Contactez-nous
 

Le SIG au cœur du Système d'Information


Session Etat et Collectivités Locales
 


Franck DI SANTOLO
Directeur
03 83 94 50 67
fdisantlo@cg54.fr

Direction des Systèmes d'Information
Conseil général de Meurthe et Moselle

 

Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés
 


Mots-clés : ArcGIS Server 9.3, Système d’Information, DSI

Logiciels ESRI utilisés : ArcGIS Server 9.3

Public visé : Tout public

 

Contexte


La fin de l’année 2008 a été marquée, pour le conseil général de Meurthe et Moselle , par un vaste projet de réorganisation :
   - une refonte de l’organigramme , qui transforme le service informatique en direction des Systèmes d’Information
   - l’accentuation d’une démarche de territorialisation de l’action départementale qui confirme le découpage du département en 6 territoires chargés d’améliorer le service de proximité et d’accentuer la collaboration avec les partenaires insitutionnels et locaux du conseil général (associations, EPCI, agences de développement etc)
   - la définition d’un projet d’administration , rédigé de manière participative avec l’ensemble des agents, qui fixe les objectifs stratégiques de la collectivité. Il met en exergue le besoin de disposer d’un Système d'Information intégré, fiabilisé, évolutif .
Il définit plusieurs projets prioritaires pour la DSI dont :
   - le lancement d’un schéma directeur
   - la mise en place d’un annuaire unifié
   - la refonte du SIG

Le SIG est en effet à cette époque réparti dans deux services de la direction de l’Aménagement du territoire : Infrastructures (1 géomaticien) et gestion de l’Environnement (2 géomaticiens).
Chacun utilise un outil différent : ESRI 9.2 et MAPINFO et répond à des besoins verticaux, à un panel d’utilisateurs circonscrit, différencié, historique,  essentiellement sous la forme de création et d’impression de cartes.
 
Parallèlement, le besoin en cartes et géospatialisation de données est croissant et provient de nouveaux utilisateurs, qui manifeste un besoin de réactivité et de croisement de données plus importants. De nombreux progiciels métiers permettent d’exploiter des données issues du SIG mais l’absence de serveur et de connecteurs adaptés rend le partage de données difficiles ;  leur mise à jour et leur capitalisation n’est pas formalisée.

La mission de refonte du SIG est alors confiée à la DSI, elle s’accompagne du transfert d’un géomaticien.
Un assistant à Maitrise d’ouvrage est retenu pour mener une étude ayant pour objectifs principaux de :
   - réaliser la migration des versions en exploitation vers une plateforme technique répondant aux standards de l’Etat de l’Art (serveur , exploitation…) : la solution ESRI est retenue
   - positionner le SIG en tant qu’outil au service des direction du conseil général mais aussi en tant que SIG départemental au service des partenaires de la collectivité
   - formaliser les procédures de réponse aux besoins, par la définition d’un catalogue de services.
La mission est portée par la DSI, copilotée avec la direction de l’Aménagement du Territoire et bénéficie d’un budget dédié.

L’étude dure 3 mois, elle aborde l’ensemble des domaines afférents à la refonte d’un outil appelé à devenir trnasversal et comportant néanmoins une technicité particulière :
   - recensement des besoins et définition des profils d’utilisation
   - contrainte de fonctionnement : sécurité , disponibilité , bande passante
   - identification des applications métiers candidates à une interopérabilité avec le SIG
   - recensement des données de référence et des droits d’utilisation
   - équipement terminal des futurs utilisateurs


Cadre de cohérence technique


Premier livrable de l’étude, il permet de définir l’architecture technique centrale à mettre en place afin de serveur les différents besoins , notamment accès à des cartes via un portail interactif intranet/web/extranet, mises à jour décentralisées, interconnexion avec les applications métier
 
La solution ESRI 9.2 est migrée vers une solution ArcGis Server 9.3. La plateforme comprend un serveur de fichier, un serveur SQL*Server pour implémenter la géodatabase, un serveur de test
 
L’achat de licences client est limitée en fonction des profils utilisateurs
   - administrateurs de la GéoDatabase
   - opérateur (ArcEditor, ArcView)
   - utilisateur avancé (ArcView)
   - utilisateur (interne, externe) : navigateur Web
 
Il en découle des premières difficultés liées à la méconnaissance de ces nouvelles versions, au manque de compétence des géomaticiens en matière de gestion de Bases de données (catalogage, organisation des données, versioning), de gestion Système (disponibilité, performance, PRA) et de développement d’interfaces web de visualisation et de mise à jour. Un métier hybride apparaît nécessaire, au confluent du programmeur, de l’administrateur de Bases de données et du géomaticien.
Un programme de formation est mis en œuvre rapidement mais ne concerne que l’utilisation des nouvelles versions de logiciels ESRI.


