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Google Earth, ArcGIS et nous : Nouveaux équilibres, nouvelles pratiques
 | Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés |  | | | Mots-clés : Production géographique Défense, analyse géographique, globe virtuel, système d’information, contrôle qualité, plate-forme d’échange, miroir du SIG.
Logiciels ESRI utilisés : ArcGIS 9.3.1
Public visé : Tout public
Copyrights : CC BY SA Cette création est mise à disposition selon le Contrat Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/ ou par courrier postal à Creative Commons, 171 Second Street, Suite 300, San Francisco, California 94105, USA.
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Dans le cadre des projets réalisés au profit de la défense, les études de chantier cartographiques analysent l’ensemble des sources d’information pour optimiser les choix de production en fonction de critères issus d’analyses géographiques (croissance urbaine, localisation des investissements et nouvelles infrastructures, dégradation environnementale). Pour cela, des logiciels de SIG (ArcGis®) et télédétection (ENVI®) sont utilisés. Au cours de ces études, l’analyse fine des contraintes géographiques amène à réaliser des cartes thématiques permettant une meilleure connaissance de la zone d’intérêt et par là une meilleure analyse dans le choix des sources nécessaires pour cartographier celle-ci en respectant les contraintes des produits à réaliser.
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Les informations nécessaires sont récupérées dans leur grande majorité sur le web ou dans la lecture d’ouvrages thématiques dédiés à la zone étudiée. Ces sources sont d’une grande hétérogénéité. Tel détail primordial est extrait d’un travail de recherche universitaire alors qu’un autre sera tiré d’un simple plan publicitaire d’hôtel. Avant juin 2005, la difficulté essentielle portait sur la localisation de ces informations et leur report sur des fonds cartographiques fiables. Sur l’Afrique francophone, celui-ci s’effectuait le plus souvent sur le fond 200AFR (d’origine IGN) scanné, mosaïqué et géoréférencé. Les multiples approximations avaient un impact non négligeable sur la qualité des analyses et des choix de sources. La mise à disposition des globes virtuels et notamment de Google Earth® dès juin 2005 a modifié notre approche, tant du fait de la puissance de ces environnements que de la diversité des données désormais disponibles par leur intermédiaire. Dans le cadre de nos études de chantiers cartographiques, ce système d’information nous apporte ainsi beaucoup. Google Earth® est pour nous devenu à la fois : - Source de données images constamment actualisées : elle permet de réaliser une première analyse du pays en s’appuyant sur les différentes images satellites mises à disposition. Nous pouvons ainsi avoir une pré-connaissance du pays étudié sans y être jamais allé. Si ce service était limité au départ sur la plupart de nos zones d’intérêt à des images Landsat, il a gagné en actualité, en qualité image et en résolution et propose aujourd’hui une sélection haute / très haute résolution y compris dans des zones à faible potentiel d’applications LBS. - Source de localisation et de géoréférencement : possibilité de superposer des informations issues de sources différentes (données ArcGis, fichier KML récupéré sur le web, donnée shape téléchargée…) ou pour des calculs de distance et surfaces. L’accès aux photographies et différents mashups permet une investigation détaillée du pays. - Source de production : possibilité de localiser les objets au sol et de dessiner l’emprise des objets ciblés avec les outils polygones, points ou lignes. - Source de contrôle qualité : Celui-ci s’appuie tant sur l’apport des images fournies que sur de nombreuses données issues du web (World Gazetteer) disponibles en fichier .kml géoréférencés et intégrables facilement sous Google Earth ou sous forme de services OGC. La qualité de ces données et notamment leur localisation peut être contrôlée. - Plate-forme d’échange : les données géospatiales disponibles sont contenues dans un fichier .kml qui facilite le dialogue avec certains de nos clients (pas toujours équipés de logiciels techniques). Ce fichier est en effet supporté par de nombreuses applications (autres globes virtuels, ArcGis, Geoconcept…) et est compatible avec l’Open Geospatial Consortium®. - Miroir de nos données SIG : la gestion des couches thématiques et la possibilité de créer des dossiers thématiques permet de recréer sur Google Earth l’arborescence de notre projet ArcGis. Les avantages de ce système d’information, sa facilité d’utilisation et sa capacité à à la fois importer, produire, centraliser et diffuser des données nous ont amenés à adapter nos méthodes pour intégrer cet outil de façon systématique dans nos analyses.
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Bien évidemment, ces « facilités » techniques doivent être pesées face aux risques de tous ordres introduits par : - un travail en environnement ouvert, non sécurisé au préalable et surtout avec une licence propriétaire : les objets crées par la communauté et mis à disposition par exemple via Google Map Maker deviennent la propriété de Google Earth. Par ailleurs la nouvelle licence GE5 stipule que les recherches effectuées par les utilisateurs peuvent être enregistrées. Ceci rend nécessaire la prise de précautions lors des recherches d’informations (adaptées à l’information géospatiale mais pas différentes des précautions applicables à toute recherche d’information en environnement ouvert). Mais cela a clairement un impact lorsque l’on transfère les méthodologies d’études dans des environnements opérationnels plus sensibles ; - le changement des équilibres : d’une part, si Google Earth® propose une image à très haute résolution spatiale sur une grande ville africaine par exemple, notre étude de chantier cartographique peut montrer que ce ne sera pas forcément celle adaptée au besoin de notre client. D’autre part, il est parfois complexe de faire comprendre à un utilisateur que malgré le fait que les images soient disponibles sur le globe virtuel, s’il veut les acquérir, il lui est nécessaire de les acheter ; - l’utilisation de Google Earth® comme un miroir de nos données SIG : une mise à jour est constamment nécessaire entre les deux environnements ; - la nécessité de travailler avec un ordinateur et une connexion internet performants.
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Notre méthodologie d’étude de chantier a ainsi été bouleversée par l’arrivée de ces globes virtuels qui nous permettent de proposer une analyse plus rapide et détaillée de la zone étudiée et ainsi plus en adéquation avec la problématique. Nos choix de sources sont en effet optimisés grâce à la matière proposée par Google Earth®. Le cœur des analyses se trouve cependant toujours dans l’environnement interne SIG qui propose de nombreux outils d’analyse, de gestion, de conversion non disponibles dans Google Earth®. Ainsi, ArcGis reste le logiciel indispensable à nos études mais Google Earth en est devenu le fil conducteur. Avec l’arrivée de la licence 5 et des nouvelles fonctionnalités qu’elle propose (suivi GPS notamment) les structures de la Défense devraient utiliser plus systématiquement ce formidable système d’information.
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