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Développement d'une plate-forme de restitutions cartographiques et de traitements géographiques sur les risques naturels


Session Assurance et risques naturels
 


Antoine QUANTIN
Directeur Modélisation - Catastrophes Naturelles en France
aquantin@ccr.fr

Arnaud GUIGNARD
Chef de Projet Concepteur

Gaël BELLEZANNE
T-SYSTEMS
Analyste Programmeur


CCR

31, rue de Courcelles
75008 PARIS – France
Tél :   +33 (0) 1 44 35 31 33
Fax : + 33 (0) 1 44 13 77 38

 

Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés
 


Mots-clés : catastrophes naturelles, réassurance, java, swing

Logiciels ESRI utilisés : ArcGIS Server Advanced Edition, ArcMap, ArcCatalog, EDN

Public visé : Tout public

 

Résumé


Présentation d’une application cartographique développée en java sous forme de client riche orienté métier (catastrophes naturelles)


1. Présentation de la Caisse Centrale de Réassurance


Créée en 1946, la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) est une société anonyme détenue par l’État français. Classée parmi les vingt-cinq premiers réassureurs mondiaux, la CCR intervient dans la plupart des branches et des marchés de la réassurance internationale. Une convention passée avec les pouvoirs publics l’habilite en outre à offrir des couvertures en réassurance avec une garantie de l’État pour certaines catégories particulières d’assurance sur le territoire français, concernant notamment le domaine des catastrophes naturelles. Cette garantie de l’État ne confère pas pour autant à la CCR le monopole de la réassurance des catastrophes naturelles. En effet, tout assureur reste libre de se garantir auprès du réassureur de son choix, voire de prendre le risque de ne pas se réassurer. Il n’en reste pas moins que la CCR apporte au régime d’indemnisation des catastrophes naturelles une garantie de solvabilité et de sécurité pour les assurés.


2. Description des travaux de collecte de données et de modélisation et objectifs du projet.


Dans le cadre du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, la CCR collecte depuis plusieurs années des informations relatives aux différents périls naturels couverts (inondation, sécheresse, séisme, avalanche …) à la fois sur les aléas, la vulnérabilité des territoires et les dommages survenus lors des événements passés.
Il s’agit en particulier :
   · D’informations publiques sur les arrêtés interministériels de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
   · D’autres informations publiques, comme les zonages d’aléa relatifs aux différents périls.
   · D’informations privées sur les risques assurés et les sinistres survenus, collectées auprès de ses clients (les assureurs) dans un cadre contractuel.
 
Ces données alimentent les modèles de simulation que la CCR développe depuis plusieurs années et qui visent à mieux cerner les impacts d’un événement réellement survenu ou potentiel. Ces modèles comportent trois modules :
   · Module d’aléa, visant à caractériser l’intensité du phénomène physique (par exemple, hauteur d’eau pour les inondations, déficit hydrique pour la sécheresse).
   · Module de vulnérabilité, permettant de caractérise les biens assurés exposés à un aléa.
   · Module de dommages, permettant d’estimer, à partir du croisement des données de vulnérabilité et d’aléa, l’impact financier d’un événement réel ou probable.
 
Le projet de développement d'une plate-forme de restitutions cartographiques a été conçu pour répondre à trois objectifs :
   · Faciliter les travaux de validation des modèles et la prise en compte de nouvelles sources de données géographiques.
   · Automatiser les restitutions cartographiques récurrentes en vue des besoins internes à la CCR et des restitutions effectuées auprès des assureurs (ses clients) ou des pouvoirs publics.
   · Préparer les futures versions de l’extranet CERES (présenté dans un autre atelier).


3. Description succincte de l’application


L’application développée se présente sous la forme d’une interface de saisie des paramètres servant à la réalisation de carte.

Cette interface de saisie présente deux modes de fonctionnement, un mode standard et un mode expert.

Le mode standard permet à des utilisateurs non familiers des SIG de réaliser des cartes pré paramétrées.



Le mode expert permet la réalisation de cartes complexes avec superposition de plusieurs couches cartographiques.



Une fois le choix des paramètres réalisé, l’utilisateur clique sur Afficher et la(les) carte(s) demandée(s) s’affiche(nt) dans un viewer.

