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Elaboration d’un atlas départemental des risques majeurs :
méthode et automatisation des traitements géomatiques (model builder)


Session Etat et Collectivités Locales
 


Renaud VANDEN BOGAERDE

François TRESSE
01 60 91 34 98
ftresse@cg91.fr

Marianne JAOUEN
01 60 91 32 34
mjaouen@cg91.fr

Conseil général de l'Essonne
Direction de l'Environnement
Boulevard de France
91012 EVRY Cedex

 

Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés
 


Mots-clés : automatisation, model builder, atlas, risques majeurs

Logiciels ESRI utilisés : ArcGis 9.3

Public visé : Tout public

 

• Présentation de la direction de l’Environnement du CG91


Les actions développées par la Direction de l’environnement s’inscrivent dans les 4 enjeux majeurs que sont : l’adaptation au changement climatique, la préservation de la biodiversité, la préservation et la restauration de la qualité de l'ensemble de la ressource «  eau », la santé et l’environnement.
 
C’est une direction opérationnelle qui intervient en maîtrise d’ouvrage d’une part dans le cadre de compétences régaliennes (espaces naturels sensibles, PDIPR) d’autre part en conduisant des études à l’échelon départemental dans le cadre des politiques de l’eau, des déchets, des nuisances sonores, des risques majeurs et de la qualité de l’air. Le Département joue, dans ces domaines, un rôle majeur dans la cohérence des actions sur le territoire départemental.
 
La Direction gère également les dispositifs d’aides aux collectivités locales dans le domaine de l’environnement Ces aides définies par des délibérations cadre portent pour l’essentiel sur des études et des travaux. Les aides à l’acquisition de terrains relèvent uniquement de la politique départementale des espaces naturels sensibles. Elle gère également les aides aux associations environnementales et de la protection animale.
 
La Direction de l’environnement est actuellement très impliquée dans le Plan Départemental de Gestion de Crise en cours d’élaboration au Conseil Général.


• Pourquoi Atlas des Risques Majeurs ?


Les risques majeurs sont des événements d’une gravité élevée provoqués par des situations extrêmement rares qu’elles soient du fait de l’homme ou non.
 
Le département de l’Essonne est soumis aux risques suivants :
   - les risques naturels : inondation, mouvement de terrain, tempête, feu de forêt
   - les risques technologiques : accidents industriels, nucléaires
   - les risques de transports collectifs de personnes et de matières dangereuses.
 
Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) transmis par la Préfecture présente l’analyse des risques à l’échelon départemental. Cette échelle géographique ne permet pas une réelle connaissance des risques et des aléas par territoire.
 
C’est pourquoi, les services de la DENV, qui disposent de spécialistes sur les risques majeurs, ont engagé un travail sur l’évaluation des vulnérabilités du territoire essonnien face aux différents risques. Cette évaluation doit notamment permettre d’alimenter le Plan Départemental de Gestion de Crise en cours d’élaboration.
 
La synthèse de ce travail sera également déclinée à l’échelon cantonal sous forme d’atlas cartographique des Risques Majeurs et sera diffusée à l’ensemble des conseillers généraux du département afin de les sensibiliser à ces notions et de les informer des risques existants sur leur territoire.


• Notion de risque majeur


Aléa
Enjeux
Risque majeur
 
Exemple de risques majeurs




• Pourquoi choisir d’automatiser des traitements géomatiques ?


Pour plusieurs raisons :
 
- L’automatisation permet une vérification à posteriori du traitement géomatique, c'est-à-dire qu’il permet de voir concrètement quels outils et quelles données ont été utilisées pour obtenir un résultat. En cas de doute sur les résultats finaux, on peut alors vérifier quels traitements ont été effectués, avec quelles données, dans quel ordre, et ainsi valider la justesse des résultats obtenus ou au contraire les invalider.
 
- Dans un document ArcMap, si l’on croise un aléa (inondation par exemple) avec des enjeux lors de requêtes, en appliquant une mise en forme aux objets créés, il faut alors répéter l’opération pour un autre document ArcMap portant sur un autre risque (mouvement de terrain par exemple) : répéter les mêmes traitements, appliquer la même mise en forme, etc… L’automatisation par le Model Builder permet de paramétrer les requêtes à effectuer et les mises en forme à appliquer. On changera alors uniquement la couche d’aléa dans le second document (la couche mouvement de terrain remplacera la couche inondation). Cela permet de répéter les mêmes requêtes dans d’autres documents ArcMap, en appliquant les mêmes paramètres de mise en forme pour tous les documents.
 
- Enfin, l’automatisation permet de mettre à jour plus facilement les documents ArcMap lorsque des données sont actualisées. Ainsi, des traitements lourds de structuration de la donnée pourront être réalisés par des personnes ayant des connaissance de base en SIG (un tutorial suffit alors à la bonne conduite de la mise à jour). Les mises à jour de documents ArcMap se font quasiment automatiquement à l’aide du Model Builder.




• La fonction d’Atlas


Mais si le Model Builder automatise les traitements, la tâche reste fastidieuse si elle doit être répétée pour 196 communes multipliées par 5 risques majeurs…
 
La fonction d’Atlas est une extension gratuite à installer sur ArcGis et disponible sur le support Esri.



Cette fonction permet de produire des cartes en série à partir d’un seul document ArcMap. Elle se base pour cela sur une couche de référence de type surfacique (les communes, les cantons, des zones d’aléa inondation…) ce qui permet de créer autant de cartes que d’entité dans ce référentiel (ces cartes sont nommées « Tuiles » par la fonction Atlas).



Ainsi, un document sur le risque inondation avec comme référence les cantons permettra la création d’autant de cartes que de cantons (on pourra également se limiter aux cantons soumis au risque inondation, afin d’éviter de créer des cartes vides, sans risque dessus…). On se limitera ainsi dans un document à :
_ effectuer une seule fois les traitements géomatiques
_ effectuer une seule fois les mises à jour
 
A partir de 5 documents ArcMap (1 pour chaque risque), il est donc possible d’éditer plusieurs centaines de cartes cantonales sur l’exposition aux divers risques de chaque territoire.


• Les résultats


Les résultats seront diffusés aux élus départementaux sous forme de cartes cantonales regroupées dans une pochette : une carte par risque (exemple du risque des transports de matières dangereuses) ainsi qu’une carte « multirisques » présentant la synthèse sur le canton.






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