, etc. 2 Mettre les élèves en activité : leur donner la possibilité de créer une nouvelle couche comportant leur proposition de seconde ligne de tramway. Les élèves ont travaillé en deux temps : Séquence 1 : en suivant à l’aide du SIG et d’un Globe virtuel le tracé de la ligne actuelle, les élèves se repèrent dans l’espace urbain, se familiarisent avec les paysages urbains et les différents types de quartiers de leur agglomération. Il leur est demandé, en confrontant les données dont ils disposent, de dégager quelles ont été les options retenues par les décideurs pour le tracé de la première ligne. Séquence 2 : à l’aide du SIG, les élèves tracent leur ligne, mentionnent les arrêts et justifient leurs choix. 
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L’exploitation des réalisations |
Le travail en géographie trouve naturellement sont prolongement en E.C.J.S. (Education civique juridique et sociale). Un débat est préparé afin de sélectionner trois tracés parmi la douzaine de propositions collectée. Pour permettre d’argumenter, une fiche d’analyse comparative des différents tracés est élaborée : sont pris en compte la population et les équipements et services desservis par chaque proposition et le coût kilométrique. Afin de renseigner ces rubriques des buffers sont réalisés à l’aide de ArcGis.
Le bilan pour l’enseignant |
Un SIG possède des qualités utiles à l’activité pédagogique : simultanéité, lisibilité, interactivité. Il met à disposition simultanément un grand nombre de documents-sources compatibles ; ces documents peuvent être aménagés à la demande pour répondre aux besoins du projet pédagogique ; il donne aux élèves un espace d’autonomie. Pour l’enseignant en histoire –géographie le SIG se révèle aussi un outil éduquant à la citoyenneté : – les données collectées sont publiques ; les élèves perçoivent que l’information n’est pas réservée aux « initiés » – il permet de susciter et d’alimenter le débat sur les aménagements publics locaux – il permet d’éclairer pour les élèves les processus de prise de décision par les élus et responsables. Cela dit, la mise en œuvre au sein d’un établissement scolaire suppose la prise en compte de contraintes matérielles qui sont d’autant mieux maîtrisées que le travail a bénéficié d’une préparation particulièrement aboutie en amont.
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2 – Le travail technique de préparation des supports de cours et de formation des enseignants |  |  |
|  | • les contraintes matérielles |
La première contrainte est budgétaire : il fallait trouver un moyen pour se procurer un SIG professionnel au moindre coût. L’acquisition d’ARCVIEW version éducation avec installation possible sur les postes des membres du groupe des formateurs impliqués dans le projet nous a permis d’avancer. La deuxième contrainte concerne la disponibilité des données. Des contacts avec l’agence d’urbanisme clermontoise ainsi que le CRAIG nous ont permis de disposer des données pertinentes tant en terme d’échelle que de contenu. • la construction des outils utilisés |
L’ambition du groupe n’était pas de conduire des élèves sur la voie de la construction d’un espace de travail. Il fallait que les couches soient disponibles sans avoir à les construire, sans s’interdire de montrer comment fonctionne un SIG. Il a donc fallu, aidé par le recours à des compétences extérieures à l’IUFM, se former pour pouvoir construire des projets livrables « clé en main » aux enseignants et aux élèves.
