Extrait d’une fiche de présentation du SIG adressée au Directeur des travaux maritimes par le responsable de la cellule référentiel (avril 2008):
«
La cellule Référentiels de la DTM s’efforce d’acquérir depuis 2002 les données graphiques de fond indispensables à la gestion du patrimoine :
- Acquisition des plans topographiques de nos emprises majeures sous format DAO : fournit une référence en terme de qualité (image très précise du patrimoine à un instant t) et de géographie (précision du positionnement des éléments du patrimoine dans un référentiel unique réglementaire cf. annexe 1) L’ensemble des moyens mis en œuvre ont permis d’améliorer remarquablement la précision de nos données graphiques d’une faible précision de 20m à une précision très satisfaisante de 10cm.
- Acquisition des données de Plans Petit Atlas (plans d'architectes) pour lever l’intérieur des bâtiments (bien que données majeurs de la gestion de patrimoine, ces données ne sont pas intégrées au sein du SIG ; la réflexion est à mener en termes de besoins et de moyens)
- Repositionnement géographique des éléments de réseaux sur ces nouveaux plans autrement plus précis que les anciens plans digitalisés.
A partir de 2006, et via l’initialisation du projet SAGA[i] qui repose sur un outil SIG, la cellule référentielle accède à titre d’expérimentation à cet outil géographique. »
C’est donc en 2006, que la cellule Référentiel de la Direction des Travaux Maritimes de Brest s’est dotée dans le cadre d’un projet de suivi de gestion des activités de la base opérationnelle de l’île Longue, d’un outil SIG , pour expérimenter et consolider son référentiel Patrimonial.
L’acquisition de cet outil a permis de construire un SIG pour répondre aux besoins :
- de contrôle et pilotage la fonction infra pour la direction.
- des dessinateurs (des services de gestion technique du patrimoine, de la conduite d’ouvrage, de la maîtrise d’œuvre)
- du service de la domanialité (la cellule a fait l’acquisition en 2007 de la BD parcellaire des départements bretons),
Ainsi qu’à ceux de tiers notamment l’état major de la marine et l’armée de terre (Région Terre Nord Ouest) dans des domaines ayant de plus en plus trait à l’environnement (Natura[ii]Terre/mer, Installations Classée pour la Protection de l’Environnement[iii] )
Cette montée en puissance doit s’accompagner d’un travail considérable de mise en place de procédures systématisées d’échanges en amont et en aval. Cette mission est rendue aujourd’hui possible par le rattachement de la cellule référentiel à la division Organisation, service transversal chargé d’instituer des règles communes à l’ensemble de l’établissement.
Parallèlement aux problématiques posées par la mise en place d’une telle organisation, se posent des questions plus fonctionnelles, et notamment la question de la gestion des réseaux extérieurs de distribution.
Outre une actualité qui met l’accent sur la sécurité des réseaux et sur le développement durable (nécessité d’une meilleure connaissance de la géographie des réseaux pour une meilleure maîtrise des consommations et de la préservation de l’environnement) , les réseaux présentent ceci de particulier en ce qu’ils ne peuvent pas être traités comme des installations ordinaires. Ils constituent des installations particulières comportant des arêtes et des nœuds disséminés, parcourant les territoires et desservant généralement de nombreux clients à l’opposé d’installations plus classiques généralement mono-client et situées dans un local.
Dès lors, lorsque l’on décide d’intégrer les réseaux dans un SIG avec des produits de la gamme ESRI, et de créer un réseau « géométrique », les règles applicables aux réseaux doivent alors être respectées
« Un réseau est un ensemble de tronçons interconnectés par des jonctions parcouru par un flux… ». Ce qu’il est important de retenir dans cet essai de définition est la notion d’interconnexion, l’enchaînement des tronçons ne doit pas s’interrompre.
Un réseau ainsi défini, comporte une intelligence, une logique qui pourra être exploitée. Il sera possible de l’animer, de le faire correspondre à des modèles de diagrammes tout en conservant sa géométrie qui pourra être représenté dans une dimension géographique.
C’est l’ensemble des étapes pouvant concourir à la mise en place de ces deux dynamiques dans une entreprise disposant d’un existant DAO particulièrement important que cette étude exploratoire a été proposée. Quelles orientations, quelles questions se poser, pour passer d’une représentation DAO (statique) à une représentation en SIG permettant une gestion dynamique des réseaux de distribution?
[i] SAGA Suivi Automatisé de Gestion des Activités de la base opérationnelle de l’Ile Longue
[ii] Par l’ordonnance du 2 avril 2001, la France met en place le réseau Natura 2000 sur la base de zone ZPS et ZCS. La DTM Brest participe sur la base de son SIG pour le compte des états major au profit de la DIREN à la création du réseau (zones terrestres et maritimes).
[iii] Les ICPE selon l’article 511-1 du code de l’environnement sont des usines, ateliers, dépôts, chantiers détenus par des personnes morales où publiques, privées ou publiques pouvant présenter des dangers pour l’environnement. Elles sont inscrites dans une nomenclature et doivent obtenir une autorisation préfectorale avant leur mise en service.