Un SIG intéropérable


De nombreuses applications métier, existantes ou en gestation, sont identifiées comme étant candidates à une interconnexion, si possible en temps réel avec le SIG. S’y ajoutent des applications utilisées par des techniciens nécessitant un travail en mode déconnecté pour réaliser des relevés de terrain.
 
Un postulat fonctionnel est posé : les applications devront se connecter au SIG via des protocoles standards (WFS/WMS), les données ne seront plus recopiées dans lesdites applications. Cette contrainte est insérée dans les cahiers des charges et les éditeurs des applications en production sont contactés.
 
Il en ressort que ces éditeurs ne sont pas habitués à ce type de contrainte et demandent conseil au conseil général sur les modalités à mettre en place pour y parvenir.
La DSI est donc contrainte « d’apprendre en marchant », elle s’assure pour cela le concours des spécialistes ESRI.
 
Le projet de refonte du SIG devient un projet d’Urbanisation de Système d’Information, chronophage, très technique et impactant l’ensemble des services fonctionnels de la DSI.


Catalogue de services


La mise à jour par fichiers Excel est vouée à disparaître au profit d’interfaces Web permettant de faciliter ces mises à jour et de les guider en imposant le respect des conventions de nommage.
Le SIG est en effet connecté aux référentiels de données du Système d’Information global, utilisés par l’ensemble des application métier du conseil général : communes, rues, découpages thématiques.
 
La production de carte sera ainsi limitée à l’avenir, le besoin sera pourvu par des interfaces web interactives permettent de se constituer des cartes thématiques et de les transformer en format PDF.
La technologie Flex, pressentie au début, est finalement abandonnée car trop spécifique , au profit des outils natifs fournis par ArcGis Server 9.3
 
Les données de référence font l’objet d’achats complémentaires, auprès de l’IGN et par appel d’offres pour celles qui sont soumises à concurrence (BD Ortho)
Elles sont acquises avec les droits nécessaires :
   - à la publication Web
   - à la mise à disposition aux partenaires locaux (EPCi, agences de développement …)

L’affectation des droits d’utilisation est définie comme suit :

DonnéesAyant droit
BD Parcellaire
BD Adresse point adresse
(achat pour 5 ayant droits)
Conseil général
Communes
Communautés de communes/EPCI
Agences (urbanisme, développement)
Association des maires ou CAUE
Bd Topo
(achat pour 3 ayant droits)
Conseil général
Scot ou agences
Communes ou Communautés de commune/EPCI
Scan 25
BD Ortho
(licence étendue)
Tous les ayant droits


La mise à disposition sera régie par voie de convention.
 
L’offre de service se décompose ainsi, pour le moment, comme suit :
A l’interne
   - visualisation de cartes via un portail web+ interfaces guidées de mise à jour des couches thématiques
   - fourniture de cartes papier ou numérique spécifiques
   - automatisation des flux d’échanges entre applications métier et SIG
 
A l’externe
   - Publication de cartes généralistes via le site Web
   - Publication de cartes thématiques via un portail sécurisé Extranet
   - Mise à disposition de données de références, directement ou via un portail d’échange
   - Récupération et intégration de données exogènes, directement ou via un portail d’échange
 
Equipement terminal
La nature des équipements terminaux des utilisateurs avancés a été amendée :
   - stations de travail pour les géomaticiens
   - postes techniques pour les opérateurs
   - dispositifs nomades pour les techniciens itinérants : micro ordianteurs portables, tablet PC


Perspectives


La cible est désormais connue, il reste à le mettre en œuvre en fonction de la montée en compétences des équipes, et des délais administratifs (appel d’offres, conventions…).
Il reste notamment à implémenter le profil du géomaticient nouveau, par addition de compétences piochées dans les différents services de la DSI et en l’accompagnant du programme de formation et d’accompagnement adaptés.


© ESRI France
Accueil - Communications Utilisateurs - Plénière - Ateliers - Concours - Partenaires