• la formation des enseignants |
La formation des enseignants est destinée à les rendre autonome pour pouvoir : - analyser et résoudre un problème géographique avec un SIG - ouvrir les couches livrées - comprendre les données et leur typologie - être capable de faire des requêtes spatiales simples |
3 – La stratégie de diffusion de la formation |  |  |
|  | Bien sûr l’aspect technique de la manipulation des données SIG nous intéresse ; difficile sinon d’investir le temps et l’énergie qu’il faut à des néophytes pour essayer de tirer quelque chose de cet outil magnifique mais difficile d’approche. Mais le cœur de notre métier, c’est la formation d’enseignants. Dès le départ de ce projet, notre objectif a donc été moins de nous former que de créer les conditions de l’expérimentation avec des classes et de la diffusion auprès des enseignants. • constitution et fonctionnement du groupe de travail
Dès le début de ce projet, à la rentrée 2007, la volonté de L’IUFM d’auvergne a été, pour ce groupe comme pour tous les autres « groupes de production », de financer (très modestement le personnel : 50 heures pour l’ensemble du groupe mais généreusement pour l’acquisition d’outils) à la fois : - la création d’un outil pédagogique - la mise en place d’un dispositif de formation d’un groupe d’enseignants pouvant avoir rapidement un effet d’entrainement à une échelle plus vaste. C’est pourquoi, le groupe de départ a été constitué de 2 enseignants de l’IUFM et de 5 enseignants en poste dans des lycées de l’agglomération clermontoise ; ce qui permettait de concevoir l’outil avec le souci constant de son utilisation devant les élèves mais aussi de le tester. La 1ère année (c'est-à-dire une dizaine de séances de travail) a été consacrée à la compréhension de ce qu’est un SIG et à la familiarisation avec les requêtes les plus simples. Elle a permis de vérifier le potentiel de cet outil pour faire travailler les élèves mais aussi la réalité de son accessibilité pour des enseignants n’ayant aucune formation dans ce domaine. Elle a aussi permis de rencontrer des partenaires locaux, en particulier · l’agence d’urbanisme de la communauté d’agglomération « Clermont métropole » qui nous a donné de très nombreux conseils techniques, nous a généreusement transmis des données qu’ils avaient construites (en particulier les données publiques réalisées pour la préparation du SCOT) ou encore indiqué l’existence et le moyen d’obtenir des données libres de droits. Elle nous a aussi consacré du temps pour nous expliquer les enjeux majeurs autour du tracé de la 1ère ligne de tram’ ainsi que les questionnements autour du tracé d’une seconde ligne. · le CRAIG (Centre Régional Auvergnat de l’Information Géographique) organisme regroupant une grande partie des collectivités locales et la plupart des usagers de SIG de la région. L’existence de cette structure est déterminante pour la poursuite de notre projet. En effet, nous avons rapidement compris, ce qui était loin d’être une évidence au départ, que le problème réside moins dans les logiciels que dans la définition et l’acquisition de données. Cette structure a laquelle nous nous sommes affiliés a pu mettre à notre disposition de nombreuses données ; notamment : Scan 25, BD Carto, orthophotos récentes, base de données sur les entreprises, sur les établissements scolaires…). Point crucial : ces donnée très onéreuses pour professionnels devraient pouvoir être utilisées gratuitement dans le cadre de services publics dont les collège et lycée font partie. Bien entendu, cet usage ne permet aucune utilisation marchande. La seconde année a permis la définition du projet de mise au travail des élèves sur le thème du tramway clermontois, sa mise au point et son expérimentation. Le retour que nous en avons aujourd’hui nous encourage vivement à poursuivre et élargir notre démarche. Pour l’an prochain, il s’agit - d’ouvrir le groupe à de nouveaux membres, sur toute l’académie : nous avons déjà des collègues volontaires sur Aurillac, Montluçon et nous en recherchons 2 ou 3 autres. - de produire de nouvelles séances de séances de travail en classe et de collecter les données nécessaires à leur mise en œuvre. - de produire un support pratique intégrant un logiciel libre, des couches de données, un mode d’emploi et des fiches de mise en œuvre en classe - d’organiser 2 ou 3 sessions de formation pour des équipes d’enseignants travaillant dans des établissements proches les uns des autres (logique de bassins de formation) afin de tester cette procédure. D’ici a 2 ans, nous espérons ainsi pouvoir diffuser plus largement cette expérience, d’abord aux enseignants des lycées de notre académie puis éventuellement en direction des collégiens voire des écoles primaires pour des versions simplifiées.
© Clermont Métropole pour les données « ligne 1 du tramway » «parcs relais » zones de stationnement » « tcsp » … |
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