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Les SIG en archéologie : la précision au bout du pinceau


Session Archéologie
 


Auteur : Marion Landré (MSHE Ledoux, Besançon)
 
Mail : marion.landre@mshe.univ-fcomte.fr

Tél/fax : 03 81 66 51 76 / 03 81 66 51 58

 

Mots-clés, logiciels ESRI utilisés et publics visés
 


Mots-clés : SIG, archéologie, analyse, LIDAR

Logiciels ESRI utilisés : LabKit ArcGIS

Public visé : tout public

 

Pour le grand public, l’archéologie a souvent deux visages : le premier pourrait être Indiana Jones (séduisant mais peu réaliste), le deuxième ressemble au professeur Tournesol affublé d’un pinceau (moins séduisant, mais tout aussi peu réaliste).
L’archéologie d’aujourd’hui se rapproche, voire se confond, avec ses cousines, les disciplines des sciences dites « dures ».
 
En effet, les méthodes de terrain et d’analyse utilisées sont diverses et variées :

- les prospections géophysiques
- la fouille archéologique
- les relevés topographiques au tachéomètre
- les relevés de terrain au GPS de haute précision
- la photographie aérienne de basse altitude (avion de tourisme, cerf-volant…)
- la photographie satellite
- la technologie Lidar
- les logiciels d’analyse de l’image, de la topographie…
 
L’archéologie actuelle est donc de plus en plus analytique, prospective et prédictive. Bien sûr, les chercheurs ont toujours besoin de la partie descriptive et bibliographique de leur travail, mais de plus en plus aujourd’hui ces nouvelles technologies sont omniprésentes.
Par exemple, les SIG nous permettent de mieux comprendre un territoire, de l’analyser. Par conséquent il est devenu possible de créer des modèles prédictifs sur l’évolution de l’occupation humaine, ou bien sur les possibles zones à plus ou moins fort potentiel archéologique.
 
La MSHE Ledoux accueille plusieurs programmes de recherche qui mettent en œuvres ces outils et méthodes :

Archaedyn : Dynamique spatiale des territoires de la Préhistoire au Moyen-Âge
ModeLTER : Laboratoire européen de modélisation des paysages et des territoires dans la longue durée
LIEPPEC : Lidar pour l'étude des paysages passés et contemporains
JADE : Inégalités sociales et espace européen au Néolithique : la circulation des grandes haches en jades alpins
Anthropisation de la forêt de Chailluz : Anthropisation d’un milieu forestier : la forêt de Chailluz (Besançon)
Age du Bronze en Italie du Nord : Évolution culturelle, habitat lacustre et histoire du climat au cours de l’Age du Bronze en Italie du Nord

Pour chacun, les SIG sont utilisés pour intégrer et gérer, analyser et produire, et enfin restituer les données.

De plus, la MSHE vient d’acquérir des données Lidar (MNT, Orthophoto couleur et infra-rouge) sur deux zones de la Franche-Comté, qui vont être utilisées par 4 de ces programmes. Ces nouvelles informations permettent d’obtenir un MNT de grande précision (20cm) et de voir des objets anthropiques invisibles depuis le sol ou par photo aérienne classique.
 
En sciences humaines, d’autres disciplines utilisent les systèmes d’information géographique. La MSHE Ledoux soutient aussi des géographes (études, évolutions et migrations de l’occupation du territoire par l’homme, l’animal ou le végétale), des palynologues (dispersions et sédimentations polliniques anciennes ou récentes dans les tourbières), des géologues (origine et dispersion de matières premières minérales) mais aussi les chercheurs en médecine (par exemple, l’évolution territoriale d’une pandémie ou d’un virus).
 
Depuis 30 ans, nombre de ces technologies de pointe ont ouvert à la recherche en sciences humaines, dont l’archéologie,  de nouvelles perspectives. Elles ont permis aux chercheurs de voir plus loin et de sans cesse repousser les limites de la connaissance.

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