Ce viewer est découpé en 3 parties :

   . Un navigateur sur la droite permettant d’agir sur l’organisation des couches (TOC) et aussi sur l’aspect visuel des couches (transparence, changement des couleurs des renderers ...).

   . Le bandeau supérieur du viewer permet d’effectuer des actions sur l’ensemble de la carte (zoom, export ...) et aussi de géocoder des adresses.

   . Et enfin la carte



Cette application présente aussi une vue permettant d’effectuer des géotraitements par utilisation des toolboxes Esri.


4. Architecture technique de l’outil DEMETER


4.1.   Socle de base

Le socle de base de l’application est JAVA (JSE).
Un framework interne permet de faciliter la réalisation du client riche (basé sur SWING) ainsi que les accès Oracle et IBM/AS400 avec JDBC.

4.2.   Intégration du framework ESRI aux développements

Le framework ESRI (ArcObject) a été utilisé dans sa version JAVA.
Afin de faciliter les usages ultérieurs, une surcouche pour chaque action complexe a été mise en place.  Ces actions sont, par exemple, la manipulation de renderers ou encore la manipulation des différents services utilisés (allumage/extinction, manipulation de la IMap interne au service …).
Un certain nombre de « toolboxes » ESRI sont également « consommées » au moyen du code JAVA. Cela a permis d’étendre les fonctionnalités rapidement. Il s’agit entre autre de l’export de la carte ou du compte des points dans un polygone. Cette utilisation a également été la raison de la construction d’une surcouche dédiée à cette problématique.
Ces surcouches fonctionnelles permettent une manipulation des cartes dans différents contextes d’utilisations, tels que par exemple l’utilisation dynamique (sous ces différentes formes) ou la génération automatique d’images de cartes (batches).
 
4.3.   Composant JAVA « JMap »

Le composant,  qui permet de faire le lien entre les informations, est un composant SWING nommé « JMap ». Ce composant a été développé initialement par ESRI France.
Devant des nécessités fonctionnelles, ce même composant a été étendu pour permettre de réaliser des tâches au fur et à mesure de la construction de la carte au moyen de listeners.
Un système de menu contextuel a également été placé par-dessus.
 
4.4.   Diagramme d’interaction simplifié



4.5.   Détails sur le  diagramme

La fenêtre de choix de carte permet de rentrer les informations initiales concernant la carte (événement naturel, année …).
Cette fenêtre génère un « bean » de données, qui sera utilisé par le moteur d’affichage.
Le « viewer » permet donc l’affichage de la carte et permet de joindre l’interface visuelle avec le traitement des données.
Une partie de navigation lui est associée, partie qui traite de la manipulation des éléments de la carte (manipulation des couches …), comme présenté au point précédent.
Le moteur d’affichage enfin permet de gérer les différents services ESRI et la consommation des données dans les différentes tables lorsque cela s’avère nécessaire.


5. Quelques fonctionnalités de l’application


   · Affichage de couches à partir de données en base de manière automatique, tant au niveau de la recherche de données que du rendu dans la couche   · Exports PDF, PNG, JPG et SVG avec prise en compte des différents éléments de présentation, tels que la flèche nord, l’échelle. La légende est reformatée automatiquement pour un affichage « optimisé » en plusieurs colonnes.
   · Export en MXD et en SHP
   · Copie dans le presse-papier
   · Manipulation des couches :
      o Gestion de la visibilité
      o Gestion de la transparence
      o Changement des couleurs de rendus
      o Ajout/retrait des contours des polygones
      o Ajout/retrait des étiquettes (numéros de départements par exemple …)
   · Changement de l’ordre des couches
   · Ajout d’un mécanisme de géocodage inverse (adresse à localisation XY)
   · Zoom sur les points d’intérêts de la couche
   · Compte des points dans des polygones (avec sélection des valeurs souhaitées)
   · Recherche d’informations sur un point de la carte
   · Ajout/suppression de couches dynamiquement (i.e. une fois la carte générée)
   · Gestion des affichages précédent/suivant
   · Gestion des préférences utilisateurs


6. Exemple de restitutions cartographiques possibles


   · Cartographie des communes reconnues Catastrophes Naturelles pour un événement inondation.



   · Superposition des zonages publics de l’aléa inondation et des risques professionnels.




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